affiche de la 1ère Commune de Lyon

Affiche de "La Fédération Révolutionnaire des Communes" de Lyon
proclamant l'abolition de l'État (26 septembre 1870)

 

Ephéméride Anarchiste

26 septembre

 

 

Le 26 septembre 1856, naissance de Jean-Marie BOURDON, à Bourg (dép. de l'Ain).
Militant anarchiste lyonnais.
Serrurier de profession, il était en 1881 membre de "La Fédération Révolutionnaire de la Région de l'Est", qui regroupait notamment les groupes anarchistes de St-Etienne, Villefranche, Roanne et Lyon. Il assurera après Claude Crestin et Antoine Cyvoct, la gérance du joural "L'Etendard révolutionnaire" qui succéda au "Droit Social" contraint de cesser sa publication après avoir été poursuivi par la justice. Mais Bourdon sera condamné par défaut le 6 décembre 1882, par la Cour d'assises du Rhône en tant que gérant du journal, pour avoir publié un manifeste antimilitariste :"Les Ouvriers de la septième compagnie d'artillerie de Lyon à leurs frères de l'armée".
Pour échapper aux arrestations d'anarchistes opérées par la police après les agissement de "La Bande Noire" à Montceau-les-Mines en août 1882 (voir 5 et 13 août) et l'attentat contre le Théâtre Bellecour à Lyon, le 22 octobre 1882, Bourdon était parti se réfugier en Suisse. Jugé par contumace lors du "Procès des 66" en janvier 1883, il sera condamné par défaut à cinq ans de prison et 2000 francs d'amende et cinq ans de privation des droits civiques (voir "Déclaration anarchiste"). Pas d'autres informations sur ce qu'il devint ensuite.

 

 

 Carl Nold

Carl Nold
(Doc. Collection Labadie, Université du Michigan)

Le 26 septembre 1869, naissance de Carl NOLD, à Weingarten (Wurtemberg, Allemagne).
Militant et propagandiste anarchiste américain.
Il est fils d'un médecin militaire qui participa à la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et qui, revenu malade de la guerre, décèdera peu après. Sa mère qui ne s'était pas mariée, émigra alors en Amérique laissant l'enfant chez ses grands-parents qui lui donneront une éducation catholique stricte. En 1883, à 14 ans, il rejoint sa mère qui s'était mariée, aux Etats-Unis. Il est alors placé chez un oncle pour apprendre le métier de serrurier, place qu'il quittera un an plus tard ne pouvant supporter le traitement qu'on lui faisait subir. Il découvre alors les idées socialistes puis anarchistes, et part pour Chicago, mais se fixe en fait à Pittsburgh. Il devient alors un actif propagandiste par la parole et l'écrit, partisan de John Most et représentant de "Freiheit" à Pittsburgh. Alexandre Berkman séjournera chez lui et chez Henry Bauer, avant de commettre son attentat le 22 juillet 1892 contre le directeur de l'usine de Homestead en grève sur Henry Clay Frick. Cela vaudra à Carl Nold et Henry Bauer d'être arrêtés et condamnés en février 1893 à cinq ans de prison pour "incitation à l'émeute et conspiration dans le but de commettre un meurtre", à cause de leur distribution d'un tract adressé aux ouvriers grévistes de Homestead le 8 juillet 1892. Emma Goldman fera des tournées de conférences en leur faveur. Nold ne connaissait pas Berkman avant juillet 1892, mais ils deviendront très proches, en prison, et collaboreront ensemble au journal "Prison Blossoms".
Le 28 mai 1897, Nold, après avoir purgé l'intégralité de sa peine, est libéré du pénitencier de Pittsburgh (avec Henry Bauer). Il militera ensuite à la "Berkman Defense Association", afin obtenir une réduction de peine puis la libération de son ami (en 1906). Après une tentative ratée d'établir une coopérative agricole, Nold vivra à St Louis avant de partir pour Détroit vers 1900, où il restera politiquement actif. Il a collaboré à divers titres de la presse anarchiste comme "The Firebrand", "Free Society", "Mother Earth","The Demonstrator", "Discontent".
Il aura (au moins) un fils avec la compagne avec qui il vivait en union libre (d'après un manuscrit écrit vers 1897).
Carl Nold est mort en 1934.

 

 

Le 26 septembre 1950, mort de Gustave FRANSSEN à Paris.
Militant syndicaliste révolutionnaire et libertaire.
Fils d'un marchand de vins, il est né le 21 mars 1874 à Levallois-Perret (aujourd'hui, Hauts-de-Seine).
En 1899, il est aide-correcteur au "Journal du Peuple" publication dreyfusarde éditée par Sébastien Faure. Le 15 décembre 1899, Franssen qui avait adhéré au syndicat des correcteurs, entre grâce à Georges Yvetot au Comité fédéral des Bourses du Travail. En 1900, Franssen est délégué de son syndicat au Comité de la grève générale. Il sera ensuite avec Albin Villeval un des principaux animateurs du Syndicat des correcteurs et en assurera le secrétariat de 1910 à 1912, syndical auquel ils donneront une impulsion syndicaliste révolutionnaire. L'équipe constituée autour de Villeval et Franssen mènera de nombreuses luttes collectives qui amélioreront la condition des correcteurs et jouera un rôle important lors des Congrès de la Fédération du Livre. Après guerre, Franssen resté fidèle aux termes de la Charte d'Amiens, menera campagne de 1926 à 1932 pour la survie de cet esprit et avec l'appui de Louis Lecoin, Pierre Monatte, etc., réussira, en 1932, à revenir à ses principes dans le Syndicat des correcteurs et sera élu, cette même année, à la Commission de contrôle du syndicat. Franssen tenait dans les années trente une librairie, 11 rue de Cluny (Vème arr.), qui servait aussi de siège social à la revue de Marc Pierrot,"Plus loin" (1925-1939) publication dont il assurera l'adminstration.
Durant l'occupation de 1942 à 1944, nombreux étant les militants prisonniers ou clandestins, Franssen accepte de faire partie du Comité syndical pour aider au maintien de l'organisation dans sa ligne d'antan. Il collabore, après la Libération, au journal de Louis Louvet "CQFD", et contribue avec Jacques Doubinsky à la publication de "La Révolution inconnue" de Voline (1947), dont il rédige la préface. Il meurt en 1950 des suites d'une intervention chirurgicale.

 

 

Le 26 septembre 1872, naissance d'Emile HENRY

 

 Le 26 septembre 1892, naissance de Julien CONTENT

 

 

 

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Delannoy en procès

Aristide Delannoy lors de son procès (dessin de Vivriès)

Le 26 septembre 1908, à Paris, le jury de la Seine condamne le dessinateur Aristide Delannoy, et Victor Méric, à un an de prison et 3 000 Francs d'amende pour avoir caricaturé dans "Les Hommes du Jour", un officier français, le Général d'Amade représenté en boucher après qu'il se soit "illustré" au Maroc. Les deux hommes seront incarcérés à la prison de La Santé. Aristide Delannoy, atteint de tuberculose, obtient une libération anticipéé le 21 juin 1909 après intervention de ses compagnons de cellule auprès du directeur de la prison et une campagne de soutien dont le meeting du 9 juin 1909. Ce séjour en prison aggravera considérablement l'état de santé d'Aristide, qui mourra le 5 mai 1911.