Ephéméride Anarchiste

20 mars

 

Le 20 mars 1842, naisssance de Charles ALERINI à Bastia (Corse).
Insurgé communard à Marseille, membre et animateur de l'Internationale antiautoritaire.
Enseignant au collège de la Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), il devient membre puis secrétaire d'une section de l'Internationale dans cette ville. En 1870, son militantisme lui vaut d'être suspendu de l'Education et le 20 mai, il est arrêté pour adhésion à une société secrète. Mais le 8 août 1870, il prend part aux côtés de Gaston Crémieux et d'autres insurgés, à l'occupation de l'Hôtel de Ville de Marseille et à l'établissement d'une Commune révolutionnaire. Après l'échec de cette insurrection, il est emprisonné, puis libéré le 4 septembre avec la proclamation de la République et la chute de l'empire.
Le 23 mars 1871 à Marseille, il est de nouveau avec Crémieux à la tête d'un mouvement insurrectionnel (qui durera jusqu'au 4 avril). Il fait partie de la Commission départementale et organise la résistance armée. Après ce nouvel échec, il se réfugie à Barcelone (il sera condamné à mort par contumace). Ami de Bakounine, il est membre de "l'Alliance de la Démocratie Socialiste" et prend part en tant que délégué de la "Fédération Régionale Espagnole" au congrès de l'Internationale à la Haye début septembre 1872 (où sera prononcé l'exclusion de Bakounine et Guillaume). Il assiste ensuite, le 15 septembre, au congrès antiautoritaire de Saint-Imier où il est un des trois secrétaires. Le Conseil général (marxiste) l'excluera l'année suivante. En Espagne en 1873, il constitue avec Camille Camet et Paul Brousse un "Comité de propagande révolutionnaire socialiste de la France méridionale" qui se réclame de "l'an-archie" et édite le journal "La Solidarité révolutionnaire". Début septembre 1873, il est un des cinq délégués de la "Fédération Régionale Espagnole" au congrès de Genève. De retour en Espagne, il est arrêté lors des insurrections républicaines de 1873 et emprisonné durant deux ans à Cadix. Il refusera l'offre de Malatesta venu pour le faire évader à l'automne 1875. En avril 1877, il fera partie avec Pindy, Brousse et Dumarteray du Comité fédéral de la Fédération française de l'AIT.

 

 jean de boe

Jean De Boë

Le 20 mars 1889, naissance de Jean DE BOE à Anderlecht (Belgique).
Militant anarchiste, syndicaliste et coopératiste.
Orphelin, il sera élevé par sa grand-mère blanchisseuse et deviendra ouvrier typographe. En 1906 il adhère à l'Association libre des compositeurs et imprimeurs typographes de Bruxelles. Après être passé par les jeunesses du parti ouvrier belge, il rejoint les anarchistes (avec ses amis d'enfance Victor Kibaltchiche et Raymon Callemin). Il est un moment gérant du journal "Le Révolté" belge, milite au sein du Groupe révolutionnaire belge et fréquente la communauté d'Emile Chapelier à Stockel. Il subit plusieurs condamnations pour propagande révolutionnaire et outrage à la police. Antimilitariste et insoumis il se réfugie en France en 1910 avec sa compagne Ida BARTHELEMESS (née le 28 mai 1892 à Bruxelles, elle est la fille d'un anarchiste et vit avec Jean De Boë depuis 1908) et s'installe à Romainville, non loin de la communauté des individualistes qui publient "l'anarchie". Il y retrouvera ses amis belges.
Impliqué dans les actions illégalistes de la bande à Bonnot et en particulier dans le cambriolage d'une usine à Romainville.
Il sera arrêté le 28 février 1912, avenue de Clichy à Paris, en même temps que Dieudonné.
Accusé de "recel et association de malfaiteurs" (pour avoir en particulier négocié les titres volés rue Ordener, en Hollande) il est condamné, le 28 février 1913, à dix ans de travaux forcés. Fin 1913 il arrive au bagne de Guyane sur l'Île du Diable. Il y côtoiera Jacob Law (mais celui-ci lui reprochera son égoïsme). Envoyé ensuite en relégation, il s'en évade en passant par la Guyane hollandaise où il travaillera pour pouvoir rentrer en Belgique en juin 1922. Il reprend alors son métier et son activité militante, participant à plusieurs grèves (en 1925 et 1930). En 1926 il sera un des fondateurs d'une coopérative "Les arts graphiques". En 1936, lorsque la révolution libertaire éclate en Espagne, il y apporte son soutien et s'y rendra en 1937. En 1939 il adopte les deux fillettes d'un compagnon fusillé par les fascistes et milite à S.I.A (Solidarité Internationale Antifasciste). Durant le second conflit mondial, la Belgique occupée, il rentrera dans la clandestinité, évitant ainsi une arrestation par la gestapo en juillet 1941.
Après la Libération, il milite au Syndicat du livre Belge. Il est l'auteur de nombreux articles dans la presse libertaire de "L'anarchie" au "Réveil de Genève", etc., mais aussi de livres et brochures publiés en Belgique : "Un siècle de luttes syndicales", "La révolution en Espagne", "Propos subversifs" (1967) , etc.
Il meurt le 2 janvier 1974, à Anderlecht.
"Ne jamais mentir, ne jamais trahir, ne jamais désespérer."
Etait sa devise.

Pierre Lentengre

Pierre Lentengre

Le 20 mars 1982, mort de Pierre LENTENGRE (dit aussi Pierre LENTENTE), dans le Var.
Militant et fondateur d'un groupe anarchiste parisien.
Né le 17 décembre 1890 à Paris. En mai 1923, il est condamné à six mois de prison pour un article paru dans "le Libertaire" (dont il fut ensuite administrateur délégué). En 1927, il seconde Sébastien Faure dans une tournée de conférence, et devient administrateur du "Trait-d'Union Libertaire" puis de "La Voix libertaire" de 1928 à 1939. Après la guerre, il prit une part active à l'association "Les Amis de Sébastien Faure".

 

 

Le 20 mars 1828, naissance d'Henrik IBSEN

 

Le 20 mars 1945, mort de Maria LACERDA DE MOURA

 

Le 20 mars 1998, mort d'Agustin GOMEZ-ARCOS

 

 

 

Le 20 mars 1871. Déclaration d'Emile DUVAL, commandant délégué à l'ex-préfecture de Police:
"Paris, depuis le 18 mars, n'a d'autre gouvernement que celui du peuple : c'est le meilleur. Jamais révolution ne s'est accomplie dans des conditions pareilles à celle où nous sommes. Paris est devenu ville libre. Sa puissante centralisation n'existe plus. La monarchie est morte de cette constatation d'impuissance. (...)."
Extrait du journal officiel de la commune de Paris.

 

 

journal de limoges l'insurgé

En-tête du premier numéro

Le 20 mars 1910, à Limoges (France), sortie du premier numéro de "L'Insurgé", Organe hebdomadaire des révolutionnaires (de la région) du Centre. Le journal succède au "Combat Social" et dispose de sa propre imprimerie. Le gérant en est Petitcoulaud. A noter que le journal vend pistolets et révolvers à ses lecteurs et préconise d'étonnants conseils, comme dans le numéro 63 du 29 mai 1911.
"En ce moment où la flicaille devient de plus en plus brutale et dégoutante, il est indispensable d'être armé pour se défendre contre ces brutes malfaisantes."
Le titre "L'Insurgé" a été enployé par divers autres journaux anarchistes tant en France (en particulier à Paris en 1925, et Lyon), mais aussi en Belgique (à Bruxelles et à Liège).