livre de Kropotkine "El apoyo mutuo"

Couverture du livre de P. Kropotkine "El Apoyo mutuo, un factor de la evolución" (L'Entr'aide un facteur de l'évolution)
Edition des Jeunesses libertaires (FIJL) Valencia, 1938, illustration de Monléon

Ephéméride Anarchiste

20 octobre 

 

gaston leval

Gaston Leval

Le 20 octobre 1895, naissance de Gaston LEVAL (dit aussi Max Stephan), de son vrai nom Pierre Robert PILLER, à Saint-Denis près de Paris.
Militant, penseur et historien anarchiste.
Fils de communard, il adhère très jeune à l'idéal anarchiste. En 1915, insoumis à l'ordre de mobilisation, il se réfugie en Espagne et devient membre de la C.N.T. En 1921, il fait partie de la délégation au Congrès de l'Internationale Syndicale Rouge à Moscou. Il rencontre Victor Serge, Emma Goldman et Alexandre Berkman et intervient auprès de Lénine pour exiger la libération des anars russes emprisonnés; la délégation de la C.N.T se prononcera pour une rupture des liens avec les bolcheviques. En 1924, après la prise de pouvoir de Primo de Rivera, il part en Argentine. Il militera au sein de la F.O.R.A jusqu'à son retour en Espagne, en 1934. Lorsque qu'éclate la révolution, en juillet 1936, il apporte son aide aux paysans pour l'édification des collectivités libertaires. En 1938, il rentre en France, mais il est arrêté pour son insoumission et condamné à 4 ans et demi de prison. Le 14 août 1940, il s'évade de la prison de Clairvaux. Après la libération, il milite à la Fédération Anarchiste, donnant de nombreuses conférences. Correcteur d'imprimerie, il crée, en 1955, le "Groupe socialiste libertaire" qui se transforme en "Centre de sociologie libertaire" et édite les "Cahiers du socialisme libertaire"; ceux-ci seront remplacés par les "Cahiers de l'humanisme libertaire", puis "Civilisation libertaire".
Gaston Leval meurt le 8 avril 1978 à Saint-Cloud.
Il est l'auteur de plusieurs brochures, de nombreux articles dans la presse libertaire internationale ainsi que de différents livres d'analyse, d'histoire ou simplement autobiographique dont : "L'enfance en croix"(1963); "L'Indispensable révolution"(1948); "La pensée constructive de Bakounine"(1976); "Espagne Libertaire"; "l'Etat dans l'histoire"; etc.
""Maintenant, je peux mourir, j'ai vu réalisé mon idéal". Cela m'était dit dans une des collectivités de la région levantine, par un des hommes qui avaient lutté toute leur vie pour le triomphe de la justice sociale, de l'égalité économique, de la liberté et de la fraternité humaines. Son idéal, c'était le communisme libertaire, ou l'anarchie."
"Gaston Leval, in "Espagne libertaire"

 

Le 20 octobre 1823, naissance de Charles OSTYN.

 

 jean roger caussimon

Jean-Roger Caussimon

Le 20 octobre 1985, mort de Jean-Roger CAUSSIMON à Paris.
Comédien, acteur, poète, et chanteur compositeur libertaire.
Il naît le 24 juillet 1918 à Paris. Après des études secondaires à Bordeaux et une formation de comédien (premier prix de comédie à 17 ans ), il "monte à Paris" où il est admis au conservatoire. Mais la guerre éclate et, mobilisé, il se retrouve en captivité. Libéré fin 1944, il peut enfin faire du théâtre, et tourner dans des films (une centaine). Il donne également des récitals de poésie et de chansons (de sa composition) dans divers cabarets de la capitale. Au "Lapin Agile", sa rencontre avec Léo Ferré (qui débute aussi), marquera sa carrière de chanteur engagé. En 1970, il enregistre son premier disque qui sera suivi par plusieurs autres, couronnés par de nombreux prix. Très loin de la variété commerciale, il saura enthousiasmer les gens, lors des 250 récitals donnés en France et à l'étranger.
Impossible de citer les titres de toutes ses chansons pleines de poésie et de révolte : "La Commune est en lutte", "Les Coeurs purs", " Si vis pacem", etc.


"Si vis pacem... pars à vélo!(...)

Parcours ton pays et la terre
A pied, à la nage, en ballon...
C'n'est pas partout paradisiaque
Mon fils, mais retiens la leçon :
Méfie-toi des paranoïaque

Surtout s'ils portent des galons! (bis)

In "Si Vis Pacem "

"La grand'rue de la Liberté
Pour qu'elle reste magnifique
Faut pas la mettre à sens unique
Ou qu'on en fasse un' rue barrée...
Et tout ce que l'on peut souhaiter
Etant donné qu'la Terre est ronde
C'est qu'elle fass' le tour du monde...
La grand'rue de la Liberté!
"

Dernier couplet de la "Rue de la Liberté"



fil chouette

 

 

revue "Ciencia Social"

En-tête du numéro d'octobre 1895

En octobre 1895, sortie à Barcelone du premier numéro de la revue de Sociologie d'Arts et de Littérature. "Ciencia Social" revue mensuelle fondée par Anselmo Lorenzo et éditée par le typographe anarchiste Cayetano Oller. Victime de la répression, elle s'arrêtera en juin 1896 à son neuvième numéro.
"CIENCIA SOCIAL saluda al público á quien se dirige, á cuantos aman la verdad á los que trabajan por la emancipación de los desheredados, á los
que luchan por la desvinculación de todos los privilegios, á los que préparan la participación equitativa de todos en el patrimonio universal, á los que sufren por la conquista de esos ideales; saluda á la prensa dedicada al estudio de la cuestión social, y á la prensa en general, con la cual desea tener cordiales relacions profesionales."
(CIENCIA SOCIAL salut le public auquel il s'adresse, à ceux qui aiment la vérité, à ceux qui travaillent pour l'émancipation des déshérités, à ceux qui luttent pour la fin de tous les privilèges, à ceux qui préparent la répartition équitable à tous du patrimoine universel, à ceux qui souffrent pour la conquête de ces idéaux; salutations à la presse consacrée à l'étude des questions sociales et à la presse en général, avec laquelle nous désirons avoir relations professionnelles cordiales.)

 

fil chouette

 

journal "Umanità nova" en France

En-tête du numéro 2 du 10 novembre 1932

Le 20 octobre 1932, à Puteaux (Hauts-de-Seine), reparution en France du journal "Umanità Nova", bimensuel anarchiste italien en exil. Publié par l'anarchiste italien Antonio Cieri en collaboration avec Camillo Berneri et Rivoluzio Gilioli. Six numéro sortiront jusqu'au 15 janvier 1933, avant que ce journal ne soit interdit pas les autorités françaises. Il sera remplacé par "La Protesta" toujours publié à Puteaux, puis par "La Vecchia Umanità Nova".