couverture livre La pedagogia obrerista de la imagen

Couverture du livre de Enric Olivé:
La pedagogia obrerista de la imagen.
Dessin F. de Cidon

Ephéméride Anarchiste

1er juin

 

Le 1er juin 1873, naissance d'Albert LAISANT à Tours (Indre-et-Loire).
Militant anarchiste, franc-maçon et pédagogue libertaire.
Il est le fils de Charles Ange Laisant. Sa rencontre avec Sébastien Faure lui fait découvrir l'anarchisme, idéal qu'il fera partager à son père, et qu'il donnera en "héritage" à ses deux fils, Maurice et Charles. Outre son "prosélytisme familial", il se consacrera à la franc-maçonnerie à laquelle il avait été initié en 1916. Il dirigea pendant plusieurs années l'Orphelinat maçonnique, et le rénova en introduisant des méthodes pédagogiques modernes, mais des manquements lui ayant été reprochés dans la gestion matérielle de l'orphelinat, il demissiona de ses fonctions.
Il est mort à Asnières (Hauts-de-Seine), le 23 novembre 1928.
Il a collaboré à de nombreux journaux dont "Le Progès civique" et "l'Ére nouvelle" et a laissé plusieurs ouvrages : "L'Education de demain" brochure publiée par la Colonie communiste d'Aiglemont en 1906. un livre pour enfants "Magojana" et des poésies (inédites).
"On peut dire que faire l'éducation d'un enfant, c'est faire de lui un être libre. La liberté seule lui donnera l'énergie nécessaire pour poursuivre utilement ensuite ce travail incessant sur soi-même, qui nous perfectionne et nous modifie continuellement (...)"
In "L'Education de demain" (1906)

 

mario buda

Mario Buda

Le 1er juin 1963, mort de Mario BUDA, à l'hôpital de Savignano (Italie).

travaux




fil

 

Chicagoer Arbeiter Zeitung

En-tête du journal du 4 mai 1886

Le 1er juin 1876, sortie à Chicago (USA) du premier numéro du "Chicagoer Arbeiter-Zeitung" (Journal des travailleurs de Chicago, en langue allemande). D'abord organe socialiste, le journal va progressivement évoluer vers l'anarchisme avec l'arrivée d'August Spies et de Michael Schwab. Tous deux seront victimes en 1886-87, de la répression (Haymarket). A partir de 1894, le journal sera publié par Max Baginski jusqu'aux environs de 1907. Il retournera ensuite dans le giron socialiste.

 

 

fil yeux

 

carte postale de Libertaire Plage

Carte postale photo d'un groupe de vacanciers devant la "Libertaire-Plage" (plaque sur la villa),
présence des journaux "l'anarchie" et "Le Libertaire".

Le 1er juin 1905, à Chatelaillon (Charente-Maritime). Après la colonie de vacances pour tous "Le Rayon de Soleil" des socialistes, c'est au tour des anarchistes d'ouvrir une colonie de vacances libertaires, sous le nom de "Libertaire-Plage". L'initiative en revient au compagnon BRUNIA, pêcheur et ostréiculteur installé depuis six ans à Chatelaillon. Selon l'annonce faite dans "Les Temps Nouveaux" du 6 mai 1905, elle ouvre durant les mois d'été du 1er juin au 1er octobre. Le séjour des colons est limité à 25 personnes par quinzaine, pour cette première année. Le prix journalier en pension complète est de 2 francs par personne (1fr. pour les enfants de moins de 10 ans). Prix modique quand on le compare au prix d'un verre d'absinthe, d'environ 25 centimes.
Cette "Libertaire-Plage" sera fréquentée par les anarchsites individualistes parisiens du journal "l'anarchie", Anna Mahé évoque d'ailleurs très précisément le compagnon Brunia qui se charge de la cuisine.
On ignore le nombre d'années que dura cette expérience de centre de vacances libertaires.

 

 fil chouette

 

journal revolucion  

En-tête du premier numéro

Le 1er juin 1907, à Los Angeles. Alors que sa tête est mise à prix pour 25 000 dollars, Ricardo Flores MAGON sort clandestinement, avec Antonio I. VILLARREAL, le premier numéro de "Revolución".

 

fil chouette

 

la vie anarchiste

En-tête du journal

journal "La vie Anarchiste"

En-tête du numéro 25 de juin 1914

Le 1er juin 1911, sortie à Reims du premier numéro du mensuel "La Vie Anarchiste" Libre Tribune anarchiste. Le gérant est H. Richard, puis à partir de mars 1912 Georges Butaud, qui l'éditera dans la communauté de Bascon, dans l'Aisne, puis enfin à St-Maur-des-Fossés (Région parisienne). Le journal s'arrêtera à la déclaration de guerre en août 1914. "Ce ne sont pas les chaînes qui font l'esclave, mais sa mentalité spéciale". N.Gogol. Epigraphe du premier numéro.

 

 

fil chouette

 

journal "Haro!"

Couverture du numéro 2 du 20 juillet 1919 (première série d'après-guerre).
"La voie triomphale" gravure d'Albert Daenens

En juin 1913, à Uccle-Bruxelles (Belgique), sortie du premier numéro du journal "Haro !" mensuel publié par l'illustrateur Albert Daenens, regroupant des artistes et littérateurs d'avant-garde. Sept numéros sortiront jusqu'en janvier 1914. Le journal reparaît après-guerre, le premier numéro date du 5 juillet 1919, il est alors bimensuel, douze numéros paraîtront jusqu'au 20 juin 1920. Une troisième série voit encore le jour entre octobre 1927 et février 1928 (cinq numéros).

 

 

fil chouette

 

le bulletin libertaire

En-tête du premier numéro (doc. Cira de Lausanne)

Le 1er juin 1921, sortie à Bruxelles du premier numéro du "Bulletin Libertaire" Organe du groupe Libertaire de Bruxelles. Seuls deux numéros de ce journal publié par Ernestan sont connus.

 

 

fil lierre

 

gala de Léo Ferré

Affiche du gala de Léo Ferré

Le 1er juin 1991, au Palais des Sports de Paris, dans une salle comble se déroule le gala exceptionnel de Léo Ferré en soutien à Radio Libertaire.

"Ils ont un drapeau noir / en berne sur l'Espoir / et la mélancolie / pour traîner dans la vie / des couteaux pour trancher / le pain de l'Amitié / et des armes rouillées / pour ne pas oublier /
Qu'y'en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent / et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous / joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout / Les anarchistes."

"Ce cri qui n'a pas la rosette / cette parole de prophète / Je la revendique et vous souhaite / Ni dieu ni maître..."

demi soleil