Le 22 février 1894,
mort de Marius MONFRAY,(né le 4 juillet 1866). Anarchiste
militant et syndicaliste lyonnais.
En novembre 1886, il est condamné à huit jours de
prison pour avoir organisé une loterie sans autorisation (en
soutien à Bordat, voir
Procès des 66). En
entendant la sentence, au tribunal, il s'écrit : "Vive l'Anarchie!". Ce qui lui vaudra une
condamnation à deux ans de prison pour "Outrage à
magistrats".
Tomás Herreros Miguel
(photo communiquée à la police française dans
les années 20)
Archives Nationales, Paris
Le 22 février 1937,
mort à Barcelone de Tomás HERREROS MIGUEL (pseudo
supposé: Timoteo HERRER).
Militant et propagandiste anarchiste et anarcho-syndicaliste
espagnol.
Il serait né dans la Rioja à Logroño en 1877,
mais il se fixe à Barcelone où, militant de la
Société des Arts de l'imprimerie, il va présider
en 1905 "La Ligue des droits Humains" et faire partie du groupe
acrate du "Quatre Mai". Il sera emprisonné durant plusieurs
mois après un meeting à Madrid. Après avoir
été typographe du periodique "El Progreso" d'Alexandre
Lerroux, il s'opposera à lui en dénonçant ses
dérives opportunistes. Délégué du 6 au 8
septembre 1908, au Congrès constitutif de la
Confédération Régionale des
Sociétés de Résistance (Solidaridad Obrera) il
en sera nommé membre du conseil directeur et interviendra
à ce titre lors de la grève des charretiers.
Rédacteur du journal
"Solidaridad Obrera"
dès sa création, il est également un ami intime
de Francisco Ferrer. En juillet 1909,
il sera arrêté dès le début de la
"Semaine Tragique". En
1910, il assiste au congrès
constitutif de la CNT. En 1911, il devient directeur du journal
"Tierra y Libertad" et membre du
groupe du même nom. En 1918, il prend une part active à
la Conférence anarchiste de Barcelone où il incite les
anarchistes à adhérer en bloc à la CNT. En
janvier de 1919, au début de la grève de la
"Canadienne" il sera
emprisonné sur le bateau "Pelayo". Il sera dès lors, et
jusqu'en 1936, le responsable du "Comité de soutien aux
prisonniers". En 1922, il assiste au plénum anarchiste de
Catalogne; importante activité militante qui le désigne
comme cible aux pistoleros du syndicat libre qui tenteront de
l'assassiner en juillet 1923 (il ne sera que blessé, et
s'exilera quelques mois en France). Il sera également le
correspondant et distributeur du journal anarchiste argentin
"La Protesta", puis
l'administrateur de "Solidaridad Obrera" de 1933 jusqu'à sa
mort.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : "Alejandro Lerroux tal
cual es", "Historia de une infamia..."(1907), "El obrero moderno"
(1911), "La política y los obreros"(1913).
En-tête du numéro 20 du 25 novembre 1882.
Le 22 février 1879,
sortie à Genève (Suisse) du premier numéro du
journal "Le Révolté"
crée par les anarchistes Pierre
Kropotkine, François
Dumarteray, Elisée Reclus,
etc. Il sera dirigé à partir de 1883 par
Jean Grave, celui-ci le publiera
ensuite en France et changera son nom en "La
Révolte" en 1887 (dans le but d'éviter des
poursuites judiciaires).