vignette néo-malthusienne
Vignette néo-malthusienne saisie par la police en 1909
Toujours d'actualité si on veut parler sérieusement de décroisssance.

Ephéméride Anarchiste

6 mars

Eugene Humbert

Eugène Humbert

Le 6 mars 1870, naissance d'Eugène HUMBERT à Metz.
Militant libertaire, pacifiste, et néo-malthusien.
Il découvre très jeune l'anarchie, milite sein du groupe "Liberté" de Nancy et édite le journal "L'Indépendant". Il sera dès lors fiché par la police comme "Anarchiste dangereux". En 1896, il s'installe à Paris. Il devient l'administrateur de la revue "Régénération", fondée par Paul Robin en 1896 (revue essentiellement néo-malthusienne). Persévérant dans cette voie, il lance en avril 1908, le journal "Génération consciente", suivit en 1931 de "La grande réforme".
Lors du premier conflit mondial, il se réfugie à Barcelone et ne rentre en France qu'en 1919. Arrêté, il est condamné le 4 mai 1921 à 5 ans de prison pour insoumission. Le 5 novembre 1921, il est à nouveau condamné, avec sa compagne Jeanne, à 2 ans de prison supplémentaire, et 3000 francs d'amende chacun, pour propagande neo-malthusienne. Eugène sera finalement libéré le 13 janvier 1924 et poursuivra son action. A la déclaration de la guerre de 1939, il quitte Paris avec Jeanne pour Lisieux. Il est alors condamné à 18 mois de prison, pour avoir fourni un livre interdit par la loi de 1920 (qui punit toute propagande anti-nataliste). Il purge sa peine à Amiens mais, malade, il est transféré à l'hôpital. Le 25 juin 1944, à la veille de sa libération, il y trouve la mort lors d'un bombardement allié.
Lire sa biographie, écrit par sa compagne Jeanne Humbert.

 

Léo Campion

Léo Campion
(photo de Jean Weber)

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.
Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.
Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d'amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l'initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de "l'Internationale des Résistants à la Guerre"( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.
Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié). En 1937, il publie un journal d'informations sur la révolution espagnole "Rebellion".
Pendant l'occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d'autres antifascistes au camps d'Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.
Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l'auteur de quelques ouvrages d'humour comme "Le petit Campion illustré", "Libres Pensées", ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie :"Le drapeau noir, l'équerre et le compas", etc.

"Il y eut toujours des anarchistes et ce bien avant que l'anarchisme soit considéré comme attitude individuelle ou comme système politique et social.

(In "Le drapeau noir, l'équerre et le compas")

 

 

Le 6 mars 1900, naissance d'Henri JEANSON

 

 

 

fil chouette

 



Numéro 94 de décembre 1968 (couverture de Rufus Segar)

En mars 1961, à Londres (Angleterre), sortie (supposée) du premier numéro de la revue mensuelle anglaise "Anarchy". Revue de pensées et reflexions anarchistes publiée par Freedom Press, elle comptera parmi ses collaborateurs des penseurs et militants comme Paul Goodman, Nicolas Walter, Albert Meltzer, etc.