Ephéméride Anarchiste

2 décembre

garnier octave

Octave Garnier

Le 2 décembre 1889, naissance d'Octave GARNIER à Fontainebleau.
Militant anarchiste individualiste et illégaliste, membre de la "bande à Bonnot".
Fils d'un cantonnier de la ville de Fontainebleau, il commence à travailler à l'âge de 13 ans comme boulanger. Très tôt révolté contre l'injustice sociale, il milite dans le milieu syndicaliste. Il commet quelques larcins qui l'amènent quelques mois en prison. Devenu anarchiste et insoumis, il part en Belgique où il va rencontrer Callemin, Carouy, De Boë et Metge. Mais il est bientôt recherché pour avoir en particulier cambriolé le café où travaille sa maîtresse Marie Vuillemin (née le 11 mai 1889 à Mons, Belgique, et ayant quitté un mari violent du nom de Schoofs). Il aurait tué un chauffeur à Gand, lors d'un vol de voiture en compagnie de Bonnot et aurait été aussi impliqué dans un vol qualifié à Charleroi, en mars 1911. Il préfère alors revenir avec Marie, en France. Ils vont alors vivre un temps dans la communauté de Romainville où ils vont retrouver les compagnons belges, et d'autres individualistes, partisans de l'illégalisme. Après avoir volé une automobile avec, Bonnot, il prend part le 21 décembre 1911, au braquage, de la rue Ordener, où il tire sur un garçon de recette pour lui voler sa sacoche, le blessant grièvement. Mais le montant du butin est fort décevant. Recherchée par toutes les polices, la bande va alors rentrer dans un engrenage fatal.
Le 27 février 1912, Callemin (ou lui) abat place du Havre à Paris un agent qui tentait de les interpeller pour une infraction automobile. Le 25 mars 1912, à Montgeron puis à Chantilly, c'est un chauffeur et deux employés de banque qui sont succombent, probablement tués par lui, car il est devenu le véritable tueur de la bande (contrairement à Bonnot, qui ne tire que pour se défendre). La presse de déchaîne contre "les bandits en auto ". Soudy, Carouy, et Callemin, sont arrêtés. Bonnot réfugié chez le garagiste Dubois soutiendra un véritable siège avant d'être exterminé par la police.
Marie est arrêté une première fois le 21 janvier 1912, où elle refuse de parler, mais lors d'un second interrogatoire en mai, elle se serait montrée plus bavarde. Facilitera t'elle l'arrestation de son amant, où a t'elle été filée par la police, s'en défendra bien.
Mais Garnier est finalement reperé avec Valet dans la soirée du 14 mai 1912 à Nogent-sur-Marne dans un pavillon qu'ils ont loué à un faux nom. Après avoir fait sortir Marie, un siège s'organise autour de la maison. Le 15 mai 1912, vers les deux heures du matin, il succombe avec Valet après avoir résisté et tenu en échec durant une partie de la soirée et de la nuit des forces considérables de la police et de l'armée, sous l'oeil de milliers de curieux accourus pour la curée.
"Je sais que cela aura une fin dans la lutte qui s'est engagée entre le formidable arsenal dont dispose la société et moi, je sais que je serai vaincu je serai le plus faible mais j'espère vous faire payer cher votre victoire."
In lettre au préfet de Police le 19 mars 1912.


fil chouette

 

combat syndicaliste

En-tête d'un numéro du 5 mars 1964

En décembre 1926, sortie à Lyon (France), du premier numéro du mensuel "Combat Syndicaliste" Organe officiel de la "Confédération Générale duTravail - Syndicaliste Révolutionnaire" (CGT-SR), section française de l'AIT. Représentant de l'anarcho-syndicalisme français, le journal (qui aura comme principal responsable Pierre Besnard) sera publié à Paris, puis à St Etienne et enfin à Limoges, jusqu'en août 1939.
Le journal réapparaîtra après-guerre à Paris en avril 1947, il sera alors l'organe de la C.N.T, section française de l'A.I.T, et existe toujours aujourd'hui.
Epigraphe: "De chacun selon ses forces à chacun selon ses besoins".

 

 

Le 2 décembre 1945, à Paris, premier congrès après-guerre de la Fédération anarchiste française ( F.A.F), qui réalise pour un temps l'unité du mouvement libertaire.
Mais en décembre 1953-54, cette union volera en éclat et donnera naissance, à deux nouvelles organisations une "Fédération anarchiste" (F.A) et à une "Fédération communiste libertaire" (F.C.L).