Affiche de la CNT
Dessin d'Arturo Ballaster

Ephéméride Anarchiste

 1er juillet

 



Michel Bakounine (photo Nadar)

Le 1er juillet 1876, mort de Michel BAKOUNINE à Berne (Suisse).
Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d'action, incarnation même de l'esprit de révolte.
Il est né le 20 ou 30 mai 1814 (8 ou 18 mai dans le calendrier Julien) à Premoukhino (Russie). Issue de l'aristocratie, il fait ses études à l'école militaire de St-Petersbourg, d'où il sort officier d'artillerie à 17 ans. Mais, passionné par la philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à l'Université de Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France, en 1847, mais retourne à Paris pour participer à "l'ivresse révolutionnaire" de février 1848.
Séduit par le fédéralisme de Proudhon, et alors que l'agitation révolutionnaire gagne l'Europe centrale, il part participer en juin 1848 au congrès slave de Prague et à l'insurrection de Dresde. Arrêté et emprisonné, il est condamné à mort le 14 janvier 1850, par le tribunal de Saxe, puis extradé en Autriche, il est finalement livré à la police Tsariste le 17 mai 1851. Enfermé à la forteresse Pierre et Paul, il se résout à faire une confession qui lui vaut d'être déporté en Sibérie, d'où il s'évade et rejoint Londres en décembre 1861.
Il reprend son activité révolutionnaire, parcourt l'Europe de la Suède à l'Italie où il crée une société secrète "La Fraternité Internationale". En 1867, il s'installe à Genève et l'année suivante adhère à la section genevoise de l'Internationale. Déçu par "la Ligue Internationale de la paix et de la liberté"(démocrate), il fonde le 25 septembre 1868 "l'Alliance Internationale de la démocratie socialiste" qu'il tente de faire entrer à l'A.I.T. En 1869 il est en contact avec Netchaiev (révolutionnaire russe) auteur du "Catéchisme révolutionnaire". Le 15 septembre 1870, il arrive à Lyon, et organise avec d'autres internationalistes, un "Comité de salut de la France" qui proclame l'abolition de l'Etat et la constitution de communes révolutionnaires, mais l'insurrection populaire du 28 septembre échoue et le contraint à fuir. Le 12 novembre 1871, à Sonvillier les sections de l'A.I.T du Jura séduite par les idées anti-autoritaires de Bakounine s'unissent pour former la "Fédération Jurassienne". Mais, au congrès de La Haye en 1872, les socialistes autoritaires (marxistes) prononcent l'exclusion de James Guillaume et de Bakounine, délégués de la tendance anti-autoritaire. En 1873, Il écrit "L'Etat et l'Anarchie" un des textes les plus significatif de sa pensée théorique.
En juillet 1874, il est à Bologne (Italie), pour prendre part à un mouvement insurrectionnel mais celui-ci échoue et il regagne Locarno (Suisse) où Carlo Cafiero l'héberge. Malade et fatigué, il meurt deux ans plus-tard.
L'anarchiste Arthur Lehning, s'est consacré à la conservation et à l'édition de ses oeuvres. D'autres comme Fritz Brupbacher, où Madeleine Grawitz, lui ont consacrés des biographies.
"Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres..."

 

 

 



Première statue du Chevalier de la Barre à Paris (carte postale ancienne)

 

Le 1er juillet 1766, à Abbeville (dép.de la Somme), France. Jean François LEFEBVRE, Chevalier DE LA BARRE, est supplicié (langue coupée, puis décapité) à l'âge de 19 ans, pour avoir refusé de saluer une procession religieuse. Il deviendra un symbole de la "Libre Pensée".
Un monument à Montmartre et à Abbeville rappelle son martyre.
A noter que la première statue parisienne ayant été fondue par les nazis durant la guerre 39-45, une nouvelle statue, différente de la première, a été inaugurée récemment.

die brandfackel

Couverture du premier numéro

Le 1er juillet 1893, sortie à New York (USA) du premier numéro du mensuel communiste anarchiste (en langue allemande) "Die Brandfackel" (La Torche). Le journal édité par Claus Timmerman publiera les premiers essais d'Emma Goldman. Le journal s'arrêtera en janvier 1895.

 

 

Le 1er juillet 1894, à Livourne (Italie), l'anarchiste Oreste LUCCHESI, tue le directeur du journal "Il Telegrafo" Giuseppe Bandi, auteur d'articles contre les anarchistes. Il sera jugé le 22 mai 1895.

 

 

journal italien la lanterna

En-tête du n°6 de décembre 1933 (Doc. Cira de Lausanne)

Le 1er juillet 1932, sortie à Marseille du premier numéro du journal italien "La Lanterna". Périodique anarchiste réalisé par les compagnons italiens réfugiés en France. A noter que le journal est imprimé à Nîmes et qu'il apporte son soutien aux victimes de la répression politique dans l'Italie fasciste. Il sera publié jusqu'en 1934 avec une periodicité variable.

 

 

 

revue proliétariat

En-tête du premier numéro

le 1er juillet 1933, sortie à Paris du premier numéro de la revue mensuelle "Prolétariat". Créée par Henry Poulaille autour du "groupe prolétarien", elle va se consacrer à faire connaître la littérature prolétarienne. Mais n'ayant pas le succès escompté, la revue s'arrêtera un an plus tard.

 



Plaque de la Voie Durruti

Le 1er juillet 1937, à Barcelone, durant la guerre civile, un hommage public est rendu à Durruti et à son action révolutionnaire. La Via Laietana, grande artère de la ville qui passe devant l'immeuble de la CNT, est alors rebaptisée "Via Durruti".

revue volonta

Fragment de la couverture du numéro du 1er novembre 1947

Le 1er juillet 1946, renaissance à Naples (Italie) de la revue mensuelle du mouvement anarchiste de langue italienne "Volontà". Pia Turroni en est le rédacteur responsable.

 

o libertario portuguais

En-tête de ce numéro 4 (coll. Cira de Lausanne)

Le 1er juilllet 1975, sortie au Portugal de ce numéro quatre de "O Libertario" (Le Libertaire). Après la chute de la dictature portugaise le 25 avril 1974, le mouvement libertaire réapparaît au grand jour.