monument ricardo Mella à Vigo

Buste de Ricardo Mella à Vigo
Oeuvre du sculpteur Francisco Asorey
(photo de Javier Albertos)

Ephéméride Anarchiste

23 avril 

ricardo mella

Ricardo Mella

Le 23 avril 1861, naissance de Ricardo MELLA y CEA, à La Gamboa (Vigo) Galice.
Théoricien, pédagogue, écrivain et propagandiste anarchiste espagnol.
Fils ainé d'un chapelier républicain fédéraliste, influencé lui-même par les idées de Pi i Margall, il poursuit l'engagement de son père et dès 16 ans rejoint le Parti républicain fédéraliste dont il devient secrétaire. Il commence à travailler dans une agence maritime à Vigo, s'intéresse au journalisme et crée le journal républicain "La Verdad" qui lui vaudra un procès en diffamation et une condamnation (en avril 1881) à plus de 4 ans de bannissement pour s'être attaqué aux caciques locaux. En 1880, il crée à Vigo l'hebdomadaire fédéraliste "La Propaganda" qui sera publié jusqu'en 1883. L'année 1881 marque son évolution vers l'anarchisme. Fin septembre 1882, il assiste à Séville au deuxième congrès de la "Fédération régionale espagnole". Sa condamnation à l'exil l'oblige à quitter Vigo, il se fixe alors à Madrid et se lie avec l'anarchiste Juan Serrano Oteiza (il se mariera avec une de ses filles, Esperanza). Il donne tout son talent d'écrivain dans la "Revista Social" où il dénonce en particulier les persécutions en Andalousie liées à "la Mano Negra". Il étudie la topographie et, poursuivant ses réflexions théoriques, adopte les thèses du collectivisme anarchiste. En 1884, il traduit avec Alvarez, en castillan, "Dieu et l'Etat" de Bakounine, il participe ensuite aux concours littéraires de Vigo puis de Reus où il présente ses mémoires sur "Le problème de l'émigration en Galice" puis "Différences entre le communisme et le collectivisme". Il se définit alors comme socialiste libertaire. En 1887, il part en Andalousie travailler comme topographe et se livre à une active propagande publiant divers feuillets et participant à de nombreux meetings. En 1888, il crée à Séville le journal "La Solidaridad". En 1889, il participe au Concours socialiste de Barcelone et crée le journal "La Alarma". En 1894, il réplique aux thèses fumeuses de Lombroso et traduit "L'anarchie" de Malatesta. L'année suivante il retourne vivre à Vigo puis à Pontevedra où il travaille à la construction du chemin de fer. Il dénonce la répression qui frappe les inculpés de Montjuich. En 1899, il publie le fameux texte "La loi du numéro" qui démystifie l'électoralisme, dans le même temps il collabore à un nombre important de publications anarchistes tant en Espagne qu'à l'étranger. En 1900, il est délégué pour assister au Congrès anarchiste international de Paris (mais celui-ci sera interdit). Son travail le conduit dans les Asturies où il collabore à "Natura" mais peu après renonce à militer en raison du jacobinisme qui règne encore dans les rangs anarchistes. Mais après la "Semaine tragique" de 1909 il revient au journalisme et collabore à"Acción Libertaria" de Gijón puis à "El Libertario" et se fixe définitivement à Vigo. Il traduit "La science moderne et l'anarchisme" de Kropotkine et écrit sur la "Question de l'enseignement" se faisant le défenseur d'un enseignement neutre (opposé en cela à Ferrer). Professionnellement, il est nommé Directeur général de la compagnie des tramways de Vigo. Il saluera la naissance de la CNT et aurait assisté en tant que délégué des Asturies à son premier congrès en 1911. Durant la première guerre mondiale, il se montrera favorable aux alliés suivant en cela la position controversée du "manifeste des 16".
Il meurt à Vigo le 7 août 1925. Un vibrant hommage lui sera rendu et un monument lui sera élevé, oeuvre du sculpteur Francisco Asorey. Une grande avenue de la ville porte également son nom.
Outre ses très nombreux articles sous divers pseudonymes, il est l'auteur d'une trentaine d'essais dont certains recevront des prix internationaux et seront traduits dans diverses langues.





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li jung-kyu ° congres coree 1946 ° ha ki rak

Le Congrès des anarchistes coréens de 1946
photos de Li Jung-Kyû (à gauche) et d'Ha Ki Rak
(à droite).

Du 20 au 23 avril 1946, à Anwui (Corée) s'est déroulé l'important congrès anarchiste coréen qui marque l'influence considérable qu'à eu la pensée de Kropotkine en Asie. Shin CHAE-HO (1880-1936), historien coréen, fut un des précurseurs de l'anarchisme dans ce pays. Puis, plus tard, les frères LI JUNG-KYU (1897-1983) et LI EUL KYU (1894-1972) (ce dernier étant surnommé "Le Kropotkine coréen) seront les artisans de ce congrès, tout comme une autre figure marquante et attachante de l'anarchisme coréen: HA KI RAK, qui participait encore, en 1987, au congrès de la Fédération Anarchiste Coréenne.

 

 

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Le 23 avril 1914, à Cleveland, Ohio (USA), sortie du premier numéro du journal "La Gioventu Libertaria" (La Jeunesse Libertaire). Le journal est publié par Aldino Felicani.

 

 

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journal "Iconoclasta!"

En-tête du numéro 7 du 15 septembre 1919

Le 23 avril 1919, à Pistoia (Toscane, Italie), sortie du premier numéro de la revue "Iconoclasta!" organe du "Circolo Studi Sociali di Pistoia " (Cercle d'Etudes Sociales de Pistoia), péridodique anarchiste, créé par Virgilio Gozzoli. Cette revue ouverte à toutes les tendances de l'anarchie aura comme principaux collaborateurs : Carlo Molaschi, Cesare Zaccaria, Camillo Berneri, Pietro Bruzzi, Leda Rafanelli et Renzo Novatore. Victime de la féroce répression fasciste, cette publication cessera de paraître après le 15 février 1921, suite à la destruction de l'imprimerie et l'arrestation des "Arditi del popolo" locaux. Virgilio Gozzoli, refugié en France, publiera à Paris, à partir de mai 1924, une nouvelle série de l'Iconoclasta!

 

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l anarchiste

En-tête du premier numéro d'avril 1952

En avril 1952, sortie à Malakoff (banlieue de Paris) du premier (et sans doute unique numéro) du journal "L'Anarchiste" Bulletin Intérieur de la Commission d'Etudes Anarchistes. Les principaux collaborateurs sont Henri Bouye, Maurice Joyeux, et Georges Vincey. Il est à noter que plusieurs journaux ont porté ce titre auparavant (en 1886, en 1898-99 en Belgique, et en 1907 à Paris).
"Etre anarchiste, ce sera donc : se dresser contre tout ce qui opprime et soutenir tout ce qui libère, en ayant toujours un sens suffisamment aigu de la liberté pour s'interdire toute atteinte à la personnalité d'autrui, les impératifs catégoriques de la vie étant assez nombreux pour tracer des limites à une liberté que chacun voudrait toujours plus grande."
Extrait de l'éditorial intitulé "Penser anarchiste".

 

 

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16ème congrès de la Fédération anarchiste italienne

XVIème Congrès national de la F.A.I.
(carte postale, dessin de Luciano Torre).

Du 23 au 25 avril 1983, à Reggio Emilia (Émilie-Romagne, Italie), s'est tenu le 16ème Congrès national de la Fédération Anarchiste Italienne. Le mouvement anarchiste italien a réaffirmé, à cette occasion, sa totale opposition au militarisme effréné et la nécessité d'une plus grande mobilisation de pensée et d'action pour la défense de la liberté.