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Ephéméride Anarchiste

29 janvier 

 



Maurice Joyeux

Le 29 janvier 1910, naissance de Maurice JOYEUX, à Paris.
Figure marquante de l'anarchisme français.
Il milite très jeune et s'engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire. Il raconte leurs premières actions dans le livre "Consulat Polonais". L'attaque de ce Consulat lui vaut 1 an de prison, en 1933. Il adhère à l'Union Anarchiste en 1935, et est condamné à six mois de prison pour violence à agents. En 1936, il participe aux occupations d'usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences.Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s'évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre "Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.
Dès la libération, il s'emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l'édition du "Libertaire". Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à Paris "Le Château des brouillards". En décembre1953, c'est la scission. Georges FONTENIS, qui avait crée "l'Organisation Pensée Bataille" (O.P.B) à l'intérieur même de la Fédération Anarchiste, provoque son éclatement en plusieurs nouvelles organisations (dont la F.C.L (Fédération communiste libertaire). Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A autour du nouveau journal "Le Monde Libertaire" et de sa librairie qui verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68.
Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le "Groupe Louise Michel", il crée "La Rue", revue d'expression culturelle libertaire.
En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris).
Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs "Sous les plis du drapeau noir", et "Souvenirs d'un anarchiste".

 

 

Le 29 janvier 1864, naissance d'Amédée PAUWELS, dit RABARDY.
Anarchiste belge, dynamiteur malchanceux.
Ouvrier corroyeur et ami de
Paul Reclus, celui-ci le fera embaucher aux Soudières de la Meurthe à Varangeville (où il partage sa chambre avec l'anarchiste Elisée-Joseph Bastard). Il se fixe ensuite à Saint-Denis (banlieue Nord de Paris) où les anarchistes sont très actifs. A la suite des affrontements du 1er mai 1891 à Clichy, il est expulsé du territoire, mais il retournera en France pour commettre des attentats.
Le
15 mars 1894, il meurt dans l'explosion anticipée de la bombe qu'il transportait à l'intérieur de l'église de la Madeleine à Paris.
Le
20 février 1894, deux attentats intervenants quelques jours après l'exécution d'Auguste Vaillant et les rafles policières du 17 février, lui sont également attribués.

 

Germaine Greer en 2001

Le 29 janvier 1939, naissance de Germaine GREER à Melbourne (Australie).
Ecrivaine, scénariste, anarcho-féministe australienne.
Elle effectue des études universitaires à Melbourne puis s'installe à Sidney où elle commence à fréquenter le milieu de la contre-culture australien, et en particulier les anarchistes partisans de la révolution sexuelle. Elle préconise une entière liberté sexuelle pour les femmes et s'attaque au mariage et à la famille. Après avoir obtenu une thèse sur Byron, elle obtiendra son doctorat à l'Université de Cambridge (Angleterre). En 1970 elle entame avec "La femme ennuque" (best-seller international) une carrière d'écrivaine féministe engagée.
En 1997, Christine Wallace lui a consacré une biographie : "Greer, la musaraigne indomptée"
"Si nous étions sexuellement libérées, il n'y aurait pas de président, de police, de bidules, de gouvernements. Le premier devoir d'une femme libérée est d'inventer la forme de sa révolte individuelle, celle qui exprimera le mieux sa propre indépendance et son originalité. (...) Avant tout , les femmes doivent refuser de s'engager dans des relations sanctionnées pas la société, telles que le mariage."
Dans un entretien en mai 1974.

 

 

Le 29 janvier 1944, mort de Gérard DUVERGE, dit Fred DURTAIN, dit CHEVALIER




 

 land and freedom

Le 29 janvier 1911, au Mexique, en Basse Californie, offensive du parti libéral mexicain de Ricardo Flores Magon (mouvement révolutionnaire libertaire qui a pour devise "Tierra y Libertad"). La ville de Mexicali est conquise sous la conduite de Simon BERTHOLD et Jose Maria LEYVA. La révolution s'étend aux autres provinces du Mexique. Les Magonistes, aidés par de nombreux internationalistes auxquels se joignent des membres de l'I.W.W vont, durant cinq mois, faire vivre "La Commune de Basse- Californie", expérience de communisme libertaire : abolition de la propriété, travail collectif de la terre, formation de groupes de producteurs, etc.

 

tiempos nuevos

En-tête du numéro 5 du 26 février 1925 (doc. Cira Lausanne)

Le 29 janvier 1925, sortie à Paris du premier numéro de "Tiempos nuevos" (Temps nouveaux). Hebdomadaire d'éducation et de Lutte en langue italienne publié dans les locaux de la "Librairie Internationale" sise 14 rue Petit à Paris (19ème). Le premier gérant en sera le militant français Séverin Ferandel.

 

journal vida

En-tête (qui est en fait un bas de page) du numéro 26 du 15 octobre 1938 (doc. Cira Lausanne)

Le 29 janvier 1938, sortie à Valencia (Espagne) du premier numéro du journal "Vida"(Vie) Organe de la Fédération Régionale des Paysans du Levant. Ce journal anarcho-syndicaliste paysan de la CNT, sortira jusqu'à la déroute républicaine en février 1939 (42 numéros parus). A noter que plusieurs journaux ont porté ce nom à Valence (un en 1904 et un autre 1936 à 1938).

 

affiche du Forun Social Alternatif

Du 23 au 29 janvier 2006, à Caracas (Vénezuela), réunis à l'occasion du "Forum Social Alternatif" des anarchistes d'Amérique Latine mais aussi d'Allemagne, du Canada, d'Espagne, de France, d'Italie et des USA, signent une Déclaration libertaire commune qui réaffirme "le rejet de toute forme de domination et d'oppression (...) et condamne le régime capitaliste et l'organisation étatique de la société, ainsi que le militarisme, l'impérialisme, le patriarcat, le racisme, les différentes formes d'emprisonnement, la dégradation de l'environnement, la domination de cultures prétendues supérieures et tout ce qui suppose qu'un être humain puisse être au-dessus d'un(e) autre.
Au contraire, amant(e)s de la liberté jusqu'à la luxure, nous ne nous lasserons pas de partager notre inspiration pour les valeurs libertaires, égalitaires et solidaires qui permettent la construction d'une société véritablement socialiste; une société organisée sur des bases autogestionnaires, fédératives, de démocratie directe et bien au-delà des frontières étatiques artificielles."

Extrait de la déclaration.