Ephéméride Anarchiste

6 septembre

 

 

 Le 6 septembre 1916, naissance de Benito MILLA NAVARRO, à Villena (Alicante).
Militant et propagandiste anarchiste.
Jeune militant, il se fixe à Barcelone au début des années trente et adhère à la "FIJL" (Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires). Lorsqu'éclate la révolution en juillet 1936, il intègre la "Colonne Durruti" et collabore à son organe de presse "El Frente" avant de retourner en 1938 à Barcelone comme responsable du journal des Jeunesses Libertaires "Ruta". Réfugié en France, il passe par divers camps de concentration. En 1942, à Marseille, il participe à la réorganisation de la "FIJL" (en exil), et lors du Congrès général qui se tient les 8 et 9 avril 1945 à Toulouse, il est désigné secrétaire général de l'organisation. Charge qu'il abandonne en 1946 pour s'occuper des relations extérieures et de la direction de "Ruta". En 1949, il émigre en Uruguay, à Montevideo, où il fonde plusieurs revues et une importante maison d'édition. En 1968, il se fixe au Vénezuela où là encore il édite de nombreux ouvrages. En 1977, il retourne à Barcelone et prend, grâce à sa notoriété d'éditeur, la tête des éditions "Laia" (il y favorisera la publication d'ouvrages anarchistes).
Il meurt à Barcelone les 22 septembre 1987.

 

 

Le 6 septembre 1862, naissance d'Henri DELANGE, à Lyon.
Militant syndicaliste révolutionnaire et anarchiste.
Ouvrier cordonnier, il participe, en 1888, à la rédaction du journal "L'Egalité Sociale" Organe créé par des Lyonnais membres du Conseil national de la première Fédération française des syndicats ouvriers. Ses opinions anarchistes lui vaudront d 'être inculpé pour "provocation au meurtre et au pillage" suite aux conférences données en février 1885 à Lyon, puis en avril 1896 à Roanne et Charlieu (Loire).
Pas d'autres informations sur ce militant lyonnais.

 

lucien descaves

Lucien Descaves

Le 6 septembre 1949, mort de Lucien DESCAVES, à Paris.
Ecrivain libertaire
Fils d'un graveur, il naît à Paris le 18 mars 1861. En 1878, il ne peut poursuivre ses études faute de moyens financiers il entre alors comme apprenti dans une banque. De 1882 à 1886, il effectue son service militaire (4 ans), et commence une carrière d'écrivain naturaliste. En 1887, paraît "Les Misères du sabre" puis en 1889 "Sous-Offs" fruit de ses observations de la vie militaire. L'ouvrage est vite taxé d'antimilitarisme et lui vaut des poursuites. A son procès, de nombreux écrivains se montrent solidaires; il est finalement relaxé. En 1892, il devient rédacteur littéraire au "Journal" grâce à Séverine, collabore à "L'Endehors" de Zo d'Axa et à partir de 1895 aux "Temps Nouveaux" de Jean Grave.
Il est rédacteur à "l'Aurore" lorsqu'éclate l'affaire Dreyfus, il prend aussitôt son parti contre l'antisémitisme. En 1900, il écrit avec Maurice Donnay, une comédie pour le théâtre "La Clairière" inspirée des expériences communautaires des "Milieux libres". La même année, il devient membre de l'académie Goncourt qui vient de se créer. En 1901, paraît "La Colonne" évocation d'un épisode de la Commune de Paris. A partir de 1904, il co-écrit de nouvelles pièces pour le théâtre. En 1913, revenant sur la "Commune" il publie "Philémon, vieux de la vieille" enquête pathétique sur la proscription communarde en Suisse. En 1914, paraît "Barabbas" (illustré par Steinlen) récit d'un chemineau qui refuse de se résigner. Durant la guerre de 14-18, il se joint à "l'Union sacrée" puis poursuit sa carrière littéraire. Après de nombreux romans et pièces de théâtre, il signe en 1946 avec "Souvenirs d'un ours" son autobiographie.
A noter que Lucien Descaves qui était en relation avec des communards, rassemblera une importante collection de documents sur la Commune de Paris qu'il remettra ensuite à l'Institut International d'Histoire Sociale d'Amsterdam.
" (...) je puis avoir à regretter beaucoup d'erreurs; je n'ai à me reprocher aucune vilenie."

 

 

Le 6 septembre 1880, naissance de Jules DURAND

 

Le 6 septembre 1911, naissance de Jean René SAULIERE dit André ARRU

 

 

 

 

 

Du 6 au 13 septembre 1868, à Bruxelles (Belgique), se tient le troisième Congrès général de "l'Internationale" (A.I.T). Sous l'impulsion notamment des délégués belges, la résolution proclamant que "la propriété foncière devait être collective" est adoptée (après toutefois d'âpres discussions). Contrairement au Congrès de Lausanne, les délégués votent également une motion estimant que la "Ligue de la Paix et de la Liberté" (qui doit tenir son Congrès à Berne) n'a plus de raison d'être en tant qu'entité et l'invite à rejoindre "l'Internationale" (procédé quelque peu contestable et autoritaire).

 



Bakounine au Congrès de Bâle (dessin de Pellicer)

Du 6 au 12 septembre 1869, à Bâle (Suisse) , se tient le quatrième Congrès général de l'Internationale (A.I.T), les résolutions portent principalement sur la propriété collective du sol (déjà abordé à Bruxelles), le droit d'héritage, et les sociétés de résistance. Bakounine répond au calomniateur Liebknecht; celui-ci l'avait accusé sans preuve d'être un agent du gouvernement russe.

 

 attentat de Czolgosz

Le président américain poignardé par Czolgosz (gravure)

Le 6 septembre 1901, à Buffalo (Etat de New York), l'individualiste anarchiste polonais Léon CZOLGOSZ, abat de deux coups de révolver le président des Etats-Unis William McKinley, qui prenait un "bain de foule". Grièvement blessé à la poitrine le président meurt une semaine plus tard (le 14 septembre). Czolgosz sera quant à lui condamné à mort et exécuté le 29 octobre sur la chaise électrique.