alamach de la révolution 1903

Couverture de l'Almanach de la Révolution pour l'année 1903.

Bienvenue dans l'Ephéméride anarchiste

1er janvier

 

Augustin Souchy

Augustin Souchy

Le 1er janvier 1984, mort d'Augustin SOUCHY.
Grande figure de l'anarchisme allemand.
Il est né le 28 août 1892. Il devient anarchiste très jeune, à la lecture de G. Landauer. En 1914, il est insoumis, et se réfugie en Suède où il est arrêté pour diffusion de tracts contre la guerre. En prison, il écrit un livre sur Landauer (assassiné le 2 mai 1919). De retour en Allemagne, fin 1919, il devient le rédacteur du journal de la F.A.U.D "Der Syndicalist". En 1920, il se rend en Russie, au congrès de la IIIème Internationale. Lors de ce séjour, il rencontre Kropotkine, chez qui il résidera. A son retour, il écrit un livre très critique sur le régime soviétique. En 1922, il est un des trois secrétaires de la nouvelle A.I.T et se chargera de la rédaction de la revue "Die Internationale" A la prise du pouvoir par Hitler, il se réfugie en France.
Il est à Barcelone en juillet 36 et participe dès les premiers jours à la révolution espagnole. En 1939, il se réfugie en France, puis au Mexique où il travaille pour les syndicats.Il retournera en Allemagne en 1950. Il nous laisse de nombreux ouvrages: "Attention anarchiste : une vie pour la liberté"; "Comment vivent le paysan et l'ouvrier en Russie?", "Nuit sur l'Espagne"; "La révolution sociale en Espagne"; "Amérique Latine: entre généraux paysans et révolutionnaires", etc.

 

sara berenguer

Sara Berenguer en 1937

Le 1er janvier 1919, naissance de Sara BERENGUER LAOSA, à Barcelone.
Militante féminine libertaire, et poétesse.
Elle est née dans une modeste famille ouvrière, son père est maçon et militant libertaire. A treize ans, elle commence à travailler dans une boucherie de marché, mais révoltée par l'exploitation et le machisme, elle quitte plusieurs emplois successivement. Elle n'a que 17 ans, le 19 juillet 1936, lorsqu'éclate la révolution. Alors que son père part se battre sur le front, elle s'investit dans la lutte. De secrétaire pour le "Comité Révolutionnaire", elle se retrouve un jour responsable de la distribution des armes. Le soir, elle milite au sein des "Jeunesses Libertaires" et donne des cours aux enfants des rues. Mais de 1937 à 1938, la révolution est grignotée par la guerre; elle s'engage dans une section de S.I.A ( Solidarité Internationale Antifasciste) où elle se démène sans compter. En octobre 1938, elle rejoint le mouvement féminin "Mujeres Libres" puis s'occupe du secrétariat régional. Mais "la Generalitat" (gouvernement autonome catalan) obéissant maintenant aux communistes, exige la restitution du "Casal" (maison de la femme ouvrière) dirigé par la militante Amparo Poch y Gascon. Les gardes d'assaut reprennent le local où s'étaient retranchées Sara et ses compagnes. En janvier 1939, c'est l'exode vers la France, elle poursuit son travail pour S.I.A à Perpignan puis à Béziers, où elle tente de secourir les internés des camps, dont son compagnon Jésus Guillén. Dans une situation très précaire, elle ne cesse pas la lutte pour autant, malgré la naissance de deux enfants. Après la libération, avec Jésus, elle poursuit son action au sein de la C.N.T en exil. Ils en seront exclus en 1965, pour leur soutien aux jeunes activistes antifranquistes que le mouvement sclérosé ne reconnaît plus. Mais elle ne se laisse pas abattre et, en 1965, elle reprend avec Suceso Portales, la rédaction de la revue "Mujeres Libres". Sa maison, près de Béziers, reste un lieu de rendez-vous des anarchistes. Elle se consacre alors à la poésie et à la rédaction d'un récit autobiographie "Entre el Sol y la Tormenta"(1988).
Sara Berenguer s'est eteinte le 8 juin 2010.
Lire : la brochure "Graine d'ananar", écrite par Jacinta Rausa qui lui est consacrée.

 

Fritz Brupbacher

Le 1er janvier 1945, mort de Fritz BRUPBACHER à Zurich (Suisse).
Médecin, militant socialiste libertaire et antimilitariste suisse.
Il naît le 30 juin 1874 à Zurich, dans une famille aisée. Après des études de médecine à Genève puis une formation en psychiatrie à Paris, il ouvre en 1901 son cabinet dans un quartier ouvrier de Zurich. Militant socialiste révolutionnaire dès 1898, il fréquente le milieu libertaire et devient notamment l'ami de James Guillaume, de Kropotkine de Vera Figner et de Pierre Monatte. Membre du Parti socialiste, mais antimilitariste (il prendra part en 1905, à la création de la Ligue antimilitariste) et partisan d'un syndicalisme révolutionnaire, il est l'objet de vives critiques au sein du parti et est poussé à la démission en 1920. Il rallie alors (en 1921) le Parti Communiste Suisse et se rend à plusieurs reprises en Russie, mais n'ayant pas abandonné son esprit critique et ses idées libertaires, il se heurte aux dirigeants staliniens qui lui rendent la vie impossible. En 1932, il "s'évada de la cellule" selon sa propre expression. Il militait également depuis les années vingt avec sa compagne Paulette dans le mouvement néo-malthusien, pour le droit à l'avortement ou à une libre sexualité.
En 1932, il publie une introduction à "La confession" de Bakounine (traduite du russe, par Paulette). Il est également l'auteur de "Marx et Bakounine", "Bakounine ou le démon de la révolte", ainsi que de nombreuses brochures et d'une autobiographie "60 ans d'hérésie", etc.
"Bakounine redeviendra actuel le jour où l'homme commencera à trouver insupportables le despotisme bourgeois et le despotisme prolétarien".

journal ribelliamoci

En-tête de ce numéro unique de "Ribelliamoci!" (Rebellons-nous!) publié à Zurich le 1er mai 1906 par Fritz Brupbacher
qui lance un appel aux travailleurs (en allemand, français et italien), pour s'opposer à la répression des autorités suisses qui tentent d'expulser les camardes italiens réfugiés en Suisse.


 



Michel Onfray

Le 1er janvier 1959, naissance de Michel ONFRAY, à Argentan (dép. de l'Orne).
Philosophe hédoniste et libertaire, professeur et écrivain.
Issu d'une modeste famille ouvrière, il est placé à 10 ans en pension dans un orphelinat religieux, ce qui fera de lui un révolté. Durant l'adolescence, il découvre les penseurs libertaires et expérimente la dure réalité de la condition ouvrière en travaillant dans une fromagerie industrielle. Il poursuit ensuite des études de philosophie et obtient un doctorat. A partir de 1983, il commence à enseigner la philosophie dans un lycée technique de Caen.
En 1987, il est victime d'un infarctus, il se met ensuite à écrire et à publier. En 1989, un premier ouvrage: "Le Ventre des philosophes" voit le jour, suivi rapidement de nombreux autres essais: "L'Art de jouir"(1991), "La sculpture de soi"(1993), "Politique du rebelle"(1997), etc. Il revendique ouvertement dans ses livres et dans des articles de presse son anarchisme individualiste, amour-libriste, et même son refus de procréer, mais ne remet pas en cause le principe électoral.
En Juin 2002, il démissionne de l'Education nationale qu'il juge féodale et policière "La haine de Mai-68 n'a jamais été aussi vivace qu'aujourd'hui. l'Education nationale semble préparer un retour aux vieilles valeurs." Renouant avec l'histoire de la pédagogie libertaire, il crée 4 mois plus tard, à Caen, une "Université populaire" ouverte à tous et entièrement libre et gratuite. Elle a pour but de "démocratiser la culture, vécue comme auxiliaire de la construction de soi, non comme une occasion de signature sociale".
Il élabore dans son oeuvre une philosophie hédoniste et individualiste libertaire inspirée de Nietzsche et des philosophes antiques ou plus près de nous de Georges Palante.
"L'autorité m'est insupportable, la dépendance invivable, la soumission impossible"

In: "Politique du rebelle, Traité de résistance et d'insoumission" (1997)
Cependant, en entrant dans l'arène politique et politicienne (élections 2007), il se déconsidère auprès des anarchistes.

 

 

Le 1er janvier 1875, naissance de René de MARMANDE

 

Le 1er janvier 1881, mort d'Auguste BLANQUI

 

Le 1er janvier 2000, mort d'Arthur LEHNING

 

fil chouette




Le 1er janvier 1888, sortie à New York (USA), du premier numéro du mensuel "L'Anarchico" Organe du groupe socialiste-anarchiste-révolutionnaire italien "Carlo Cafiero". Mensuel, il n'aura que six numéros, mais reste le premier journal anarchiste italien paru aux Etats-Unis.

 

 

fil zig


Arrestation d'Elie Reclus.

Le 1er janvier 1894, tous les commissaires de police de France se sont rendus munis de mandats de perquisitions chez les anarchistes connus et ont procédés à de nombreuses arrestations. Le pouvoir qui a fait voter les premières lois scélérates, va poursuivre durant l'année 1894 un intense répression contre les idées anarchistes et ceux qui s'en réclament. Ceux qui échapperont à ces rafles n'auront comme alternative que de rentrer dans la clandestinité ou de fuir à l'étranger, en particulier en Angleterre. Les principaux militants ayant été arrêtés seront jugés lors du "Procès des trente".

 

 

fil chouette

 

journal "La Rivolta"

En-tête du journal "La Rivolta"

Le 1er janvier 1910, à Pistoia (Toscane, Italie), sortie du premier numéro du journal "La Rivolta" (La Révolte), hebdomadaire sortant le samedi, publié par Ettore Bartolozzi et Tito Eschini. Douze numéros de cette publication sortiront jusqu'au 26 mars 1910.

 

 

 fil lierre

 

Le 1er janvier 1911, ouverture à New-York d'une "Modern school" ( Ecole Moderne ) fondée par l'association Ferrer, avec l'aide d'Emma Goldman et d'Alexandre Berkman. Elle éditera à partir de 1912 la revue "Modern School magazine".

 

 

fil chouette

 

pensiera e volonta

Couverture du premier numéro

Le 1er janvier 1924, sortie à Rome du premier numéro de la revue "Pensiero e Volontá" (Pensée et Volonté). Cette revue d'études sociales et de culture générale dirigée par Errico Malatesta et paraissant toutes les quinzaines, sera publiée jusqu'au 10 octobre 1926. Luigi Fabbri, Camillo Berneri, Carlo Molaschi ou encore Carlo Frigerio y collaboreront.

 

 

 

fil chouette 

 



Couverture du numéro 447 de février 1960

Le 1er janvier 1925, sortie à Paris du premier numéro de la Revue syndicaliste révolutionnaire "La Révolution prolétarienne" . Créée par Pierre Monatte , cette revue (bimensuelle puis mensuelle) fidèle à l'esprit de la "Charte d'Amiens" se tiendra à l'écart de l'influence des partis politiques comme des ingérences de l'Etat ou du patronnat. Elle n'est donc pas spécifiquement anarchiste, mais de nombreux compagnons y collaboreront dont en particulier Louis Mercier, Nicolas Faucier, Robert Louzon, etc.
Contrainte au silence, elle cesse sa parution le 10 août 1939, mais reparaît à partir de 1947 jusque dans les années quatre-vingt.

 

 

 

 fil chouette

 

journal trait d'union libertaire

En-tête du premier numéro
(doc. CIRA Lausanne)

Le 1er janvier 1928, sortie à Paris du bulletin "Le Trait-d'Union Libertaire". Publié par des dissidents de "L'Union Anarchiste Communiste" il annonce en fait l'assemblée constitutive de "L'Association des Fédéralistes Anarchistes" (A.F.A). Pierre Lentente et Sébastien Faure en sont les principaux responsables.
"Le véritable anarchiste ne veut ni commander, ni obéir. Ennemi de toute autorité, il ne veut pas plus exercer celle-ci que la subir." Epigraphe.

 

 

 fil chouette

 

journal l'éveil social

En-tête du numéro 29 de mai 1934 (doc. CIRA de Lausanne)

Le 1er janvier 1932, sortie à Aulnay-sous-Bois (dép. Seine-St-Denis) du premier numéro du mensuel anarchiste "L'Eveil Social" Journal du peuple. Le gérant en est Mohamed Sail qui cédera sa place à Sylvain Chevalier quand Sail sera arrêté pour propagande antimilitariste dans les colonies d'Afrique du Nord. En mai 1934, le journal fusionnera avec "Terre Libre".

 

 

 fil yeux

 

solidarité avec les zapatistes

"Hier, aujourd'hui et pour toujours SOLIDARITÉ avec les communautés zapatistes"
Illustration de Santiago Armengod

Le 1er janvier 1994, au Mexique. Soulèvement des indiens du Chiapas au cri de "Ya Basta!" (ça suffit!). Ils refusent l'ordre politico-économique mondial, imposé par l'Amérique et son néo-libéralisme insolent. Même si ce mouvement n'est pas spécifiquement anarchiste, il est le plus bel exemple de résistance de la fin du siècle et du début du 21éme. Les indiens du Chiapas, avec le sous-commandant Marcos -dirigeant et porte-parole de la guérilla zapatiste- (E.Z.L.N) ont besoin de notre soutien et nous avons besoin de leur courage pour continuer à résister.

 

 demi-soleil