18 mars 1871

Le 18 mars 1871 (carte postale)

Ephéméride Anarchiste

18 mars

 

Premier jour de l'insurrection parisienne. Devient le symbole de la Commune. Sa célébration, impulsée par les exilés rescapés de la répression, sera sujet à de nombreuses manifestations (bien souvent interdites) de part le monde.

 

Mikhael Guerdjikov

Mikhael Guerdjikov

Le 18 mars 1947, mort de Mikhael GUERDJIKOV, né le 26 janvier 1877.
Révolutionnaire et militant anarchiste bulgare.
Issu d'une famille aisée et cultivée, il fait ses études au lycée français à Plovdiv. Tout jeune, il côtoie des réfugiés anarchistes espagnols et des disciples de Bakounine et est séduit par leurs idées. Dès le lycée, il forme un groupe anarchiste. En 1897, il part en Suisse poursuivre ses études de droit. Très actif, il est à l'initiative du "Cénacle de Genève" et devient directeur du journal clandestin "Voix du comité clandestin révolutionnaire macédonien". Puis il participa, comme d'autres libertaires, au mouvement de libération de la Macédoine (alors sous tutelle turque). Orateur de talent et propagandiste acharné de la pensée libertaire, il crée, en 1907, le premier journal anarchiste bulgare "Société libre". En 1912, il lance un nouveau journal "Le réveil". Ce titre sera repris, en 1919, par la fédération anarchiste de Bulgarie (F.A.C.B) qui vient de voir le jour. Lorsque les communistes arrivent au pouvoir en 1944, Guerdjikov refuse leurs avances. Il meurt le 18 mars 1947. Son enterrement rassemblera pour la dernière fois avant longtemps les anarchistes bulgares.

 

 

ernesto bonomini

Ernesto Bonomini

Le 18 mars 1903, naissance d'Ernesto BONOMINI, à Pozzolengo (Italie).
Militant antimilitariste et activiste anarchiste et antifasciste italien.
Il s'intéresse très jeune aux idées socialistes et devient un actif antimilitariste. Après des persécutions fascistes, il émigre en France en 1922. A Paris, il devient anarchiste. Le 20 février 1924 dans un restaurant parisien, il tue à coups de revolver Nicola Bonservizi, responsable local du "fascio" (faisceau) et rédacteur à Paris du journal fasciste "L'Italie Nouvelle".
Arrêté après cet attentat (pour lequel il risque la peine de mort), il passe le 24 octobre 1924 devant la Cour d'Assise de la Seine et déclare avoir voulu par son acte venger toutes les victimes du fascisme, il ajoute n'avoir aucune sympathie pour le communisme qui persécute les anarchistes russes comme le fait le fascisme italien.
Il est condamné à huit ans de travaux forcés, peine qui sera ensuite commuée en simple emprisonnement.
Libéré le 20 février 1932, il est expulsé de France en juin. Il se réfugie en Belgique quelques mois avant de retourner en France où il travaille à Lille, à la "Librairie Moderne" aux côtés du compagnon Umberto Marzocchi. Arrêtés en avril 1933, ils seront condamnés à un mois de prison. De retour à Paris, nouvelle arrestation à laquelle il répond par une retentissante grève de la faim. En 1935, il participe à Paris au Congrès des anarchistes italiens en exil. A la fin de juillet 1936, il part en Espagne et prend une part active à la révolution et à la lutte contre le franquisme et dénonce dans "Guerra di classe" la liquidation des anarchistes par les Staliniens. En avril 1938, il assiste à Paris (sous un faux nom) à une réunion anarchiste mais, arrêté, il est condamné à un an de prison pour avoir violé le décret d'expulsion. Il est interné dans le camps de Rieucros en Lozère. Il parvient à s'en évader en avril 1939 et à rejoindre la Belgique puis le Canada et les Etats-Unis où il trouve du travail comme tapissier dans les studios d'Hollywood. Il y poursuivra ensuite son militantisme et collaborera à la presse libertaire sous le pseudonyme de Dick Perry. Il meurt le 6 juillet 1986 à Miami.

 

 nicolo converti

Nicolo Converti

Le 18 mars 1858, naissance de Nicolo CONVERTI à Roseto Capo Spulico (Italie).

 

Le 18 mars 1861, naissance de Lucien DESCAVES

 

 

canon sur la butte montmartre

Batterie de canons sur la Butte Montmartre

Le 18 mars 1871, début de la Commune de Paris.
Alors que Paris est encerclé par l'armée prussienne, Thiers, chef du gouvernement de défense nationale, donne ordre à l'armée d'aller récupérer les canons en position sur les hauteurs de Montmartre. Mais la population, qui s'oppose à cette mesure, entoure la troupe. Le général Lecomte commande le feu, mais les soldats mettent crosse en l'air. Lecomte est arrêté ainsi que le général Thomas (un autre fusilleur!). Ils sont passés par les armes par une foule en colère. C'est le début de la révolution. Des groupes d'insurgés se répandent dans la ville. Les autorités, apeurées, se replient en catastrophe sur Versailles. Les révolutionnaires se concertent. Les Blanquistes proposent une marche sur Versailles pour se débarrasser du gouvernement, mais malheureusement leur avis n'est pas suivi. La Commune de Paris est en train de naître ; elle ne sera proclamée que le 28 mars.
(Voir aussi : 20 mars, 23 mars, 26 mars, 28 mars, 6 avril, 12 avril, 19 avril, 15 mai, 16 mai, 21 mai, 22 mai, 24 mai, 25 mai, 26 mai, 27 mai, 28 mai, et également 18 mars 1877, et 24 mai 1885.

 

 

 

Le 18 mars 1877, à Berne (Suisse). Déterminés, les membres de la "Fédération jurassienne" se presentent cette année en force à la manifestation d'anniversaire de la "Commune de Paris" (ils avaient l'année précédente été attaqués par des "hommes de main"). Mais bien que la manifestation soit autorisée par le préfet, un affrontement a lieu place de la gare, entre les ouvriers armés de leurs cannes et la police sabre au clair; celle-ci parvient à s'emparer du drapeau d'Adhémar Schwizguébel.
Ce premier affrontement en Suisse entre les anarchistes et la police donnera lieu à un procès où une trentaine de manifestants seront condamnés à des peines allant de 10 à 60 jours de prison.

 

 

Le 18 mars 1882, lors d'un meeting salle Favié à Paris, Louise Michel, désirant se dissocier des socialistes autoritaires et parlementaristes, se prononce sans ambiguïté pour l'adoption du "Drapeau noir" par les anarchistes.
"Plus de drapeau rouge, mouillé du sang de nos soldats. J'arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions."
Un an plus tard, le 9 mars 1883, elle brandit un vieux jupon noir fixé sur un manche à balais, lors de la manifestation des "sans-travail" aux Invalides qui verra son arrestation. Le 12 août 1883, un journal portant le titre "Le Drapeau noir" sera édité à Lyon.

 

attentat contre le roi de grece

L'attentat d'Alexandros Schinás contre le roi de Grèce

Le 18 mars 1913, à Salonique (Grèce), l'anarchiste Alexandros Schinás abat d'une balle le Roi de Grèce Georges Ier qui était en viste dans la ville. Arrêté, Alexandros Schinás sera torturé par la police pour lui faire avouer le nom d'éventuels complices. Le 6 mai, il est retrouvé mort après avoir chuté d'une fenêtre du commissariat de police. Les autorités tentent alors de faire croire à son suicide; cela pourrait être pour abréger ses tortures, mais il est fort probable également qu'il ait été défenestré par la police elle-même, comme le sera plus tard en 1920 Andrea Salsedo où plus près de nous Giuseppe Pinelli.

 

 

Le 18 mars 1931, à Montevideo (Uruguay), au pénitencier de Punta Carretas, les anarchistes expropriateurs Jaime Tadeo Peña, Agustin Garcia Capdevilla, Pedro Boadas Rivas et Vicente Moretti, (arrêtés le 9 novembre 1928 après le braquage du bureau de change Messina) suivis par trois détenus de droit commun, s'évadent de la célèbre prison en empruntant depuis les toilettes un tunnel de 50 mètres de longueur sur 4 de profondeur. Creusé sous la chaussée et les murs d'enceinte, le tunnel, parfaitement équipé, aboutit dans un magasin de bois et charbon ouvert en août 1929 par l'anarchiste Gino Gatti qui sera le véritable "ingénieur" du tunnel aidé de José Manuel Paz (qui en fera l'installation éléctrique et l'aération) et de Miguel Roscigna, Andrés Vazquez Paredes, et Fernando Malvicini. Une pancarte est laissée en évidence : "La Solidarité entre les anarchistes n'est pas un simple mot écrit! "
Le célèbre anarchiste argentin Miguel Arcangel Roscigna avait tenu sa promesse.

 

 

Du 8 au 18 mars 1937, Espagn, la bataille de Guadalajara voit la victoire du camp républicain (brigades internationales et divisions commandées par l'anarchiste Cipriano MERA) sur le camp nationaliste composé de troupes italiennes, marocaines et carlistes fortement armées et motorisées qui voulaient s'emparer de Madrid.