Couverture de "L'Homme et la Terre" d'Elisée Reclus en espagnol
(ouvrage traduit pas Anselmo Lorenzo et publié par "L'Escuela Moderna" de Barcelone
Ephéméride Anarchiste
15 mars
Elisée Reclus
(photo Nadar)
Le 15 mars 1830, naissance
d'Elisée RECLUS à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde).
Géographe, théoricien du mouvement libertaire et
militant anarchiste.
Issue d'une famille protestante, Elisée Reclus fait ses
études de géographe à Berlin, avant de parcourir
le monde. En 1871, il prend une part active à la
Commune de Paris. Arrêté les
armes à la main, il est condamné à la
déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au
soutien de la communauté scientifique, sa peine sera
commuée, le 3 février 1872, à dix ans de
bannissement. Il rejoint alors son frère
Elie (également
anarchiste et communard) en Suisse, et participe activement à
la Fédération
Jurassienne, avec Bakounine et
James Guillaume. En 1877, il
rencontre Pierre Kropotkine, qui
deviendra son ami. Après la Suisse, c'est en Belgique,
à Ixelles (près de Bruxelles) qu'Elisée Reclus
s'installe. Très actif, c'est sous son impulsion qu'une
Université Nouvelle est créé, ainsi qu'un
Institut des Hautes Etudes (en 1894) dans lequel il enseignera.
Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à
de nombreuses revues, brochures et journaux :
"Le Révolté",
"L'Insurgé", "Le Cri du Peuple", etc. Mais il est surtout
l'auteur de l'extraordinaire "Géographie Universelle" (19
volumes), et de "L'Homme et la Terre" (6 volumes), ouvrages de
géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l'homme et
de son environnement, et aborde des sujets très variés
(éducation, naturisme, etc.). Elisée Reclus meurt le 4
juillet 1905. Le dernier volume de "L'Homme et la Terre" ne sortira
qu'après sa mort (édité par son neveu
Paul Reclus).
"Celui qui commande se
déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui
naît de la hiérarchie sociale est forcément
corrompue."
Elisée Reclus.
Jean Meckert
Le 15 mars 1995, mort de
Jean MECKERT dit Jean ou John AMILA. Né le 24 novembre 1910
à Paris.
Ecrivain libertaire et antimilitariste.
Il exerce de nombreux petits métiers avant de se consacrer
à la littérature. Son premier roman "Les coups" (1941)
sera remarqué par Gide et Queneau. Tout comme dans ses romans
suivant, il y met en scène des gens ordinaires aux prises aux
difficultés de la société. En 1950, à la
demande de Marcel Duhamel, il se lance, sous le pseudonyme de John
Amila, dans la littérature policière. Une vingtaine de
romans verront le jour dans la "Série Noire", dont les plus
marquants sont "La lune d'Omaha", "Noces de soufre", "Pitié
pour les rats (1964), "Le boucher des Hurlus" (1982), etc. En 1971,
"La vierge et le taureau",roman écrit après un
séjour à Tahiti, dénonce les méfaits
militaires (expériences atomiques et bactériologiques).
Cela lui vaudra une agression : laissé pour mort, il en
conservera une longue amnésie. Ses livres sont tous empreint
d'un esprit libertaire et antimilitariste.
"Je ne sais pas si je suis
anarchiste, mais j'en ai les idées. Mon père
était un anarchiste, il a déserté en 14-18.
(...)"
(in "le Monde Libertaire" du 3
décembre 1987)
Vue des dégâts produits à l'intérieur de la Caserne par l'explosion
Le 15 mars 1892, à Paris, une bombe explose à la Caserne Lobau, elle ne fait que des dégâts matériels. Même si l'auteur de cet attentat ne sera jamais identifié, cette explosion intervient entre les deux attentats de Ravachol le 11 mars 1892, Bd St-Germain, et le 27 mars, rue de Clichy.
L'explosion prématurée de la bombe de Pauwels
Le 15 mars 1894, Paris.
Attentat à l'église de la Madeleine. L'anarchiste belge
Amédée PAUWELS y
trouve la mort (la bombe en sa possession explose
prématurément au moment où il ouvre la porte
à tambour). Pauwels sera soupçonné d'avoir
déposé les bombes du 20
février 1894, rue Saint-Jacques et rue du Faubourg
Saint-Martin. Il aurait utilisé les bombes fabriquées
par Emile Henry .
En-tête du numéro du 15 février 1919
Le 15 mars 1918, sortie du
journal bimensuel "la
Mêlée" Libertaire - individualiste -
éclectique. Le journal fait suite à
"pendant la mêlée"
et à "par delà la mêlée" (journaux
publiés pendant la guerre). L'administrateur et gérant
en est Pierre Chardon. Le journal
s'arrêtera en février 1920.
"L'anarchisme n'est pas une question de
classes, il relève de tout individu - ouvrier ou non -
à qui la liberté est chère ".
Epigraphe
En-tête du premier numéro
Le 15 mars 1921, sortie
à Bagnolet (93) du premier numéro du mensuel "La Jeunesse Anarchiste" Organe de la
Fédération des Jeunesses Anarchistes. Le journal
s'arrêtera en 1922 après 12 numéros. Un journal
portant ce titre sera repris à Paris après-guerre, en
1946-47.
Affiche de la revue
Le 15 mars 1925, sortie
à Paris du premier numéro de la revue crée par
le Dr Pierrot et
Paul Reclus "Plus
Loin". Cette importante revue mensuelle, gérée
par Charles Desplanques puis par
Lucien Haussard, publiera
jusqu'à la déclaration de guerre (1939) 169
numéros. En 1946 le titre réapparaîtra pour seulement deux numéros.