
Ephéméride Anarchiste
28
février
Antoine Cyvoct
Le 28 février 1861,
naissance d'Antoine CYVOCT.
Militant
anarchiste lyonnais.
Soupçonné à tort d'être l'auteur de
l'attentat contre le restaurant du théâtre Bellecour
à Lyon le 22 octobre
1882. Il est également impliqué dans le "procès des 66" et
condamné à 5 ans de prison par contumace, (il
s'était réfugié en Suisse, puis en Belgique). Le 23 février 1883, il est
mélé à l'explosion accidentelle d'une bombe
à Ganshoren (Belgique), et est extradé vers la France
en 1883. Le 22 février 1884, il passe en procès devant
la Cour d'assises du Rhône pour l'attentat du 22 octobre 1882,
et bien que sa responsabilité soit pas prouvée, on le
condamne à mort.
Peine qui sera ensuite commuée en
travaux forcés à perpétuité (bagne).
En 1895 une campagne sera menée par les anarchistes
pour obtenir sa libération, il n'est amnistié qu'en mars 1898.
Cette même année, il se présente aux
élections législatives pour, dit-il, "Attirer
l'attention sur le cas des anarchistes restés au bagne".
Il
travaille ensuite comme représentant en librairie, et donnera
des conférences dans les milieux anarchistes sur les
conditions de vie au bagne.
Il est mort, Le 5 avril 1930.


En-tête du numéro deux
Le 28 février 1886,
sortie à Cadix (Andalousie) du numéro 2 du bimensuel
"El Socialismo". Le journal
créé par l'anarchiste andalous Fermín Salvochea
(qui vient de sortir de prison pour sa participation à la
"Commune de Cadix" durant l'été 1873), va tenter de
remobiliser les anarchistes andalous victimes de la répression
en 1882-1884. Mais le journal sera à son tour
persécuté par les autorités, ce qui vaudra
à Fermín Salvochea plusieurs séjours en prison
qui le contraindront à arrêter la publication du journal
en août 1891.
Le 28 février 1921,
début de la révolte des marins de
Kronstadt qui s'insurgent contre le pouvoir des commissaires
bolchéviques et contre la pénurie de nourriture et de
denrées diverses. Les marins, fers de lance de la
révolution russe, se prononcent pour des "Soviets libres",
dégagés de la tutelle politique des commissaires.
Dès janvier 1921, 5000 marins avaient
démissionné du parti communiste. Au mouvement pour de
meilleures conditions de vie, se mêleront de fortes aspirations
libertaires.
Voir : 5 mars ;
7 mars ;
8 mars ;
10 mars ;
11 mars ;
16 mars ;
17 mars
Les 27 et 28 février 1921, à Florence (Italie), dans un
contexte exacerbé par la montée du fascisme, des
affrontements particulièrement graves se produisent avec les
fascistes, et causent la mort de deux cheminots: Gino Mugnai et
Spartaco Lavagnini. Les fascistes tenteront ensuite de
pénéter dans le quartier de San Frediano, ils se
heurtent alors à une forte résistance des militants
radicaux et de la population qui se retranche derrière une
barricade.
A Certaldo (près de Florence), l'anarchiste Ferruccio
Scarselli, meurt déchiqueté par un bombe durant un
affrontement, tandis qu'à La Spezia c'est l'anarchiste
Uliviero qui est tué par la police. Dans le même temps
à Trieste, la Bourse du travail est incendiée.
Le 1er mars, en réponse aux violences fascistes, une
grève générale est déclenchée
à Trieste et à Florence, ville où de nouveaux
heurts se produiront. Ils causeront la mort de plus de 20 personnes
et feront plus d'une centaine de blessés.
Le 28 février 1970,
à Paris, des bombes explosent contre les sièges de la
Banque de Bilbao et de la Renfe (Chemin de fer espagnol). Deux
objectifs visés par des activistes du groupe anarchiste
international "The Angry Brigade" qui,
par ces actions, veulent attirer l'attention sur la répression
franquiste.
