
Ephéméride Anarchiste
2 avril
Le 2 avril 1899, naissance
de Ferdinand Félix FORTIN.
Militant anarchiste
français.
Membre du syndicat des correcteurs d'imprimerie,
gérant de "Revue Anarchiste"(individualiste), il subira
plusieurs mois de prison, en 1935 et 1936 pour la publication
d'articles antimilitaristes dont la reproduction d'un extrait du
"manuel du soldat" écrit par
Georges Yvetot en 1903. En 1936, il
rejoint Barcelone et la révolution libertaire, s'engage dans
le groupe international de la colonne
Durruti qui combat devant Saragosse.
C'est là que Georgette, sa compagne, sera fusillée par
les fascistes le 17 octobre 1936. A son retour en France, il poursuit
son action militante.

Antonio Ortiz
Le 2 avril 1996, mort
d'Antonio ORTIZ RAMIREZ (né en 1907), anarchiste espagnol,
membre de la CNT,
"général sans dieu ni maître", puis guerrilleros.
En 1923, il fait partie du groupe "Los solidarios".
Le 19 et 20 juillet 1936, à Barcelone, il participe à
l'assaut contre les casernes. Durruti
forme la première colonne de volontaires pour reprendre
Saragosse des mains des fascistes. Ortiz dirigera la colonne "Rouge
et Noire" qui libérera une partie de l'Aragon, permettant le
développement des collectivités libertaires. La
révolution vaincue, il passe en France qui l'envoie dans un
camps en Algérie. Il s'engage alors dans l'armée de
libération de De Lattre, combat en Afrique, puis prend part
à la libération de Strasbourg.
Le 12 septembre 1948, il participe avec Primitivo Gómez et
José Pérez à la tentative de bombardement
(à l'aide d'un petit avion de tourisme) de la tribune
officielle que doit occuper Franco, à San Sébastien.
Ils sont interceptés par des avions de chasse espagnols, mais
parviennent cependant à revenir se poser en France.
Après ce dernier baroud, Ortiz s'exilera au Venezuela.
Une cassette vidéo retrace la vie de cet anarchiste
injustement méconnu : "Ortiz,
général sans dieu ni maître".

Le 2 avril 1908, à
Rome. Lors des obsèques d'un ouvrier mort lors d'un accident
du travail, des affrontements opposent le cortège aux force de
l'ordre. La police tire. Il y aura 4 morts et 17 blessés.
Parmi les morts se trouve le militant anarchiste Paolo CHIARELLA. La
grève générale est déclarée.
Suites à ces événements, plusieurs anarchistes
passeront en procès et seront condamnés à de
lourdes peines de prison.

En-tête du premier numéro du journal
(celui de Louis Louvet de mi-décembre 1944)
Le 2 avril 1916, à
Paris, en pleine guerre, Sébastien
Faure, aidé de Mauricius,
lance le journal "Ce qu'il faut dire",
il s'en prend au militarisme et au capitalisme pourvoyeurs de guerre.
Le journal rencontre un vif intérêt, mais
déchaîne la censure qui ampute bien souvent une bonne
partie du texte.
Le titre du journal sera repris en 1944-1945, par
Louis Louvet.
