Traduction de Tsuji Jun de L'Unique de Stirner

Traduction en japonais de "L'Unique et sa Propriété" de Stirner
par Tsuji Jun (un temps compagnon de Noe Itô)

Ephéméride Anarchiste

16 septembre


 

Giuseppe Ciancabilla

Giuseppe Ciancabilla

Le 16 septembre 1904, mort de Giuseppe CIANCABILLA, à San Francisco.
Militant et propagandiste anarchiste individualiste, italo-américain.
Né à Rome en 1872 dans une famille bourgeoise, il entreprend des études de Lettres et commence à militer dans les jeunesses socialistes. En 1896, jeune journaliste socialiste à "Avanti!", il part combattre en Grèce l'occupation ottomane, dans un bataillon de volontaires socialistes et anarchistes conduit par Amilcare Cipriani. Il relatera cette expérience guerrière dans une nouvelle aux accents antimilitaristes "Verso la morte". De retour en Italie, il rencontre Malatesta en octobre 1897 et lors de son interview se convertit à l'anarchisme; déclaration qui sera publiée dans "L'Agitazione" du 4 novembre 1897, mais il est déjà en Suisse avec sa compagne Ersilia Cavedagni. Puis après une brève étape à Bruxelles, il arrive à Paris où il va travailler comme correspondant de divers journaux italiens et collaborer aux "Temps Nouveaux" de Jean Grave. Evoluant vers l'anarchisme individualiste, il se montre partisan de "la propagande par le fait" et approuve des actes de révolte individualiste comme celui d'Emile Henry. Mais signalé à la police française, il est expulsé de France en 1898. Il revient alors en Suisse (à Neuchâtel), d'où il est également expulsé pour avoir fait l'apologie de l'attentat de Luigi Luccheni dans "L'Agitatore". Il part alors pour les Etats-Unis, où il va diriger à Paterson (New Jersey), le journal "La Questione Sociale" organe du groupe anarchiste "Diritto all'esistenza" (Droit à l'existence) et commence la traduction de "La Conquête du pain" de Pierre Kropotkine en italien. Après l'arrivée de Malatesta dans l'équipe rédactionnelle, il se trouve en désaccord sur la ligne organisationnelle du journal qu'il quitte en septembre 1899 (après que Malatesta avait été blessé par un partisan individualiste). Il lance aussitôt un nouvel hebdomadaire "L'Aurora" qui voit le jour le 16 septembre 1899, dans lequel il soutient l'attentat de Gaetano Bresci. Mais par manque de fond il est contraint de suspendre la publication de "L'Aurora" fin mai 1900. Il la reprend le 8 septembre 1900, près d'un centre minier en Pennsylvanie, puis à Spring Valley (Illinois). Mais révisant en partie sa position anti-organisationnelle, il se prononce pour la Grève générale insurrectionnelle. Le 27 septembre 1901, il est arrêté suite à l'attentat contre le président McKinley et passe quelques mois en prison. A Chicago en février 1902, il publie avec Enrico Travaglio, la revue mensuelle "La Protesta umana" et collabore au journal Milanais "Il Grido della folla". Un an plus tard il transfère "La Protesta umana" à San Francisco où il obtient la collaboration d'un groupe anarchiste français "Germinal". Mais il tombe malade et meurt subitement à l'hôpital allemand de San Francisco à l'âge de 32 ans.
"Ne réalisons ni progrès fixes, ni petits ou grands partis. Mais regroupons-nous spontanément, sans critères permanents, selon les affinités momentanées pour un objectif donné, et transformons constamment ces groupes dès que cesse le but pour lequel nous nous étions associés"
extrait de sa biographie réalisée par Ugo Fedeli en 1965 (définition de ce que l'on appellera beaucoup plus tard une TAZ, Zone Autonome Temporaire).

 

 

Sakae Osugi ° Sakae Osugi

Sakae Osugi
Photo tirée du calendrier 2013 du CIRA Japon

Le 16 septembre 1923, assassinat de Sakae OSUGI à Tokyo.
Figure importante de l'anarchisme japonais.
Fils d'un militaire, il est né le 17 janvier 1885
à Marugame (Kagawa, Japon). Enrôlé dans l'école des cadets de l'armée, il s'y montre rebelle. En 1901, il est condamné à 30 jours d'arrêt pour une relation homosexuelle, et finit par être expulsé de l'école après une bagarre, dans laquelle il est blessé au couteau. En 1902, il intègre un collège de Tokyo, où il s'intéresse à la littérature russe puis à l'étude des langues. Dépressif après la mort de sa mère, il pense trouver de l'aide dans le christianisme. Mais déçu par la religion, il se tourne vers le socialisme et adhère au mouvement "Heimin-sha"(Société du Peuple) crée par Kôtoku et Sakai Toschihiko. Il écrit en 1904 son premier article "Socialisme et patriotisme" dans "Shimbun Heimin" (Journal du Peuple). En mars 1906 il est arrêté dans une manifestation émeute contre la hausse des prix du tramway. Libéré sous caution en juin 1906, il se marie en septembre avec Yasuko Hori et commence à enseigner l'espéranto. Il participe ensuite à l'édition de diverses revues socialistes, mais est emprisonné à plusieurs reprises, pour délit de presse ou autres activités militantes, entre mai et novembre 1907 et entre janvier et mars 1908. Pour avoir arboré un drapeau rouge et appelé à l'instauration du communisme et de l'anarchisme, il subit sa plus lourde peine de prison, de juin 1908 à novembre 1910.
Il profite de ce long séjour en prison pour étudier plus avant les théories anarchistes en particulier les textes de Kropotkine et parfaire son étude des langues. Séjour en prison qui lui évitera d'être victime de la féroce répression qui frappe les compagnons de l'extérieur, dont douze seront exécutés le 24 janvier 1911.
Libéré, il commence en octobre 1912 la publication de "Kindai Shisô" (La Pensée Moderne), qu'il maintiendra jusqu'en septembre 1914. A partir d'octobre 1914 il republie le journal "Shimbun Heimin" (jusqu'en mars 1915) et lance ensuite une deuxième série de "Kindai Shisô".
Il s'intéresse aux théories individualistes et se fait le partisan de l'amour libre. Il a une relation suivie avec Kamichika Ichiko puis ensuite avec Noe Itô avec qui il va vivre à partir de 1916. En novembre 1916, il est blessé d'un coup de poignard par sa première amante, l'affaire provoque un scandale et en janvier 1917, sa femme Yasuko Hori le quitte. Durant l'année 1918, il s'installe dans un quartier ouvrier de Tokyo et y propage l'anarcho-syndicalisme, il publie alternativement deux autres journaux "Bummei hihyo" et "Shimbun Rôdô" (Journal du Travail). En octobre 1919, il commence la publication de "Rôdô undô - The Labor Movement", mais est condamné à trois mois de prison pour avoir frappé un policier. En octobre 1920, il se rend en Chine pour assister à Shanghai au Congrès socialiste d'Extrême-Orient, mais se trouve en opposition avec le courant bolchevique. En 1922, il prend part à Osaka à une réunion pour créer une "Union syndicale nationale du travail". Invité à assister au Congrès international anarchiste à Berlin en 1923 (qui n'aura pas lieu), il s'embarque clandestinement et arrive en février 1922 en France, mais y est arrêté après la manifestation du 1er mai à Saint-Denis, et expulsé vers le Japon en juin. Le 1er septembre 1923, un important tremblement de terre se produit au Japon. Dans la confusion qui s'ensuit, des troubles sociaux éclatent. Certaines unités de la police en profitent pour éliminer les gêneurs. Le 16 septembre, Sakae Osugi, Itô Noe et un neveu d'Itô (agé de 6 ans), meurent après avoir été battus à mort par une escouade de la police militaire qui jetteront leurs corps dans un puits.
Outre ses nombreux articles de presse et ses traductions des classiques de l'anarchisme, il a laissé un récit de ses souvenirs de prison (1919) et une autobiographie (1922).
A voir : le film "Eros + Massacre" (1969) du cinéaste Yoshishige Yoshida qui s'est inspiré de sa vie.

 

Noe Itô

Noe Itô
Photo tirée du calendrier 2013 du CIRA Japon

Le 16 septembre 1923, assassinat de Noe ITÔ à Tokyo.
Militante
anarchiste et pionnière du mouvement féministe au Japon.
Elle est née le 21 janvier 1895, sur l'île de Fukuoka (Japon). A 16 ans, elle est diplômée de l'Ecole de fille Ueno à Tokyo. Très jeune, elle est contrainte à un mariage arrangé qu'elle finit par fuir. Elle trouve refuge chez son professeur d'anglais le poète dadaïste libertaire Jun Tsuji (1884-1944), premier traducteur de Stirner en japonais, qui la soutiendra dans la poursuite de ses études et avec qui elle se remariera et aura deux fils. A Tokyo, elle fréquente les premiers groupes féministes et commence en 1912 à collaborer à la revue culturelle féministe "Seito-sha" (Le Bas-bleu) dont elle sera la rédactrice en chef, en 1915. Elle devient romancière, écrit des textes de critique sociale et traduit "La tragédie de l'émancipation féminine" d'Emma Goldman, qui sera remarqué par Sakae Osugi, qu'elle rencontre une première fois en septembre 1914. Lorsque le journal d'Osugi "Shimbun Heimin" est interdit par la police, Itô prend sa défense dans "Seito-sha". Sa véritable liaison d'amour libre avec Osugi commence en 1916, mais celui-ci est victime de la jalousie de sa première amante, qui le blesse avec un poignard, cela provoque un scandale qui leur vaut d'être attaqués pour immoralité par la société mais aussi par certains compagnons. Elle vit alors avec Osugi (avec qui elle aura quatre filles) et travaille à développer le mouvement anarchiste et devient une pionnière de la libération des femmes au Japon. En 1921 elle participe à la création d'un groupe de femmes socialistes à Sekirankai et collabore à différentes publications tout en traduisant les textes de Kropotkine ou d'Emma Goldman.
Dans la confusion qui suit le tremblement de terre du 1er septembre 1923 au Japon, elle est arrêtée avec Osugi et un neveu de six ans, Munekazu Tachibana; tous trois seront massacrés par un escadron de la police militaire le 16 septembre (Noe Itô avait alors 28 ans). Leurs corps seront retrouvés quelques jours plus tard dans un puits. Le scandale de leurs assassinats obligera les autorités à poursuivre le responsable militaire Amakasu en justice. Il sera condamné à 10 ans de prison, mais remis en liberté peu après.

 

 

Le 16 septembre 1837, naissance de Jules PERRIER

 

Le 16 septembre 1837, mort de Filippo BUONARROTI

 

Le 16 septembre 1874, naissance de Ricardo Flores MAGON

 

Le 16 septembre 1887, mort de Ferdinand (dit Charles) GAMBON

 

Le 16 septembre 1945, mort de Gabriel GIROUD

 

 

fil lierre

 

 

Le 16 septembre 1870, à Mexico, plusieurs sociétés ouvrières mexicaines désireuses de poursuivre leur processus d'organisation, se réunissent pour créer le "Grand Círculo de Obreros de México" GCO (Grand Cercle des Ouvriers de Mexico). La constitution de cette organisation est due au travail militant du libertaire Santiago Villanueva et des membres du Cercle prolétaire qu'il avait lui-même fondé un an auparavant.
Le GCO se fixe comme but de : développer l'esprit de solidarité et l'appui mutuel, contribuer à la création de caisses d'épargne, d'assurances vieillesse, d'écoles, de favoriser la transformation des associations ouvrières en sociétés de résistance, de soutenir les grèves, etc., et d'organiser un congrès général devant réunir toutes les organisations mexicaines.
Peuvent y être admis, outre des associations ouvrières, tous les travailleurs, pour peu qu'ils n'appartiennent pas à un parti politique et qu'ils refusent de reconnaître la légitimité de toutes formes de gouvernements autres que la commune libre. Le GCO déclare lutter pour la totale émancipation des travailleurs "qui ne peut être que l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes, au moyen de la révolution sociale". Mais dans le même temps, il n'exclut pas l'action législative et la collaboration avec les autorités pour obtenir des réformes sociales. Cette dernière disposition résultant d'un compromis au sein de l'organisation entre deux tendances, l'une radicale et l'autre réformiste.
Dans un premier temps avec Santiago Villanueva à sa tête c'est la tendance radicale et antiautoritaire qui prédomine au sein de l'organisation. Mais la mort de Villanueva, en juillet 1872, marque un coup d'arrêt à l'expansion des idées antiautoritaires au sein du mouvement.
A partir de janvier 1871 le journal "El Socialista" deviendra l'organe officiel du GCO.

 

 

fil chouette

 

journal urugayen "El derecho a la vida"

En-tête du numéro 4 du 11 novembre 1893 (doc. Mundaneum, Mons, Belgique)

Le 16 septembre 1893, sortie à Montevideo (Uruguay) du premier numéro du périodique anarchiste "El Derecho a la Vida" (Le Droit à la Vie). Trente cinq numéros sortiront jusqu'en avril 1897. Une seconde série commencera en octobre 1898 et 17 numéros paraîtront jusqu'en août 1900.

 

 

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 journal italien Aurora

En-tête du premier numéro (doc. Cira de Lausanne)

Le 16 septembre 1899, sortie à Paterson (New-Jersey, USA) du premier numéro du périodique anarchiste en langue italienne "L'Aurora" publié par Giuseppe Ciancabilla.

 

 

fil zig

 

Maria Nikiforova

Maria Nikiforova

Le 16 septembre 1919, à Sébastopol (Ukraine) Maria Nikiforova et son compagnon Witold Bzhostek, arrêtés par les troupes blanches restées fidèles au Tsar, passent devant une Cour martiale, laquelle les condamne à mort, ils seront tous deux exécutés.

Maria Grigorevna NIKIFOROVA dite Maroussia (Marusya).
Anarchiste ukrainienne, oratrice et combattante révolutionnaire, chef de détachements de "Gardes noirs"en Ukraine, durant la révolution russe.
Elle est née en 1885 à Alexandrovsk (Ukraine). A partir de 16 ans, elle effectue divers petits boulots, comme laveuse de bouteilles dans une distillerie, puis travaille ensuite en usine. Elle commence alors à militer dans un groupe anarchiste-communiste qui passera à l'action révolutionnaire. Maria participe ainsi à des attentats et à des "expropriations" pour financer les activités du groupe.
Arrêtée par la police, elle tente de se suicider avec une bombe, mais celle-ci n'explose pas. A son procès en 1908, accusée de l'assassinat d'un policier et d'avoir pris part à divers braquages, elle est condamnée à mort, mais sa peine est ensuite commuée en 20 ans de travaux forcés. Emprisonnée à Saint-Pétersbourg, elle est ensuite déportée en Sibérie en 1910.
En Sibérie (selon une version), Maria organise une émeute dans la prison de Narymsk et s'échappe à travers la taïga, a atteint Vladivostok, puis passe au Japon. Là, elle est aidée par des étudiants anarchistes chinois qui lui payent un billet pour les Etats-Unis, où elle trouve un refuge temporaire chez des anarchistes émigrés russe. Elle aurait publié des articles dans la presse anarchiste en langue russe sous divers pseudonymes.
Vers 1912, elle s'installe à Paris. En 1913, elle est en Espagne où, à Barcelone, elle prend part avec des anarchistes à une attaque de banque dans laquelle elle est blessée. Elle sera soignée secrètement dans une clinique en France. A l'automne 1913, elle est de retour à Paris, où elle côtoie artistes et révolutionnaires et s'intéresse à la peinture et à la sculpture. Elle se marie alors avec l'anarchiste polonais Witold Bzhostek. À la fin de 1913, elle assiste à Londres à une conférence anarcho-communiste russe. Elle est l'une des 26 délégués et signe sa présence du nom de "Maroussia"(diminutif de Maria).
Lorsqu'éclate le premier conflit mondial, elle prend le parti de Kropotkine et du "Manifeste de 16" favorable à la guerre contre la Prusse. Elle se serait enrôlée dans l'armée française et aurait été envoyée sur le Front macédonien. De Salonique, elle apprend le début de la révolution en Russie, elle rejoint alors Pétrograd. A Cronstadt, elle participe à des meetings incitant les marins à se soulever contre le gouvernement provisoire. En juillet 1917, elle est de retour en Ukraine à Alexandrovsk, où avec les membres de la Fédération anarchiste locale, elle prend part à des réquisitions pour le soviet de la ville.
Elle se rend ensuite à Gouliaï-Polié où avec Nestor Makhno elle participe, le 29 août 1917, à un meeting. Le 10 septembre 1917, dans la ville d'Orikhiv, elle est à la tête de 200 militants qui encerclent le quartier général de l'armée. Le commandant parvient à s'échapper, mais quelques officiers sont capturés puis exécutés par Maria elle-même. Les simples soldats sont désarmés et laissés libres. Les armes saisies sont alors envoyées à Gouliaï-Polié.
Nestor Makhno et B. Antonov, autre délégué du soviet de Gouliaï-Polié, retrouveront Maria à Alexandrovsk où ils iront à la rencontre des travailleurs. Mais après leur départ, les autorités de la ville arrêtent Maria. Le lendemain une manifestation de travailleurs contraignent les autorités à la libérer, elle profite de cette aubaine pour inciter les travailleurs à lutter pour une société libre de toute autorité.
Après la révolution d'octobre 1917, Maria organise un détachement de "Gardes Noirs" à Alexandrovsk et Elisabethgrad. En décembre 1917, elle s'allie avec les bolcheviques et reprennent le pouvoir sur la ville d'Alexandrovsk avec l'appui de marins de la Mer Noire. Maria fait alors partie du Comité révolutionnaire de la ville. Ses gardes noirs contribuent également à établir le pouvoir soviétique dans les villes de Kharkov et Ekaterinoslav. Rejointe par l'armée makhnoviste, elle affontrera ensuite les détachements cosaques qui menaçaient la ville d'Alexandrovsk et les forcera à capituler.
Après avoir aidé les bolcheviques à prendre le pouvoir, ceux-ci lui intenteront deux procès (pour insubordination et pillages), à Taganrog en Avril 1918 et à Moscou en Janvier 1919. Elle est acquittée lors du premier procès, où des témoins parlent en sa faveur, le bolchevique Antonov-Ovseenko (qu'elle avait connu à Paris) lui apporte aussi son appui, se félicitant de ses activités révolutionnaires. Lors du second procès, on lui interdira de détenir un poste politique ou de commandement pendant un an. Elle retourne alors à Gouliaï-Polié, maintenant sous le contrôle de Nestor Makhno, mais celui-ci ne voulant pas porter atteinte à son alliance avec l'Armée rouge, refuse de lui confier un poste de commandement.
Elle travaille à ses côtés, participant à des meetings. Le 28 avril 1919, ils reçoivent la visite d'Antonov-Ovséenko qui passse en revue les troupes de Makhno et décrit avec enthousiasme son impression. Le 7 mai, c'est le tour d'une délégation emmenée par Lev Kamenev qui préconise d'alléger les sanctions contre Maria.
Mais un mois plus tard, en juin 1919, l'armée anarchiste de Makhno est interdite puis attaquée par le commandement bolchevique. Face à une guerre sur deux fronts contre les armées blanches et rouge, Maria avec son compagnon Witold Bzhostek réunissent un groupe de combattants pour participer à des missions de sabotages contre les blancs (tsaristes) dans la ville de Sébastopol. C'est là qu'elle est reconnue et arrêtée le 11 août 1919, et que s'achève ensuite sa vie et celle de son compagnon.

Fort méconnue et presque totalement ignorée par les historiens, les élèments de la biographie de Maria Nikiforava, ne sont pas tous vérifiables faute de documents permettant d'etayer avec certitude des faits qui se sont déroulés dans la clandestinité ou dans la période troublée de la révolution.
Un petit ouvrage en anglais, de Malcolm Archibald, revient sur cette personnalité hors du commun : "Atamansha - The Story of Maria Nikiforova - the Anarchist Joan of Arc" Ed. Black Cat (2007).
Depuis septembre 2014, une biographie réalisée par Mila Cotlenko "Maria Nikiforova La Révolution sans attendre" publié par Mutines Séditions, est disponible en français.

 


fil bombe

 

bombe de wall street 

Voiture renversée par le souffle de l'explosion de Wall Street

Le 16 septembre 1920, à midi, au 23 de Wall Street ( New York City), une charrette remplie de dynamite explose devant la banque Morgan et la Bourse des valeurs et provoque un carnage dans la foule de ce quartier financier (33 morts, plus de 200 blessés et 2 million de dollars de dégâts matériels). Cet attentat le plus dévastateur de l'époque qui peut être considéré comme le premier attentat à la voiture piégée serait l'oeuvre d'un anarchiste illégaliste italien Mario Buda (dit Mike Boda), qui aurait perpétré cet attentat en réaction à la répression dont les anarchistes et autres subversifs étaient frappés depuis la promulgation de la "New Immigration Act" de 1918 qui permettait leur expulsion du sol américain, et l'injustice qui frappait particulièrement depuis mai 1920 Sacco et Vanzetti.
Des tracts menaçants, réclamant la libération des prisoniers politiques, signés des "American Anarchist Fighters" (Combattants anarchistes américains) seront découverts et orienteront la police sur la piste des anarchistes Galleanistes, partisans de la "propagande par le fait". Mais le supposé responsable de cet attentat, Mario Buda, réussit à rejoindre l'Italie sans être inquiété.

 

 

fil chouette

 

journal "Acracia" de 1933

En-tête du premier numéro

Le 16 septembre 1933, à Lérida (Catalogne), sortie du premier numéro du journal "Acracia" hebdomadaire anarchiste dirigé par F. Lorenzo Páramo.
Extrait d'une déclaration dans le premier numéro : "Nous ne sommes pas le porte-parole d'une organisation, ni l'organe d'un parti, ni ne prétendons être l'authentique représentant d'une classe; nonobstant, nous croyons devoir acepter épithète, et travailler pour des principes, le premier pourrait s'appeler prolétaires, et le second pourait être la Liberté ou la Justice ..."
Au moins 35 numéros seront publiés, le dernier daté du 23 juin 1934. Une seconde époque de ce journal commence en juillet 1936.
A noter que ce titre a été employé à de nombreuses reprises.

 

 

fil chouette

 

journal urugayen "Inquietud"

En-tête du numéro 53 (quatrième année) du 16 septembre 1949

Le 16 septembre 1949, sortie à Montevideo du numéro 53 (quatrième année de parution) du périodique idéologique "inquietud" (agitation), publié par le groupe du même nom. Miguel Silvetti, semble être le responsable de cette publication.
Epigraphe : "Ni maître ni serviteurs : Egalité"