
Ephéméride Anarchiste
21 mars

Emile Maurin
(photo anthropométrique)
Le 21 mars 1913, mort de
Emile MAURIN (dit Elie MURMAIN) à Paris.
Militant anarchiste et photographe.
Né le 28 juillet 1862 à Marseille. Il fut
impliqué dans le
"procès des 66" et
condamné le 19 janvier 1883 à cinq ans de prison (par
défaut car Maurin s'était exilé à
Genève). Amnistié en 1889, il revient en France et
devient photographe ambulant sous le nom de Murmain, malgré de
gros problèmes de vue (il deviendra progressivement aveugle).
Ce métier ambulant lui servait à propager les
idées anarchistes. En 1891, il est condamné à
six mois de prison pour "excitation de soldat à la
révolte". A Grenoble, en 1907, il est à l'initiative
d'une Université Populaire.
Le 21 mars 1988, mort de
François-Charles CARPENTIER.
Militant anarchiste français et combattant antifasciste durant
la révolution espagnole.
Né le 28 octobre 1904 à Reims, il est le fils d'un
ouvrier tisseur. En janvier 1915, la famille se trouvant en zone
occupée, il est déporté avec son père et
interné dans un camp en Westphalie (Allemagne); mais n'ayant
que 10 ans, il est rapatrié par la Croix Rouge. A 12 ans, il
travaille dans les ateliers de tissage et de filature puis deux ans
plus tard dans les mines de Bruay-en-Artois. Il est ensuite docker
à Rouen. En 1924, il arrive à Paris, où il
travaille comme manutentionnaire aux Halles. Anarchiste depuis son
adolescence, il commence à militer avec les compagnons qui
éditent "Le
Libertaire".
Incorporé durant son service militaire dans un régiment
de tirailleurs, il est envoyé avec les troupes d'occupation en
Allemagne puis dans le Sud du Maroc face aux rebelles d'Abd-el-Krim.
Démobilisé en mai 1926, il rentre à Paris et
devient secrétaire du Groupe libertaire de Saint-Denis
(banlieue Nord). En 1928, il réside à Aubervilliers et
travaille comme livreur de charbon. Il rencontre Charles Ridel
(Louis Mercier Vega) avec qui il se lie. En
février 1934, au moment des émeutes fascistes, ils
assureront ensemble, revolver au poing, la garde de la Bourse du
Travail.
En 1936, ils partent rejoindre la Révolution espagnole, et
créent "le Groupe international de la Colonne
Durruti" qui affrontera de
très violents combats à
Perdiguera. Ils
retournent ensuite en France pour organiser la solidarité.
Mais Carpentier revient à Barcelone fin 1936 mandaté
par l'Union Anarchiste et correspondant du "Libertaire". Durant les
événements de mai 1937 à Barcelone, Carpentier
se battra contre les communistes qui tentent d'écarter
anarchistes et poumistes. Découragé par les trahisons
politiques et militaires, il rentre en France, sans illusion sur la
fin de la révolution. Avec Ridel ils collecteront pourtant
encore des armes qu'ils achemineront clandestinement à
Barcelone. Lors du congrès de l'Union Anarchiste, le 30
octobre 1937, ils quittent l'organisation en désaccord avec
les concessions accordées au front antifasciste espagnol
(alors que les communistes éliminent les compagnons).
Lorsqu'éclate la guerre en 1939, il est mobilisé, mais
son régiment est encerclé près de Boulogne par
les troupes allemandes. Pour éviter d'être fait
prisonnier, il déserte et parvient à rejoindre Paris.
En 1943, il finit par travailler au "Comité ouvrier de secours
immédiat". Après-guerre, il exercera à nouveau
divers emplois avant de créer une entreprise de transport. Il
retrouvera l'ami Ridel en 1946. Dans les années 1980, il
accordera un entretien aux historiens libertaires David Berry et Phil
Casoar.
"Pour moi il y a eu la famille et les
copains, et l'anarchie. Voilà tout ."

Le 21 mars 1919, en Hongrie.
Insurrection des Conseils avec la participation des anarchistes
à la Commune de Budapest. Les communistes s'empareront du
pouvoir de la nouvelle République, réprimeront les
révolutionnaires avant d'être balayés à
leur tour, début août,
par les armées réactionnaires tchécoslovaque et
roumaine, cette dernière occupant Budapest.

En-tête du numéro 4 de mars 1948 (doc. CIRA de Lausanne)
En mars 1948, sortie à la Havane (Cuba) de ce numéro quatre (sixième année de parution) du journal "Solidaridad" qui commente le succès du deuxième congrès national libertaire qui vient de se tenir à la Havane. L'article de tête y réaffirme que "La socialisation pour être effective doit être l'oeuvre des travailleurs organisés et non d'une bureaucratie.". Malheureusement, les révolutionnaires cubains ne tiendront pas compte de cet avertissement et se feront berner par la clique marxiste incarné par la figure du dictateur Castro.
