façade du théâtre Animosi lieu du 3e congres de l'IFA

Banderole de la FAI (Fédération Anarchiste Italienne) à Carrare
lieu du 3eme congrès de l'IFA (Internationale des Fédérations Anarchistes) 23 au 27 mars 1978.
"FAI, Groupes anarchistes réunis à Carrare"

Ephéméride Anarchiste

23 mars

 

aristide lapeyre

Aristide Lapeyre

Le 23 mars 1974, mort d'Aristide LAPEYRE à Bordeaux.
Militant anarchiste, pacifiste et néo-malthusien.
Il est né le 31 janvier 1899. Adolescent pauvre, il devient anarchiste et fréquente "La ruche" de Sébastien Faure. Coiffeur de profession, eszn 1929, avec ses frères, Laurent et Paul, il participe à la création de la CGT-SR. Il est déjà un conférencier anarchiste reconnu lorsqu'en 1928, il soutient la "synthèse anarchiste" chère à Sébastien Faure. En 1929, il crée un journal violemment anticlérical "Lucifer" (qui existera jusqu'en 1935). Militant activement pour la limitation des naissance, il fait la connaissance du Dr anarchiste Norbert BARTOSEK, et se fait stériliser par vasectomie. Accusé de "complicité de castration", il est alors poursuivi par la justice, en 1935, dans le cadre de "l'affaire des stérilisés de Bordeaux". En 1936, il prend part à la révolution espagnole, se chargeant du bureau de propagande de la CNT-FAI, puis il crée le journal "Espagne Antifasciste" qui deviendra "Espagne Nouvelle" et dont Prudhommeaux sera rédacteur.
Il projette ensuite de créer une école libertaire, en France, mais la guerre éclate. Il aidera alors de nombreux compagnons à se soustraire à la Gestapo, et sera pris en otage par les nazis en octobre 1941, manquant de peu d'être exécuté. Infatigable, il lutte ensuite pour la reconstruction du mouvement anarchiste de l'après-guerre,mais n'abandonne pas pour autant le combat anticlérical et néo-malthusien. Il se bat pour le droit à l'avortement, n'hésitant pas à en pratiquer lui-même. Le 19 juin 1973, il est condamné à 5 ans de prison, suite au décès accidentel d'une patiente. Victime d'une hémiplégie, Aristide Lapeyre est libéré pour raison médicale, mais mourra peu de temps après, le 23 mars 1974.

 

 

Le 23 mars 1860, naissance d'André GIRARD

 

Le 23 mars 1901, mort de Pierre FAUVET

 

 

 

Le 23 mars 1871, proclamation de la Commune, à Lyon.

 

Le 23 mars 1871, à Marseille, après plusieurs tentatives avortées (8 août et 1er novembre 1870) un mouvement insurrectionnel met en place la Commune de Marseille.
Après l'annonce de l'insurrection parisienne et la provocation de Thiers et de l'armée, une insurrection populaire s'empare des bâtiments publics. Une
Commission départementale, composée de 12 membres représentatifs des diverses parties (dont Charles Alerini pour l'Internationale) avec à sa tête le radical Gaston Crémieux, ratifie les pouvoirs de la Commune révolutionnaire. Le drapeau noir est arboré (en signe de deuil de la Patrie) sur la préfecture. "A Marseille, les citoyens prétendent s'administrer eux-mêmes, dans la sphère des intérêts locaux." Le 3 avril, la troupe appuyée par trois navires qui croisent au large du port, marche sur la ville. Le 4 avril malgré les barricades dressées, la fraternisation de deux bataillons d'infanterie et une ultime médiation tentée par Gaston Crémieux, l'armée fait bombarder la ville, 300 obus tombent sur la préfecture et des combats acharnés se déroulent jusqu'au soir où la préfecture est finalement investie par les marins. La Commune marseillaise est vaincue et la répression cléricale et réactionnaire peut s'exercer impitoyablement.

 

 

 

Le 23 mars 1871, Déclaration de l'Association internationale des travailleurs (A.I.T) "L'indépendance de la commune est le gage d'un contrat dont les clauses librement débattues feront cesser l'antagonisme des classes et assureront l'égalité sociale.(...)
Nous avons combattu, nous avons appris à souffrir pour notre principe égalitaire, nous ne saurions reculer alors que nous pouvons aider à mettre la première pierre de l'édifice social".
(extraits)

 

 

journal l action anarchiste

En-tête du numéro un

Le 23 mars 1913, sortie à Micheroux-Fleron (Liège, Belgique) du premier numéro du bimensuel "L'action anarchiste", révolutionnaire - communiste. Le gérant du journal (lequel s'arrêtera après huit numéros parus) est Jean Kroonen.
Epigraphe: "Les anarchistes veulent instaurer un milieu social qui assure à chaque individu la plus grande somme de bonheur adéquate au développement progressif de l'humanité".

 

 

intérieur du théâtre Diana après l'explosion

Théâtre Diana, état de la salle et des sièges après l'explosion

Le 23 mars 1921, Milan, (Italie), une bombe explose au théâtre Diana, faisant de nombreux morts et blessés. C'est l'oeuvre d'un groupe anarchiste individualiste qui croyait atteindre le commissaire de police Gasti. Manipulé, semble-t-il, par la police, l'attentat servira de prétexte à une répression généralisée contre les anarchistes. Les responsables de cet attentant seront jugés le 9 mai 1922. Les fascistes quant à eux en profitent pour attaquer les sièges des Syndicats et des organisations de gauche.
Le siège du journal anarchiste "Umanita Nova" est ainsi détruit.

 

journal argentin afirmacion

En-tête de ce numéro 8 du 23 mars 1929 (doc. Cira de Lausanne)

Le 23 mars 1929, sortie à Buenos Aires du numéro huit du journal "Afirmación" (Affirmation) Publication anarchiste paraissant depuis 1928.
Epigraphe de Rafael Barret :
"No deseo llevar la convicción, sino despertar la duda. Me complace que vuestro intelecto siga funcionando después del mio, aunque sea contra el mio."
"Je ne veux pas emporter votre conviction, mais éveiller vos doutes. Il me plaît que votre esprit continue à travailler après le mien, même si c'est pour aller à l'encontre du mien."

 

 

 

Le 23 mars 2000, à Londres, la haute cour de justice rejette la requête du gouvernement travailliste de Blair, qui exigeait la fermeture de l'école libre de Summerhill (fondée en 1921, par A.S. Neill). Les "libres enfants de Summerhill", en occupant le tribunal et en refusant le contrôle de l'Etat sur leur école (inspections, cours obligatoires etc.), ont convaincu le juge de leur bon droit à s'opposer aux injonctions de l'Etat.