timbre cnt fai antifasciste

Timbre antifasciste de la CNT FAI
"Notre devoir? Ecraser le fascisme."

Ephéméride Anarchiste

4 août 

 

Juan Molina et Lola Iturbe

Lola Iturbe et Juan Manuel Molina (Juanel) à Toulouse dans les années 40.
Photo empruntée au livre : La Barcelona Rebelde (2003)

Le 4 août 1901, naissance de Juan Manuel MOLINA MATEO (dit JUANEL) à Jumilla (Murcia, Espagne).
Militant anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol.
Encore enfant, il travaille sur les terres de ses parents, et il n'a pas quinze ans quand il découvre l'anarchie à travers les livres. Membre actif du "Centro Obrero" (fondé en 1910), il y occupe la fonction de vice-président à l'âge de 18 ans. Il est détenu une première fois en 1919 (il le sera par la suite à dix-sept reprises). Il refuse d'accomplir les obligations militaires et, munis de faux-papiers, part pour Barcelone. Il y milite au sein des syndicats et des groupes anarchistes. Il sera membre du Comité national de la CNT et secrétaire de la Commission des relations nationales provisoires des groupes anarchistes lors du Plénum anarchiste catalan de 1922. Il collabore à la presse libertaire et fait la connaissance de la militante Lola Iturbe, qui devient sa compagne. Il travaille dans une coopérative de matériaux de construction à Granollers et Barcelone, et fabrique des bombes de façon artisanale, avant d'être contraint de fuir en France en 1926. Il sera secrétaire général des Groupes anarchistes de langue espagnole tout en travaillant dans le bâtiment, à Paris. Arrêté, il est interné dans différentes prisons avant d'être expulsé de France. Il rejoint alors Bruxelles et devient membre, aux côtés d'Ascaso et Durruti, du "Comité de Défense Anarchiste International" jusqu'en 1929, et collabore à "La Voz Libertaria". Au début de 1930, il retourne à Barcelone pour remplacer José Elizalde au secrétariat de la Fédération Anarchiste Ibérique (FAI) juqu'en 1935, sauf durant l'année 1932 qu'il passe en prison. Il dirige et administre les périodiques "Tierra y Libertad" et "Tiempos Nuevos". Arrêté le 19 juillet 1936, il est libéré le jour même par l'insurrection révolutionnaire. Il représente alors les libertaires dans le Comité des fournitures. A partir de mai 1937, il est nommé secrétaire adjoint à la défense de la Catalogne. Il refusera la charge de commissaire du tribunal militaire, mais servira de commissaire au sein du Xe et XIe Corps de l'armée républicaine.
Exilé en 1939 en France, il est délégué, cette année-là, de la Commission générale du Mouvement Libertaire Espagnol en exil (MLE) dans les camps de concentration du Sud de la France. Il est lié aux groupes d'action de Ponzán et Remiro. En Avril 1939 à Nîmes, avec Ponzán, ils préparent un plan d'intervention pour l'Espagne, mais celui-ci est rejeté l'année suivante par le Comité général du MLE, et sera la cause de la rupture avec Germinal Esgleas. Délégué de l'extérieur du Conseil National clandestin de Pallarols, il facilitera la fuite en France de nombreux persécutés du franquisme.
Détenu à plusieurs reprises entre 1940 et 1943, il est un des premiers à participer à la reconstruction de la CNT en France (présent dans les premiers plénums clandestins), puis sera le premier secrétaire général de la CNT en exil. Mais face aux divergences dans le mouvement, il refuse de présenter sa candidature de réelection au Congrès parisien de 1945, et se ralie au sous-comité pour lequel il est délégué en Espagne.
En février 1946, il passe clandestinement en Espagne, et assume le secrétariat du Comité national clandestin et de l'Alliance Nationale des Forces Démocratiques (ANFD). Arrêté en avril 1946, il est condamné à 15 ans de prison. Libéré en 1952, il revient en France et s'installe à Toulouse où, sans renier ses idées, il reste en dehors de l'activisme jusqu'en 1976, date à laquelle il va participer à la reconstruction confédérale de l'intérieur. Il meurt à Barcelone le 20 septembre 1984.
Outre sa participation à de nombreux titres de la presse libertaire espagnole, il est également l'auteur de : "El comunismo totalitario" (Mexico, 1982), "España libre" (compilation et traduction de l'oeuvre de Camus, Mexico 1966), "La insurrección anarquista del 8 de diciembre de 1934" (Barcelone 1934, avec Villar et Abad de Santillán), "El movimiento clandestino en España 1939-1949" (Mexico 1976), "Noche sobre España. Siete años en las prisiones de Franco" (Mexico 1958).


 

Le 4 août 2000, mort de Salvador CLEMENT, à Montélimar (Drôme).
Militant anarcho-syndicaliste.
Il est né en 1916, à Canal de Navarrés (province de Valencia, Espagne). Autodidacte et révolutionnaire, il milite au sein de la C.N.T, alors puissante organisation anarcho-syndicaliste. A Barcelone, quartier des Corts où il habite, il est le responsable de la programmation du cinéma Vallespir.
La révolution de juillet 1936 suscite un immense espoir, bientôt brisé par la guerre et les trahisons. Clement se réfugie en France. Les autorités parquent les milliers d'antifascistes qui franchissent les Pyrénées dans des camps de rétentions. Il parvient par la suite à se fixer en Ardèche où il travaille dans les mines, et fonde une famille. Il poursuivra son activité militante en France au sein de la CNT. Ces dernières années, il souscrivait encore au journal "Cénit". Il s'est éteint après une longue maladie.

 

Le 4 août 1931, naissance de Paul AVRICH.

 


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Logo actuel de la F.A.I

Le 4 août 1872, à Rimini (Italie), la Conférence nationale réunissant les sections italiennes de l'A.I.T, commence ses travaux. Les délégués, représentant 21 villes, répondent aux noms de : Cafiero, Costa, Fanelli, Malatesta, etc. La conférence se clôt le 6 août, après avoir pris la résolution de créer une "Fédération italienne de l'Internationale", qui deviendra la "Fédération anarchiste italienne" (F.A.I). Mais, en opposition avec le conseil général de Londres (marxiste), elle refuse de participer au congrès de La Haye prévu le 2 septembre. Elle devance par là même la future scission de l'Internationale entre autoritaires (marxistes) et antiautoritaires (anarchistes). En se rangeant avec ces derniers, elle donnera naissance à un important mouvement anarchiste organisé.

 

 

fil bombe

 

gravure de l'attentat d'Aniche

L'attentat d'Aniche vu par "Le Petit Journal" du 18 août 1895.

Le 4 août 1895, à Auberchicourt (près d'Aniche, Nord) alors qu'un banquet réunissant plus de quatre mille couverts est organisé pour fêter le cinquantième anniversaire de l'entrée du directeur Mr. Vuillemin, à la Compagnie des mines d'Aniche, Clément Delcoux, un anarchiste, ancien mineur renvoyé pour fait de grève en 1893, tire plusieurs coups de revolver sur Mr. Vuillemin qui sortait de la messe solennelle, entouré d'un groupe d'ingénieurs et d'actionnaires, l'atteignant à quatre reprises. Mais au moment où l'on se précipite pour désarmer Delcoux, celui-ci laisse échapper volontairement ou non, une bombe, qu'il transportait sur lui, celle-ci en explosant provoque sa mort et fait plusieurs blessés parmi les personnalités invitées. Le Directeur, âgé de 74 ans, se remettra quant à lui de cet attentat.

 

 

fil chouette

 

journal "Voice of Labour"

En-tête du numéro du 4 août 1907

En 1907, à Londres (Angleterre), sortie du journal "Voice of Labour" (La Voix du Travail), journal syndicaliste révolutionnaire "pour tous ceux qui travaillent et pensent". Hebdomadaire publié par Thomas Keell, conjointement au journal "Freedom" et auquel collaborera en particulier John Turner. En 1916, durant la guerre, une article constestant la nouvelle loi sur la conscrition vaudra à Thomas Keell et à sa compagne Lilian Wolfe d'être condamnés à quelques mois de prison.

 

 

 fil bombe

 

Le 4 août 1920, à Valence (Espagne), l'ex-gouverneur de Barcelone, José Maestre de Laborde, comte de Salvatierra (responsable de la mort d'une trentaine de syndicalistes victimes de la "ley de fugas") tombe sous les balles d'un groupe d'action anarchiste. La marquise de Tejares trouvera également la mort dans cet attentat que la police attribuera aux anarchistes Ramón Casanellas et Pedro Mateu.