Iconographie anarchiste "L'Homme qui vote dépose sa volonté dans une boite afin de la reprendre
au bout de quatre ans, ... si on le lui permet. Vive l'Anarchie!"
Ephéméride Anarchiste
9 juin
Octave Jahn
Le 9 juin 1917, mort
d'Octave JAHN à Mexico.
Militant et propagandiste anarchiste.
Il est naît le 10 février 1869 à Cherbourg.
Télégraphiste à 15 ans, il participe à la
première grève de ce secteur. Son père
menaçant de la placer en maison de redressement, il s'enfuit,
et trouve refuge chez Séverine.
En 1886, il participe avec
Tortelier et d'autres,
à la création de la "Ligue des Anti-patriotes". Mais
à cause de la répression, il passe en Belgique,
où il prend part à la grève de mai 1897 dans le
bassin du Hainaut, il s'y distingue dans les meetings par un discours
véhément et révolutionnaire.
Arrêté, il est condamné à 2 ans et demi de
prison. Par la suite, il devient un infatigable propagandiste
anarchiste, se déplaçant beaucoup (malgré de
nombreuses condamnations et plusieurs séjours en prison)
à travers la France, l'Afrique du nord, mais aussi la Suisse,
l'Angleterre et l'Espagne, pays où il réside jusqu'en
1909.
Il part ensuite pour le Mexique et participe à la
révolution. En 1915, il est un des fondateurs, au Mexique,
d'une école rationaliste sur le modèle
Ferrer. En 1916, il est
délégué en France par la "Casa del Obrero
Mundial", auprès du syndicat des Terrassiers. Correspondant de
la presse anarchiste, dont "CQFD" de
Sébastien Faure (pour les
articles sur la révolution mexicaine), il est aussi l'auteur
de la chanson "Les pieds plats".
Helmut Rüdiger en 1945
Le 9 juin 1966, mort
d'Helmut RUDIGER, à Madrid.
Figure importante de l'anarcho-syndicalisme allemand, espagnol puis suédois, journaliste et théoricien du fédéralisme libertaire.
Il est né le 22 janvier1903 à Frankenberg (Saxe). Etudiant à l'Université de Leipzig, il adhère à la FAUD (anarcho-syndicaliste). Il sera fortement influencé par les ouvrages de Gustav Landauer. En 1925, il poursuit ses études à Munich et publie ses premiers articles dans "Junge Anarchisten" et "Der Syndikalist"(sa famille, désaprouvant ses opinions politiques, lui refusera son aide financière pour poursuivre ses études).
Il part ensuite à Berlin où il prend la direction éditoriale de "Der Syndikalist" et fait la connaissance d'Erich Mühsam et de Rudolf Rocker. En 1931, il est rédacteur en chef de la revue culturelle libertaire "Besinnung und Aufbruch"et donne des conférences sur l'histoire de l'art pour "la Gilde freiheitlicher Bücherfreunde" (sorte de Club du livre libertaire qui existera jusqu'en 1933). En 1932, il devient secrétaire de l'AIT antiautoritaire et fuyant le nazisme, il se fixe en Espagne en 1933. En 1936, il prend part aux combats aux côtés
d'autres anarchistes allemands comme Karl
EINSTEIN au sein du
"Groupe International" de la Colonne Durruti.
En 1938, alors que les réalisations sociales de la CNT sont détruites par le stalinisme, il prend à nouveau la route de l'exil, Paris, puis la Suède en 1939, après la défaite finale de l'Espagne républicaine.
En Suède, il devient une des figures du mouvement anarcho-syndicaliste, et écrit dans le journal de la SAC "Arbetaren". A partir de 1949, il collabore au journal anarcho-syndicaliste allemand "Die freie Gesellschft" (la Société Libre).
Avec Albert de Jong, Arthur Lehning et Augustin Souchy, ils éditent le service de presse de la "Commission Antimilitarisme internationale".
Helmut Rüdiger a écrit de nombreux articles sous divers pseudonymes dont: Ivar Bergeren et D. Rodriguez.
Il meurt ce 9 juin 1966 d'une "crise cardiaque" dans sa chambre d'hôtel de Madrid, alors qu'il était en contact avec des anti-franquistes, avec lesquels il devait assister à une importante réunion clandestine.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages notamment sur la révolution espagnole, sur le fédéralisme, etc.
En-tête du premier numéro
(Paraissant à intervalles irréguliers, une fois par
mois au moins).
Le 9 juin 1858, à New
York (USA). Joseph Dejacque
fait paraître le premier numéro du journal "Le Libertaire, journal du mouvement social".
Le 27ème et dernier numéro paraîtra en
Amérique en février 1861, peu avant le retour de
Dejacque en France, mais le titre du journal ne sera pas
oublié. Il sera repris en France
le 16 novembre 1895 par
Sébastien Faure et
Louise Michel avant de conquérir
le monde, et d'être décliné dans de multiples
langues.
"Le Libertaire n'a de patrie que la patrie universelle. Il est
l'ennemi des bornes : bornes-frontières des nations,
propriété d'Etat ; bornes-frontières des champs,
des maisons, des ateliers, propriété
particulière ; bornes-frontières de la famille,
propriété maritale et paternelle. Pour lui,
l'Humanité est un seul et même corps dont tous les
membres ont un même et égal droit à leur libre et
entier développement, qu'il soient les fils d'un continent ou
d'un autre, qu'ils appartiennent à l'un ou l'autre sexe,
à telle ou telle autre race."
in premier numéro.