mili-KK

Autocollant antimilitariste
"MILI-KK"

Ephéméride Anarchiste

29 septembre

 

Alexandre Marius Jacob

Alexandre Marius Jacob

Le 29 septembre 1879, naissance de Alexandre Marius JACOB, à Marseille.
Célèbre anarchiste illégaliste et bagnard réfractaire.
Issu d'un milieu prolétaire (son père est cuisinier sur les navires des Messageries Maritimes), et après une scolarité chez les Frères à Marseille, Alexandre, son Certificat d'études en poche, embarque à 12 ans comme mousse, puis comme apprenti timonier, mais il choisit de déserter lors d'une escale à Sydney, et se serait livré un bref moment à la piraterie. De retour à Marseille, il est jugé pour désertion, mais acquitté en raison de son jeune âge. Vers 1897, il abandonne définitivement la marine et devient apprenti typographe, il fréquente les milieux anarchistes et y rencontre Rose Roux avec qui il commence à vivre. Le 3 août 1897, victime d'un provocateur, il est arrête par la police et est condamné le 1er septembre à 6 mois de prison et 50 frs d'amende pour fabrication d'explosifs. Surveillé par la police, il ne retrouve pas d'emploi stable. Le 22 septembre 1898, il est acquitté d'une accusation de vol commis à la fonderie des Chartreux où il était employé.
Le 31 mars 1899, il passe définitivement dans le camp des illégalistes en prenant part avec des comparses à un vol audacieux au Mont de Piété de Marseille. Jusqu'en juin, la bande commet une série de vols dans le midi de la France, en Espagne et en Italie. Le 9 juin 1899, il est condamné par contumace, pour le vol au Mont de Piété, à 5 ans de prison et 3000 frs d'amende. Le 29 juin, il est arrêté à Toulon (sur dénonciation), mais il simule la folie, et finit par être envoyé à l'asile de Montperrin à Aix en Provence. Il s'en évadera dans la nuit du 18 au 19 avril 1900 grâce à la complicité d'un infirmier. Ayant trouvé refuge à Sète, chez Ernest Saurel, ancien amis de Caserio, il constitue alors sa première bande de cambrioleurs "les travailleurs de la nuit". Il s'installe ensuite à Montpellier où Rose prend en gérance une quincaillerie, ce qui lui permet d'étudier le fonctionnement des coffres-forts. Dès lors, la bande qui agit au nom de l'anarchie (et va aider financièrement la propagande libertaire et des compagnons dans le besoin) va commettre à partir de juillet 1900 un nombre impressionnant de cambriolages, d'abord dans le midi de la France.
A partir de 1901, Jacob et sa bande s'installent à Paris, et utilisent les chemins de fer pour rayonner vers la province et l'étranger. Les 150 cambriolages que la police attribue à la bande défraient la chronique par leur audace et la raillerie qui s'y manifeste envers les notables, curés ou militaires qui en sont les victimes. Mais l'entreprise est périlleuse et plusieurs compagnons tombent ou sont contraint de tirer pour se défendre.
Le 28 février 1901, Jacob échappe à une interpellation de policiers orléanais en faisant feu sur l’agent Couillot, mais son complice Royères est arrêté. Jacob échappe ensuite à une nouvelle arrestation à Epinal. Le 9 juin 1901, cambriolage de la résidence du juge de paix Hulot au Mans "Au juge de paix nous faisons la guerre". En septembre 1901, cambriolage du château de la reine des Belges à Spa. En janvier 1902, le compagnon Clarenson est arrêté au casino de Monté Carlo. Les 14 mai, la Cour d'assises de la Charente condamne le complice Arthur Roques aux travaux forcés à perpétuité (ramenée ensuite à dix ans). Le 22 novembre 1902, cambriolage de l’église de Brumetz et du château de la Comtesse de Melun. L'année 1903 commence avec l'arrestation de Ferrand et Vaillant après un vol commis à Nevers. Le 27 mars, la cathédrale de Tours est à son tour visitée par les travailleurs de la nuit.
Mais le 22 avril 1903, Jacob, Félix Bour et Pélissard sont arrêtés après une tentative de cambriolage à Abbeville, l'agent de police Pruvost est tué par Bour. Cette arrestation sonne la fin de la bande des "travailleurs de la nuit" (estimée à plus de quarante personnes), elle va progressivement être démentelée.
Après une instruction de près de deux ans, le procès va se dérouler sous haute surveillance à Amiens, entre le 8 et 22 mars 1905. Les anarchistes de la Somme publient le journal "Germinal" entièrement acquis à la défense de Jacob et de sa bande. Jacob se saisit de la tribune et de la couverture médiatique du procès pour revendiquer et légitimer ses actes "Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.". Jacob (n'ayant tué personne) est condamné sans surprise aux travaux forcés à perpétuité. Le 13 janvier 1906, il arrive au bagne des Îles du Salut, où il retrouvera d'autres compagnons. Son opposition à l'administration pénitencière lui vaudra de longs séjours au cachot dans des conditions de vie épouvantables. Il tentera de s'évader à de nombreuses reprises, mais continuera à entretenir une relation épistolaire avec sa mère qui réussira à sensibiliser des personnalités à son sort dont Albert Londres. En 1925, sa peine est commuée en cinq ans d'emprisonnement en métropole, et en 1926 à deux ans. Jacob est finalement libéré le 31 décembre 1927. Il commence alors à travailler comme chef d'atelier au magasin Le Printemps, mais finit par s'intaller comme forain en 1931. Il participera au livre du Dr Louis Rousseau "Un médecin au bagne"(1930), et se liera avec les néo-malthusiens Jeanne et Eugène Humbert et certains pacifistes comme Louis Louvet et Louis Lecoin. Il contracte ensuite un mariage blanc avec la femme d’un antifasciste tué en Italie. En 1935, il s'installe dans l'Yonne et se lie avec l'anarchiste Pierre-Valentin Berthier. En 1936, lorsqu'éclate la révolution en Espagne, il s'y rend pour apporter son aide aux républicains. En 1937, il est de retour dans le Berry puis se fixe ensuite à Reuilly dans l'Indre, et se marie le 22 janvier 1940 avec Pauline Charron (qui décèdera 10 ans plus tard). En 1953, il vit une idylle avec la jeune Josette Passas. Le 28 août 1954, il met volontairement fin à ses jours en s'empoisonnant, avec son vieux chien.
Texte : "Pourquoi j'ai cambriolé ?" (Paris, 1913).
Le personnage de Jacob n'a pas manqué d'attirer plusieurs biographes : André Mahé, Bernard Thomas, Jean-Marc Delpech, et d'autres, qui lui ont consacré divers ouvrages.
A voir en particulier le blog, animé par J.-M. Delpech : http://www.atelierdecreationlibertaire.com/alexandre-jacob/a-propos/

 

 

Berthe Fabert

Berthe Faber

Le 29 septembre 1895, naissance de Berthe FABERT-GUILLOT près d'Esbly (Seine et Marne).
Militante anarchiste française.
Au début des années vingt, elle rencontre l'anarchiste Séverin Férandel qui devient un temps son compagnon. A partir de 1924 elle assurera avec lui la gérance de la "Librairie sociale Internationale" et ce jusqu'en 1928 (elle y sera remplacée par Nicolas Faucier), elle milite également dans le groupe des Jeunesses Syndicalistes.
En 1926-27, elle visite à plusieurs reprises (avec son amie Emilienne Morin) les anarchistes espagnols Buenaventura Durruti et Francisco Ascaso emprisonnés pour un complot en vue d'assassiner le roi d'Espagne, après leur périple en Amérique Latine. Une grande amitié s'établit avec eux et, à leur sortie de prison, Berthe se lie avec Ascaso (et Emilienne avec Durruti). Mais Ascaso (comme Durruti) est rapidement expulsé vers la Belgique, il retourne clandestinement en France, Paris, Joigny et Lyon où Berthe ira vivre avec lui. Elle apparaît alors comme responsable de publication d'un journal anarchiste espagnol "Accíon" publié en décembre 1927. Elle rejoindra Ascaso en Belgique où elle résidera jusqu'à leur départ pour l'Espagne, après la proclamation de la République, en avril 1931.
Elle partage avec Francisco Ascaso l'intense militantisme et l'agitation sociale qui précèdent le 19 juillet 1936, et subit les absences de Francisco pour cause d'emprisonnements ou de déportation (durant l'année 1932). Le 20 juillet 1936, Francisco meurt lors de l'assaut de la caserne Atarazanas à Barcelone, alors que les anarchistes sont victorieux des fascistes à Barcelone et en Catalogne et commencent à organiser la société de façon libertaire.
Après la mort de Francisco Ascaso, Berthe Faber reste à Barcelone et se lie avec un insoumis français, Eugène Guillot, ayant fui les persécutions et qui vivait en Espagne sous le nom d'emprunt de Jacques Sallès. Elle partage alors avec lui les durs mois de privations précédant la chute du camp républicains, et aurait assuré le secrétariat de liaison internationale.
Au début de 1939, elle quitte l'Espagne avec son compagnon lors de la "Retirada". De retour dans la région parisienne, elle est contrôlée par la police, le 15 mars 1939, lors d'une perquisition au siège de SIA (Solidarité Internationale Antifasciste).
Durant la guerre, recherchés par la police, elle vit dans la clandestinité avec son compagnon. Après la Libération, ils poursuivront leur militantisme et animeront en particulier le "Groupe des Amis de Sébastien Faure". Berthe travaillera comme concierge. Lorsque les autorités cesseront de persécuter Eugène, arrivé à l'âge de la retraite, ils se marieront. Eugène décèdera en 1978. Berthe, quant à elle, finira sa vie dans une maison de retraite, où elle mourra en 1983.

 

Fania Baron ° Aron et Fania Baron

Fania Baron seule et Aron Baron et Fania (à sa droite), en Amérique.

Le 29 septembre 1921, mort de Fania (Fanny) BARON (Fanya GRECK, puis GREFENSON aux USA), dite aussi ANISIMOVNA, fusillée par la Tcheka à Moscou.
Militante anarchiste et anarcho-syndicaliste russe.
Elle est né en 1887 à Vilnius (aujourd'hui en Lithuanie). En 1911, fuyant la dictature tsariste, elle émigre aux Etats-Unis où elle rencontre vers 1912 son futur compagnon, le boulanger anarchiste Aron Baron (par l'entremise du frère de celui-ci qui était marié avec sa soeur aînée, Sarah). Elle milite avec Aron à Chicago dans le mouvement anarchiste et aux IWW. Le 17 janvier 1915, elle prend part aux côtés d'Aron et de Lucy Parsons et d'autres à l'organisation d'une marche des chômeurs, mais se font tabasser par la police et arrêter (Jane Addams paiera alors leurs cautions de sortie). Membre du "Groupe international de propagande des idées libertaires", elle est plusieurs fois arrêtée. En 1917, elle collabore à la revue "Mother Earth" d'Emma Goldman qui l'a décrite comme "le type de femme [...] entièrement consacrée à la cause de l'humanité".
En juin 1917, après l'annonce de la fin de la dictature tsariste, elle rentre à Kiev avec son compagnon qui devient rapidement un conférencier populaire en Ukraine et est élu délégué des boulangers dans le Soviet de Kiev. Après la prise du pouvoir par les bolcheviques en octobre 1917, ils partent pour Kharkov où Fania et Aron militent dans la "Confédération d'organisations anarchistes" qui édite le journal "Nabat" (L'Alarme), cette organisation qui avait établi son quartier général dans cette ville à l'automne 1918, essayait d'unifier l'action des anarchistes de toutes tendances, Voline, Petr Archinov et Aron Baron en étaient les principaux dirigeants. Fania rencontre ensuite Makhno et travaille avec Aron dans la Commission Culturelle et Éducative du mouvement makhnoviste. Mais la répression bolchevique frappe les anarchistes. Même si des protestations se font entendre jusqu'à la réunion du Komitern à Moscou, Trotski lance en novembre 1920 l'Armée rouge à l'assaut du quartier général de Makhno à Gouliai-Pole, tandis que la police politique "Tcheka" arrête les dirigeants de la Confédération anarchiste Nabat à Karkov, dont Voline, Aron et Fania Baron, Olga Taratouta, Senia Flechine, Mark Martchnyi, Dolenko-Tcherkeres et Anatoli Gorelik.
Fania est sévèrement battue lors de son arrestation. Détenue à Moscou, elle est ensuite transférée à la prison de Riazan. Elle s'en évade le 10 juillet 1921. Traquée, elle se cache chez son beau-frère Semion Baron (par ailleurs membre du parti bolchevique). Elle a, avec lui, le projet de faire évader Aron, mais ils sont tous deux arrêtés par la Tcheka le 17 août et Semion est abattu sur place.
En juillet 1921, les autres détenus du Nabat font une grève de la faim durant les onze jours que dure le Profintern (Congrès de l'Internationale syndicaliste rouge) pour attirer l'attention des délégués etrangers sur le sort des anarchistes emprisonnés. Mais le 29 septembre, la Tcheka fusille neuf détenus dont Fania Baron et le poète anarchiste Lev Tcherny.
Quant à Aron Baron, après de nombreux emprisonnements et internements dans des camps, il sera exécuté le 12 août 1937.


 

 

 Lev Tcherny

Lev Tcherny

Le 29 septembre 1921, mort de Lev TCHERNY (ou CHERNYI, ou encore CHORNYI), de son vrai nom Pavel Dmitrievitch TURTCHANINOV, fusillé par la Tcheka à Moscou.
Militant et théorcien anarchiste individualiste et poète russe.
Il est né en 1875. Malgré un père colonel dans l'armée, il se range du côté des révolutionnaires qui combattent la dictature tsariste et prône un renversement des valeurs aristocratiques et bourgeoises de la société russe. Refusant l'anarcho-communisme cher à Kropotine, il élabore en 1906 un système mutualiste d'association libre d'individus indépendants, et publie en 1907 un ouvrage théorique "Associational Anarchism". La sortie de ce livre et ses activités révolutionnaires lui valent d'être arrêté et déporté par le régime tsariste en Sibérie, dans la région de Toutkhansk, où il joue un rôle lors des révoltes paysannes. Il s'évade de Sibérie et arrive à Paris, où il travaille un temps comme chauffeur et collabore au journal russe "Les Échos du Caucase". De retour en Russie, il prend une part active à la révolution de février 1917 à Moscou, où il multiplie les réunions et les conférences tout en organisant une Fédération des travailleurs intellectuels. Il collabore à divers journaux anarchistes et publie la revue Klitch (Clameur). Principal théoricien et orateur de l'anarchisme individualiste, ses conférences sont prisées par les travailleurs moscovites. En mars 1917, il devient le secrétaire de la Fédération des Groupes Anarchistes de Moscou. Il participe ensuite à la révolution d’octobre et au mouvement de réquisition des hôtels particuliers et villas à Moscou. Il est nommé secrétaire de la "Maison des anarchistes" qui sert de siège à tous les libertaires de la capitale. Le 5 mars 1918, il dénonce lors d'un meeting la République socialiste soviétique de Russie et déclare qu'aux yeux des libertaires l'Etat socialiste est tout autant un ennemi que son prédécesseur bourgeois qu'il faut combattre.
Suite à la répression croissante de toute opposition, et la simple liberté d'expression étant baillonnée, les groupes anarchistes de la Fédération de Moscou se constituent en groupes armés, "Les Gardes noirs". Lev Chernyi y est très actif. Dans la nuit du 11 au 12 Avril 1918, la Tcheka attaque le bâtiment de la Fédération de Moscou, les Gardes noirs y opposent une résistance armée. Une quarantaine anarchistes sont tués ou blessés et environ cinq cents arrêtés et emprisonnés. La même année, Lev Tcherny participe à la création d'un groupe clandestin et rejoint, l'année suivante, les "anarchistes clandestins" (Anarkhisty podpol'ia), fondés par Casimir Kovalevitch, membre du syndicat des cheminots de Moscou, et par l'anarchiste ukrainien Petr Sobolev. La répression bolchevique ne faiblit pas, et sept insurgés sont encore fusillés à Kharkov, le 17 juin 1919.
Les "Anarchistes clandestins", rejoints par quelques "Socialistes Révolutionnaires de gauche", font sauter le 25 septembre 1919 le quartier général du Comité du Parti Communiste de Moscou. L'explosion tue douze membre du Comité et en blesse cinquante-cinq autres. Le groupe des anarchistes édite, en septembre puis en octobre 1919, deux numéros du journal "Anarkhiya" qui condamne la dictature bolchevique. Mais le groupe subira ensuite un implacable répression.
A l’été 1921, Lev Tcherny est victime d'une machination de deux agents provocateurs de la Tcheka. Qualifié de "bandit anarchiste" il est arrêté en août. Bien que n'étant pas impliqué dans l'attentat contre le siège du Parti communiste de Moscou, il était, en raison de son lien passé avec "les anarchistes clandestins", une cible toute désignée à la vindicte des bolcheviques. Le 29 septembre 1921, il fait partie des neuf personnes fusillées, dont Fanny Baron, dans les caves de la prison de la Tcheka à Moscou. Les communistes refuseront de remettre son corps à sa famille ce qui laissera planer le doute sur le fait qu'il serait mort sous la torture.

journal Anarkhya à Moscou

En-tête des numéros 1 et 2 du journal "Anarkhiya" (Anarchie) de septembre et octobre 1919.

 

 

Le 29 septembre 1889, naissance de Miquel ABÓS SERENA

 

Le 29 septembre 1903, naissance d'Edoardo ( Dino) ANGELI

 

Le 29 septembre 1991, mort de Maurice LAISANT

 

 

fil zig

 

 

Le 29 septembre 1893, à Barcelone (Catalogne), un tribunal convoqué en urgence condamne à mort Paulino PALLÁS, pour son attentat du 24 septembre contre le général Martínez Campos. Il sera fusillé à Montjuich le 6 octobre 1893.

 

 

fil chouette

 

journal "La Potence" n1

En-tête du premier numéro du 29 septembre 1927

Le 29 septembre 1927, à Clamart (aujourd'hui dans les Hauts-de-Seine), sortie du premier numéro du journal hebdomadaire "la potence" Artistique, politique et sociale. Publication de J-B. La Chesnaye, pseudonyme de l'anarchiste Octave Fichet. Parmi les collaborateurs à cette publication paraissant tous les jeudis : Lucien Léauté (dit Luc Lelatin), Jean-Baptiste Bucco, Brutus Mercerau, Germain Fuynel et Maurice Berlaud. Tiré à 10 000 exemplaires ce journal aura au moins 6 numéros (le dernier connu daté du 24 novembre 1927).

 

 fil yeux

 

Le 29 septembre 1962, à Milan (Italie), rapt du vice-consul espagnol Elías par un groupe de la "Fédération Internationale des Jeunesses Libertaires" pour "attirer l'attention de l'opinion mondiale sur la triste situation des trois jeunes libertaires condamnés à Barcelone" et en particulier empêcher la condamnation à mort de l'étudiant libertaire catalan Jorge CONILL. Le Vice-consul sera finalement libéré par les jeunes libertaires "pour démontrer que nos méthodes sont différentes de celles employées par le franquisme (...)". Les jeunes antifranquistes milanais, arrêtés par la police italienne pour ce rapt, passeront en procès le 13 novembre, mais s'en sortiront avec une faible condamnation, ce qui provoquera la colère des autorités espagnoles et de sa presse franquiste.