durruti en couverture du magazine   umbral

Hommage à Durruti dans le magazine "Umbral"
du 19 novembre 1938

Ephéméride Anarchiste

20 novembre 

 

Le 20 novembre 1936, mort à Madrid de Buenaventura DURRUTI DOMINGO (ou DUMANGE). (Né le 14 juillet 1896, à Leon).
Militant anarchiste et combattant espagnol de premier plan.
Cheminot, (révoqué pour son appartenance à la C.N.T.) il devient anarchiste, puis s'exile en France. De retour en Espagne en 1920, il adhère au groupe "Los Justicieros", puis "Los Solidarios" pour lutter contre les pistoleros du patronat et du clergé. Mais le groupe est décimé par la répression, ne restent avec lui que JOVER, ASCASO, GARCIA OLIVER. Il crée, en France, la "Librairie Internationale". Départ pour Cuba, Mexique, Pérou, Chili, Argentine, Uruguay et retour en France, où ils sont accusés d'un complot contre le roi Alphonse XIII en visite en France. L'Espagne et l'Argentine demandent leurs extraditions L'Union Anarchiste et Louis Lecoin prennent leur défense. Libérés, expulsés vers la Belgique, Luxembourg, Suisse, Allemagne. Ils reviennent clandestinement en France. En 1931, l'Espagne retrouve sa république.
D'avril 1931 jusqu'au 19 juillet 1936, Durruti prend part à de nombreux conflits sociaux (Fijols) et est arrêté plusieurs fois, déporté aux îles Canaries et mis au bagne jusqu'en 1935.
Le 19 juillet 1936, la révolution espagnole éclate. Suite au soulèvement factieux de Franco, le peuple s'arme. Durruti participe à l'attaque de la garnison militaire de Barcelone (mort d'Ascaso). Le 23 juillet Durruti forme la colonne qui porte son nom. Il part en Aragon qui, une fois libérée, s'organise de façon libertaire. Saragosse ne put être reprise faute d'armes. La colonne Durruti est envoyée défendre Madrid menacée par les fascistes. C'est là que Durruti trouvera la mort, d'une balle perdue, reçue au poumon.

james guillaume

James Guillaume

Le 20 novembre 1916, mort de James GUILLAUME, (né le 16 février 1844 à Londres).
Militant libertaire et historien de l'Internationale.
Né d'une mère française et d'un père suisse. C'est dans ce dernier pays, où il devient professeur, qu'il fonde en 1866 avec Constantin Meuron la section de l'Internationale du Locle. En 1869 il rencontre Bakounine et adhère à ses idées collectivistes (anarchistes). Le 11 avril 1870 il devient le rédacteur de "La Solidarité" organe de la fédération romande de l'A.I.T, puis véritable artisan de la Fédération Jurassienne, il en rédige le Bulletin dont le premier numéro sort le 15 février 1872 à Sonvillier. Son fédéralisme libertaire se heurte au centralisme autoritaire marxiste et, lors du congrès de La Haye en 1872, il est exclu avec Bakounine. Victime également d'un interdit professionnel il s'établit à Neuchâtel où il travaille dans l'imprimerie familiale puis en donnant des leçons.
En 1878 il quitte la Suisse pour Paris où il devient rédacteur de la Revue Pédagogique. Devenu français en 1889, il soutiendra ensuite le syndicalisme révolutionnaire et Fernand Pelloutier (le créateur des Bourses du travail). Historien de l'Internationale il publie de 1905 à 1910, le résultat de ses minutieuses recherches.

"Il ne s'agit pas d'améliorer certaines institutions du passé pour les adapter à une société nouvelle, mais de les supprimer. Ainsi, suppression radicale du gouvernement, de l'armée, des tribunaux, de l'église, de l'école, de la banque, et de tout ce qui s'y rattache."

In "L'Organisation sociale" (1876).

 

 

Le 20 novembre 1859, naissance d'Alexandre STEINLEN,

 

Le 20 novembre 1862, naissance de Georges PALANTE

 

Le 20 novembre 1896, mort de Rose PESOTTA (de son vrai nom Rachelle PEISOTY).

 

Le 20 novembre 1957, mort de Jean-Baptiste KNOCKAERT

 

Le 20 novembre 1977, mort de Louis MERCIER-VEGA

 

Le 20 novembre 1910, (7 novembre dans le calendrier Julien), mort de Léon TOLSTOI

 

 

fil chouette

 


couverture de la revue societe nouvelle

Couverture de la revue n°3 (2ème série) de septembre 1910
publiée à Paris et à Mons (Belgique)

Le 20 novembre 1884, sortie à Bruxelles du premier numéro de "La Société Nouvelle" Revue (mensuelle) internationale ( Sociologie, Arts, Scienses, Lettres) fondée par Pierre Brouez à laquelle succèdera son fils Fernand. Avec sa devise "Paix et rénovation sociale" elle va rapidement s'entourer de nombreux collaborateurs de talent dont un nombre important de penseurs libertaires. Fernand Brouez gravement malade, la revue s'arrête en janvier 1897, à son 145e numéro. Quatre mois plus tard en mai 1897 "L'Humanité Nouvelle" (publiée à Paris par Augustin Hamon) lui succède, presque tous les collaborateurs de "la Société Nouvelle" sont présents.
Mais suite à un différent avec la société éditrice, la revue cesse sa parution en février1901; elle est de nouveau publiée d'octobre 1902 à décembre 1903.
En juillet 1907 "La Société Nouvelle" réapparaît à Mons (Belgique), Jules Noël en est le responsable. La revue s'arrêtera en juillet 1914.

 

Fragment de la couverture d'une étude d'Hem Day
publiée en 1969, sur l'histoire de ces deux revues.