façade du théâtre Animosi lieu du 3e congres de l'IFA

Banderole de la FAI (Fédération Anarchiste Italienne) à Carrare
lieu du 3eme congrès de l'IFA (Internationale des Fédérations Anarchistes) 23 au 27 mars 1978.
"FAI, Groupes anarchistes réunis à Carrare"

Ephéméride Anarchiste

23 mars

 

Anselme Bellegarrigue

Photo d'Anselme Bellegarrigue
(communiquée par la descendance de Bellegarrigue à Michel Perraudeau)

Le 23 mars 1813, naissance de Jacques Marie Anselme BELLEGARRIGUE à Montfort (dép. du Gers).
Il peut être considéré comme un des premiers anarchistes individualistes dans la veine de Max Stirner.
Il est le fils de Jean Joseph Bellegarrigue, négociant, et de Thérèse Goulard. On sait peu de choses de sa jeunesse, si ce n'est qu'il aurait fréquenté le lycée d'Auch. Il voyage ensuite aux Antilles, il est à Haïti en 1840, puis effectue probablement un autre voyage aux Etats-Unis vers 1847-1848 où il aurait remonté le Mississipi. Il est de retour à Paris à la veille de la révolution de février 1848 qui va renverser le régime monarchique de Louis-Philippe. Il prend part semble-t-il à la révolte, mais il reste lucide sur l'avenir de la révolution et sa confiscation par le gouvernement provisoire. Il fréquente la Société Républicaine Centrale (ou Club Blanqui) où il prend à partie les politiciens qui ont accaparé le pouvoir de la seconde République, les qualifiant de "vermine des nations". Il se prononce également pour la disparition du gouvernement "Une Révolution doit être la ruine non pas d'un gouvernement, mais du gouvernement".
A la fin de l'année 1848, il publie à Toulouse "Au fait, au fait !! Interprétation de l'idée démocratique" où on peut lire "L'Anarchie c'est l'ordre, le gouvernement c'est la guerre civile". En 1849 à Toulouse, il collabore à la rédaction du quotidien "La Civilisation" mais un article paru le 11 juin 1849 lui vaut d'être poursuivi (il bénéficiera d'un non-lieu le 18 août). Il crée ensuite à Mézy près de Meulan (Seine-et-Oise) "l'Association des Libres Penseurs" qui édite des pamphlets. En avril 1850, paraît son journal : "L'Anarchie, Journal de l'ordre", seuls deux numéros verront le jour (avril et mai), puis il part à nouveau aux Etats-Unis et séjourne à New York.
En 1851, il prend part à la rédaction de "l'Almanach de la Vile Multitude" et probablement enseigne ensuite le droit à Paris. En 1859, il embarque de Bordeaux pour aller s'installer au Salvador avec sa jeune épouse (de 26 ans sa cadette), Catherine Bailly qui aurait été son étudiante. Il aurait été invité par le président Salvadorien Gerardo Barrios, pour enseigner et créer l'Université de Droit (Facultad de Jurisprudencia), à San Salvador. En 1862, naissance de son fils (unique) auquel il donne son prénom (lequel décèdera au Salvador en 1923).
La date précise de la mort d'Anselme Bellegarrigue nous est inconnue, mais se situe entre 1868 et 1870 au Salvador. Quant à sa compagne Catherine (qui se mariera trois fois), elle décède au Salvador en 1905.
A noter qu'Anselme Bellegarrigue est l'auteur d'un roman "Le Baron de Camebrac, en tournée sur le Mississipi" (1851) et d'un essai sur son expérience américaine "Les Femmes d'Amérique"(1851).
Lire sa biographie réalisée par Michel Perraudeau : "Anselme Bellegarrigue - Le premier des libertaires" (Éd. Libertaires, nov. 2012)
"Je suis anarchiste (...) je nie tout, je n'affirme que moi (...) la seule vraie vérité, frappante, mon arbitraire et non sujet à interprétation, c'est moi."
"Que chacun dans la société s'affirme personnellement et n'affirme que lui, et la souveraineté individuelle est fondée, le gouvernement n'a plus de place, toute suprématie est détruite, l'homme est l'égal de l'homme."
in L'Anarchie, Journal de l'ordre n° 1 (avril 1850)

 

aristide lapeyre

Aristide Lapeyre

Le 23 mars 1974, mort d'Aristide LAPEYRE à Bordeaux.
Militant anarchiste, pacifiste et néo-malthusien.
Il est né le 31 janvier 1899. Adolescent pauvre, il devient anarchiste et fréquente "La ruche" de Sébastien Faure. Coiffeur de profession, eszn 1929, avec ses frères, Laurent et Paul, il participe à la création de la CGT-SR. Il est déjà un conférencier anarchiste reconnu lorsqu'en 1928, il soutient la "synthèse anarchiste" chère à Sébastien Faure. En 1929, il crée un journal violemment anticlérical "Lucifer" (qui existera jusqu'en 1935), auquel succèdera "La Révolte" organe anarchiste du Sud-Ouest. Militant activement pour la limitation des naissance, il fait la connaissance du Dr anarchiste Norbert BARTOSEK, et se fait stériliser par vasectomie. Accusé de "complicité de castration", il est alors poursuivi par la justice, en 1935, dans le cadre de "l'affaire des stérilisés de Bordeaux". En 1936, il prend part à la révolution espagnole, se chargeant du bureau de propagande de la CNT-FAI, puis il crée le journal "Espagne Antifasciste" qui deviendra "Espagne Nouvelle" et dont Prudhommeaux sera rédacteur.
Il projette ensuite de créer une école libertaire, en France, mais la guerre éclate. Il aidera alors de nombreux compagnons à se soustraire à la Gestapo, et sera pris en otage par les nazis en octobre 1941, manquant de peu d'être exécuté. Infatigable, il lutte ensuite pour la reconstruction du mouvement anarchiste de l'après-guerre,mais n'abandonne pas pour autant le combat anticlérical et néo-malthusien. Il se bat pour le droit à l'avortement (voir Conférence du 20 avril 1966), n'hésitant pas à en pratiquer lui-même. Le 19 juin 1973, il est condamné à 5 ans de prison, suite au décès accidentel d'une patiente. Victime d'une hémiplégie, Aristide Lapeyre est libéré pour raison médicale, mais mourra peu de temps après, le 23 mars 1974.

 

 

Le 23 mars 1860, naissance d'André GIRARD

 

Le 23 mars 1901, mort de Pierre FAUVET

 

 

 

Le 23 mars 1871, proclamation de la Commune, à Lyon.

 

 

fil yeux

 

Le 23 mars 1871, à Marseille, après plusieurs tentatives avortées (8 août et 1er novembre 1870) un mouvement insurrectionnel met en place la Commune de Marseille.
Après l'annonce de l'insurrection parisienne et la provocation de Thiers et de l'armée, une insurrection populaire s'empare des bâtiments publics. Une
Commission départementale, composée de 12 membres représentatifs des diverses parties (dont Charles Alerini pour l'Internationale) avec à sa tête le radical Gaston Crémieux, ratifie les pouvoirs de la Commune révolutionnaire. Le drapeau noir est arboré (en signe de deuil de la Patrie) sur la préfecture. "A Marseille, les citoyens prétendent s'administrer eux-mêmes, dans la sphère des intérêts locaux." Le 3 avril, la troupe appuyée par trois navires qui croisent au large du port, marche sur la ville. Le 4 avril malgré les barricades dressées, la fraternisation de deux bataillons d'infanterie et une ultime médiation tentée par Gaston Crémieux, l'armée fait bombarder la ville, 300 obus tombent sur la préfecture et des combats acharnés se déroulent jusqu'au soir où la préfecture est finalement investie par les marins. La Commune marseillaise est vaincue et la répression cléricale et réactionnaire peut s'exercer impitoyablement.

 

 

 fil yeux

 

Le 23 mars 1871, Déclaration de l'Association internationale des travailleurs (A.I.T) "L'indépendance de la commune est le gage d'un contrat dont les clauses librement débattues feront cesser l'antagonisme des classes et assureront l'égalité sociale.(...)
Nous avons combattu, nous avons appris à souffrir pour notre principe égalitaire, nous ne saurions reculer alors que nous pouvons aider à mettre la première pierre de l'édifice social".
(extraits)

 

 

fil chouette

 

revue "Lux"

En-tête du premier numéro du 23 mars 1907

Le 23 mars 1907, sortie à Badalone (près de Barcelone) du premier numéro de la Revue Pédagogique Illustrée "Lux" (Lumière). Organe de l'Ecole Moderne de Badalone, soutenu par la Société protectrice de l'Enseignement Rationaliste. Le dernier numéro de la revue paraîtra la 31 août 1907.
"L'Escuela Moderna" de Badalone est une des diverses écoles modernes que Francisco Ferrer a impulsé à Barcelone et dans ses environs, dans le but de promouvoir un enseignement rationaliste et de soustraitre les enfants à l'emprise d'un catholicisme réactionnaire et conservateur.

 

 

fil chouette

 

journal "L'Action Anarchiste" n°1

En-tête du premier numéro (doc. Mundaneum, Mons, Belgique)

Le 23 mars 1913, sortie à Micheroux-Fleron (Liège, Belgique) du premier numéro du bimensuel "L'action anarchiste", révolutionnaire - communiste. Le gérant du journal est Jean Kroonen. Cette publication s'arrêtera en juillet 1913 après huit numéros parus.
Epigraphe: "Les anarchistes veulent instaurer un milieu social qui assure à chaque individu la plus grande somme de bonheur adéquate au développement progressif de l'humanité".

A noter qu'un autre journal portant ce titre sera publié en juillet 1914.

 

 

fil bombe

 

intérieur du théâtre Diana après l'explosion

Théâtre Diana, état de la salle et des sièges après l'explosion

Le 23 mars 1921, Milan, (Italie), une bombe explose au théâtre Diana, faisant de nombreux morts et blessés. C'est l'oeuvre d'un groupe anarchiste individualiste qui croyait atteindre le commissaire de police Gasti. Manipulé, semble-t-il, par la police, l'attentat servira de prétexte à une répression généralisée contre les anarchistes. Les responsables de cet attentant seront jugés le 9 mai 1922. Les fascistes quant à eux en profitent pour attaquer les sièges des Syndicats et des organisations de gauche.
Le siège du journal anarchiste "Umanita Nova" est ainsi détruit.

 

 

fil chouette

 

journal argentin afirmacion

En-tête de ce numéro 8 du 23 mars 1929 (doc. Cira de Lausanne)

Le 23 mars 1929, sortie à Buenos Aires du numéro huit du journal "Afirmación" (Affirmation) Publication anarchiste paraissant depuis 1928.
Epigraphe de Rafael Barret :
"No deseo llevar la convicción, sino despertar la duda. Me complace que vuestro intelecto siga funcionando después del mio, aunque sea contra el mio."
"Je ne veux pas emporter votre conviction, mais éveiller vos doutes. Il me plaît que votre esprit continue à travailler après le mien, même si c'est pour aller à l'encontre du mien."

 

 

 fil yeux

 

Le 23 mars 2000, à Londres, la haute cour de justice rejette la requête du gouvernement travailliste de Blair, qui exigeait la fermeture de l'école libre de Summerhill (fondée en 1921, par A.S. Neill). Les "libres enfants de Summerhill", en occupant le tribunal et en refusant le contrôle de l'Etat sur leur école (inspections, cours obligatoires etc.), ont convaincu le juge de leur bon droit à s'opposer aux injonctions de l'Etat.