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Ephéméride Anarchiste

13 février

 

georges simenon

Georges Simenon en 1918

Le 13 février 1903, naissance de Georges SIMENON à Liège (Belgique).
Journaliste puis écrivain.
Dès 1924, il se consacre à la littérature policière. Il écrira un nombre impressionnant de romans (dont les Maigret). Il ne participera pas au mouvement anarchiste, ne sera pas davantage un militant, mais lors d'une interview, il déclarera avoir fréquenté les anarchistes dès l'âge de 16 ans, ajoutant notamment:"Je me considère comme un anarchiste non violent, car l'anarchie n'est pas nécessairement violente, celui qui s'en réclame étant un homme qui refuse tout ce qu'on veut lui faire entrer de force dans la tête ; il est également contre ceux qui veulent se servir de lui au lieu de lui laisser sa liberté de penser".
Simenon est mort à Lausanne, le 4 septembre 1989.

 

 

Le 13 février 1936, mort de Temistocle MONTICELLI, à Rome.
Important militant anarchiste et antimilitariste italien, membre du "Comité de défense libertaire".
Il naît le 5 décembre 1869 à Florence, et commence très jeune à militer dans le mouvement anarchiste.
Le 30 avril 1891, il est une première fois arrêté et condamné à 18 mois de prison pour distribution de tracts et pour avoir prôné la Révolution sociale sur une place de Rome. Il est de nouveau arrêté après l'attentat de d'Oreste Lucchesi. Il poursuit ensuite son action à Florence, où il donne des conférences. En contact avec Gori et Malatesta, il effectue un séjour à Marseille en 1897, mais de retour en Italie il est arrêté à Rome en 1898 et est placé en résidence forcée à Ponza. En 1900, il signe dans "L'Agitazione" un appel à la solidarité pour les anarchistes jugés pour "association séditieuse" à Ancône, puis ouvre une petite librairie à Rome, et se lie avec Luigi Fabbri. En 1901, il prend part au Congrès constitutif de la "Fédération Anarchiste Socialiste Laziale"(FASL), puis se livre à une intense propagande antimilitariste. Le 29 juin 1913, il participe au Congrès de défense des victimes politiques et des libertés publiques et publie en septembre dans "Volontà" l'article: "Gli anarchici e la guerra". A l'issue d'un Congrès clandestin tenu à Florence en 1916, un "Comité d'Action Internationaliste Anarchiste" (CAIA) est créé, chargé d'élaborer une pensée commune sur la question de la guerre et de l'Internationale; Monticelli, Binazzi, Mazzoni en sont les membres fondateurs. Monticelli fait ensuite campagne en faveur de Carlo Tresca, Galleani et les autres compagnons persécutés, et tente de contrer les opinions interventionistes au sein de la Bourse du Travail. Il est arrêté pour diffusion d'un opuscule faisant l'éloge du peuple russe. Il prend ensuite part à l'organisation en avril 1919, à Florence, du Congrès anarchiste qui décidera de la création d'une "Union Communiste Anarchiste Italienne". A partir de 1920, il publie le journal "Libero accordo" et soutient la parution "d'Umanità Nova". Il s'implique dans le "Comitato di difesa libertaria" créé pour venir en aide aux victimes de la répression fasciste, qui sera dissous en 1925 par Mussolini. Une résistance clandestine survivra jusqu'en 1926 avec la publication de "Libero accordo". Inscrit sur la liste des personnes à arrêter, Monticelli restera en contact avec Malatesta jusqu'à la mort de ce dernier en 1932. Il meurt quant à lui d'une pneumonie, ce 13 février 1936.

 



Le 13 février 1870, naissance de Joseph DUBOIS



fil lierre


funérailles de Pierre Kropotkine

Funérailles de Kropotkine
Cercueil et bannières (archives IISG)

Le 13 février 1921, à Moscou. Les funérailles de Pierre KROPOTKINE sont le théâtre de la dernière manifestation de masse des anarchistes en Russie bolchévique. Sous la pression des libertaires, des prisonniers anarchistes sont relâchés pour leur permettre d'assister aux obsèques. Une foule de cent mille personnes suit le cercueil jusqu'au cimetière. Des drapeaux noirs sont déployés, mais aussi des banderoles proclamant : "Où il y a de l'autorité, il n'y a pas de liberté" , ou encore "Les anarchistes demandent à être libérés de la prison du socialisme" ).
Une fois au cimetière, divers orateurs rendent un dernier hommage à l'auteur de "La conquête du pain".