"Almanacco Libertario" de 1929
pour des victimes de la répression politique
(doc. CIRA de Lausanne)
Ephéméride Anarchiste
12 mai
Le 12 mai 1876, naissance de
Louis Eugène JAKMIN (dit JACQUEMIN) à Paris.
Propagandiste anarchiste, antimilitariste et militant
syndicaliste.
Ouvrier forgeron, responsable syndical puis secrétaire de la
"Fédération Communiste Anarchiste" (1913).
Gérant du
"Libertaire", il participe
également au journal "Le
Réveil anarchiste ouvrier", de 1912 à fin 1913.
Antimilitariste convaincu et coauteur avec Séné et
Jacklon de "La brochure Rouge" qui
préconise le sabotage en cas de mobilisation, il aura à
subir diverses condamnations. Notamment le 29 janvier 1914, à
un an de prison pour "provocation de militaires à la
désobéissance".
Durant la guerre, il sera mobilisé et envoyé en
Algérie. Dans les années 20, il poursuit son
activité syndicale, dans l'est de la France, et publie "Le
Réveil Ouvrier", à Nancy, où il est
également le créateur de coopératives de
production. Toujours anarchiste, il sera condamné en 1921
à deux mois de prison pour avoir incité, dans un
article, les travailleurs à refuser le chômage en
s'emparant des usines. Sur la fin de sa vie il adhère à
la S.F.I.O. Malade, il meurt le 26 août 1930.
A noter que sa compagne Emilie JACQUEMIN (née LEPREUX) couturière de profession, était une militante syndicaliste, anarchiste et antimilitariste.
Après l'incarcération d'Eugène en juillet 1913, elle assurera le secrétariat du journal "Le Réveil anarchiste ouvrier".
Le 12 mai 1892, naissance de Pietro FERRERO,
Virgilia D'Andrea
Le 12 mai 1933, mort de
Virgilia D'ANDREA, à New York.
Poétesse, militante et active propagandiste de l'anarchisme et
de l'anarcho-syndicalisme italien.
Elle est née le 11 février 1890 à Sulmona
(Italie). Orpheline très jeune, elle est placée
à l'âge de 6 ans dans un collège catholique. En
rébellion contre l'institution et l'ordre social, elle
développe son intelligence en trouvant refuge dans les livres
et la poésie.
Compagne et collaboratrice d'Armando
BORGHI, secrétaire de
l'U.S.I (Union Syndicale Italienne)
et de son organe de presse, l'hebdomadaire "Guerra di classe".
Tâches qu'assumera Virgilia seule, durant le séjour en
prison de Borghi, en 1921. En mars 1922, elle participe au IV
congrès de l'U.S.I où le secrétariat lui est
à nouveau confié, avec Borghi.
Militants antifascistes, ils sont menacés de mort pour leur
activités, et après la "marche sur Rome" des fascistes,
ils décident de s'exiler et quittent l'Italie en 1923 pour
Berlin, puis Paris (1924), et enfin les Etats-Unis, où ils
poursuivent leurs actions, notamment en faveur de
Sacco et
Vanzetti. Virgilia, bonne
conférencière, participe avec son compagnon à
des meetings et collabore au journal anarchiste
"L'Adunata dei Refratari". Elle n'a
que 44 ans, lorsque atteinte d'un cancer, elle meurt ce 12 mai.
Elle nous laisse plusieurs recueils de poésie, ainsi qu'une
collection de ses articles (publiés à New York quelque
temps avant sa mort).
Type de l'engin explosif (reconstituée)
(archives de la préfecture de police)
Le 12 mai 1894, avenue Kléber à Paris, l'explosion d'une bombe devant l'hôtel de Massing cause d'importants dégâts.
En-tête du numéro du 9 au 16 août 1896
Le 12 mai 1895, de retour en
France grâce à une amnistie (suite à
l'élection présidentielle)
Emile Pouget publie à Paris le
premier numéro d'un nouvel hebdomadaire "La Sociale". Ce n'est en fait qu'un changement
du nom (destiné à contourner la loi) le journal
"Le Père
Peinard" restant frappé d'interdiction.
Cela vaudra à Pouget un séjour de quatre mois en prison
pour un délit de presse. Malgré cela, le journal
continuera à sortir jusqu'en octobre 1896 (76 numéros
parus) . Il s'éclipse en fait avec la réapparition du
"Père Peinard". "La Sociale n'est pas une couveuse électorale. La politique lui pue au nez, aussi, s'il lui arrive de broussailler dans cette forêt de Bondy, c'est uniquement pour crier "casse-cou" au populo et crosser un tantinet nos illustres politicards."
Manifestation pour la défense de Sacco et Vanzetti
Le 12 mai 1926, Etats-Unis,
la cour suprême de justice du Massachusetts confirme la
condamnation à mort de Nicola
Sacco et Bartolomeo
Vanzetti
Le 12 mai 1946, à
Tokyo, le Congrès constitutif de la "Fédération Anarchiste Japonaise"
se clôt par une déclaration de principe :
"Nous affirmons que l'unique chemin
à suivre est celui de l'anarchisme qui combat pour une
société basée sur la liberté,
l'égalité et l'entr'aide mutuelle. Nous insistons sur
la nécessité d'établir une
fédération de peuples libres et autonomes,
basées sur l'indépendance de notre peuple et de tous
les peuples du monde. Nous convions le peuple japonais et tous les
peuples de la terre à lutter contre tous les gouvernements,
contre le capitalisme et contre la
réaction".