Couverture de l'Almanach du Libertaire pour l'année 1903
réalisé par André Veidaux, illustration d'Henri Lebasque.
Ephéméride Anarchiste
16 novembre
°
Gigi Damiani
Le 16 novembre 1953, mort
à Rome de Gigi DAMIANI.
Militant et propagandiste anarchiste italien.
Il est né à Rome le 18 mai
1876. Dés 18 ans, il subit la prison pour son militantisme; il sera
de nombreuses fois poursuivi par la justice et condamné. C'est
en prison qu'il fait la connaissance d'un autre
Italien, Oreste RISTORI, qui deviendra un
figure importante de l'anarchisme Brésilien. En 1899, pour
fuir la répression en Italie, Gigi Damiani émigre au
Brésil, où il vit en confectionnant des décors
de théâtre. Il collabore à de nombreuses
publications anarchistes (La Plebe, Guerra Social, La Barricada, A
Propaganda) et dirige le journal "O Amigo do Povo", ainsi que "La
Battaglia" créée avec son ami Oreste Ristori. En 1919,
suite à l'agitation ouvrière et aux grèves
à São Paulo, il est expulsé du Brésil et
déporté en Italie, ou il est de nouveau
emprisonné. Libéré grâce à la
mobilisation des compagnons, il devient rédacteur en
1920,"d'Umanita Nova" aux
côtés d'Errico Malatesta.
Après les attaques du journal par les fascistes, en 1921 et
1923, il fonde à Rome le journal "Fedé", qui
cède à son tour devant la dictature. Il s'exile en
France d'où il est expulsé en 1927, puis de la
Belgique. Il passe ensuite en Espagne et enfin en Tunisie où
il réside jusqu'à la fin du fascisme. Il y rencontre
Giuseppe Pasotti avec qui il milite,
avant de retourner à Rome en 1946 pour assurer la direction de
"Umanita Nova", et ce
jusqu'à sa mort.
Ruben Prieto à Venise en 1984
(photo tirée du livre "ciao anarchici")
Le 16 novembre 2008, mort de Ruben PRIETO à Caracas (Venezuela).
Militant anarchiste uruguayen.
Au milieu des années cinquante, il sera un des principaux fondateurs et animateurs à Montevideo de la "Communidad del Sur" (Communauté du Sud) lieu de vie et de travail car la communauté se dotera d'une imprimerie et publiera de nombreux ouvrages.
Réprimée violemment par la dictature militaire au début des années soixante-dix, une partie de la communauté dont plusieurs enfants passera au Pérou avant d'émigrer en Suède à Stockolm où Prieto avec d'autres compagnons et compagnes poursuivront la vie communautaire et créeront une nouvelle maison d'édition "Nordan".
Après la fin de la dictature, il retourne à Montevideo où il reprend son activité militante et éditoriale. Il était en contact avec de nombreux militants anarchistes qu'il avait rencontrés au cours de ses voyages tant en Europe qu'en Amérique latine. En septembre 1984, il prendra part à la fameuse rencontre internationale anarchiste à Venise.
Agé de près de quatre-vingts ans, il mourra d'une crise cardiaque lors de la Foire du livre de Caracas. Son corps sera incinéré à Montevideo le 29 novembre 2008.
Le 16 novembre 1898, mort de
Jean-Baptiste Anthelme LORION (dit GIRIER-LORION)
En-tête du numéro 51 du 31 octobre au 5 novembre
1896
Le 16 novembre 1895,
à l'initiative de Sébastien
Faure et de Louise Michel, sortie
en France du premier numéro du journal "Le Libertaire" (titre emprunté
au journal que
Joseph Dejacque publiait
à New-York entre 1858 et 1861). Le journal cessera sa parution
le 1er août 1914 (avec le début de la guerre). Une
tentative pour le sortir clandestinement en 1917 se soldera par la
condamnation de plusieurs compagnons et la saisie du journal. Il ne
ressortira que le 26 janvier 1919. Il
s'arrêtera de nouveau avec la guerre, en août 1939, et
reprendra sa parution le 21 décembre 1944.
"Je fonde un journal. Depuis longtemps
j'en avais le désir: l'effet de la parole est
mathématiquement limité aux proportions d'une salle.
Véhiculée par le papier, l'Idée ne connaît
pas ces étroites limites. Le journal est une sorte de
phonographe auquel on peut faire indéfiniment
répéter le son qu'il enregiste."
Extrait du premier numéro.
Du 12 au 16 novembre 1918,
à Koursk (Russie), se tient la première
conférence générale de la Confédération d'organisations
anarchistes d'Ukraine "Nabat" "L'Alarme"(du nom du journal).
Importante à Kharkov mais aussi dans les grandes villes
d'Ukraine cette organisation comptera dans ses rangs, outre Voline,
des militants importants de l'anarchisme russe dont Pietr Archinov,
Aron et Fania Baron, Senia Flechine, Mark
Mratchnyi (Klavanski), Grigori Gorelik (Anatoli), Nikolaï
Dolenko (Tchekeres), Efim Iartchouk, Olga Taratouta, etc.
Voline est chargé de
rédiger une déclaration commune pour toutes les
tendances de l'anarchisme (syndicaliste, collectiviste et
individualiste), afin d'unir le mouvement dans une grande
organisation.
La confédération, "Se fixe
pour but d'organiser toutes les forces vives de l'anarchisme; d'unir
les différents courants anarchistes; d'unir par un travail
commun tous les anarchistes qui veulent prendre sérieusement
une part active à la Révolution Sociale."
Voir aussi le premier
congrès du 2 au 7 avril 1919.