Le 21 février 1868, naissance d'Attilio CINI à Dosolo (Italie).
Anarchiste italien.
Il figure à la 145e place dans "l'Etat signalétique des anarchistes étrangers, d'avril 1903" de la Sûreté Générale (699 noms recensés, par liste alphabétique, pour la plupart italiens). On y trouve sa date et son lieu de naissance, sa description physique, sa profession : mosaïste, ainsi que le nom de son père : Mansueto Cini. Mais la police avoue ignorer son lieu de résidence en 1903, et ne nous renseigne pas davantage sur ses activités d'anarchiste.
Des recherches ultérieures nous apprennent que sa mère serait morte à sa naissance. En 1905, il épouse une française de Normandie, Marie Dauverchin, avec laquelle il aura quatre enfants qui naîtront tous dans des lieux différents : Yvonne à Longwy en 1910, Edmond à Turin (où Attilio avait encore de la famille), Suzanne en Mayenne en 1913. Quant à Maurice (le dernier) il naîtra fortuitement à Montélimar sur la route de l'Italie, alors que la guerre vient d'éclater.
En 1915, Attilio s'installe à Turin avec ses deux aînés, tandis que Marie retourne en Normandie avec les deux plus jeunes. Deux ans plus tard le couple se reformera. Mais malade, Attilio meurt en 1926, d'un cancer à l'estomac. Avant de mourir, il laisse à ses enfants un manuscrit que sa femme Marie -qui avait semble-t-il des idées plus conformistes- détruira, privant ses enfants comme nous-mêmes d'informations sur ce que pouvait être la vie et les activités d'un mosaïste anarchiste entre l'Italie et la France et la raison pour laquelle il figurait sur ce registre signalétique des anarchistes de la police française.
La graine de l'anarchie a poursuivi son chemin, sautant une génération, elle germera en la personne de Gilbert Roth, militant bien connu du CIRA de Marseille et de celui du Limousin, qui n'est autre que le petit-fils d'Attilio CINI et le fils d'Yvonne (décédée en 1976).
En-tête du fichier d'avril 1903, du Ministère de l'Interieur (4ème Bureau) "Etat signalétique confidentiel des anarchistes étrangers non explusés résidant hors de France"
Felisa de Castro (à Bordeaux en 1943)
Le 21 février 1898,
naissance de Felisa De CASTRO SAMPEDRO, à Belver de los Montes
(Zamorra).
Militante anarchiste et anarcho-syndicaliste féminine
espagnole.
Consciente de la nécessité d'une organisation
spécifiquement féminine au sein du mouvement
libertaire, elle intègre dès sa création, au
début de 1935, le groupe "L'Agrupación Cultural
Femenina" qui donnera des conférences et un meeting, avant de
rejoindre en 1936 le mouvement "Mujeres Libres". Après la
déroute, elle s'exile en France où elle retrouve
d'autres compagnes de la CNT et de
Mujeres Libres (en particulier
Pepita Carpena et Pilar
Grangel), parquées comme elle à
Clermont-l'Hérault. En 1943, elle séjourne à
Bordeaux.
Elle est morte le 16 novembre 1981, à Caracas, Venezuela.
Le 21 février 1894,
le journal d'Emile POUGET "Le
Père Peinard" arrête sa publication à
son 253 éme numéro, victime des
"Lois
scélérates". Avec lui, de nombreuses autres
publications libertaires disparaissent, et les anarchistes sont
poursuivis par la justice (Procès
des trente).
Le 21 février 1919,
à Munich, le socialiste Kurt Eisner, acteur de la
révolution de Bavière et président de la
république des conseils, est assassiné par
l'extrême droite. Le conseil central de la république,
composé de 11 membres dont l'anarchiste
Erich MUHSAM, décrète la
grève générale et l'état de
siège.
En-tête de ce premier numéro ( doc. Mundaneum, Mons, Belgique)
En février 1937, sortie à Montevideo (Uruguay) du premier numéro de "Resurgimiento" (Renaissance). Publication anarchiste, Organe du Groupe libertaire " Nuevos rumbos" (Nouveau cap).