Couverture de l'Almanque de la "Protesta"
pour l'année 1927 (doc. CIRA de Lausanne)
Ephéméride Anarchiste
13 juin
Fernand Rude
Le 13 juin 1910, naissance
de Fernand RUDE (dit Pierre FROMENT), à Lyon.
Historien du mouvement social.
Sympathisant libertaire, il milite pourtant très tôt au
parti communiste (1929). Son refus du sectarisme et sa passion de
l'histoire sociale le pousse à devenir historien. Il
séjourne à plusieurs reprises en URSS, pour des travaux
d'histoire et de traduction. A son retour en France, en 1936, il
s'éloigne des staliniens, puis milite au parti socialiste et
soutient les républicains espagnols. Résistant, il sera
nommé sous-préfet à la libération. Auteur
de nombreux ouvrages d'histoire sociale :
"Le mouvement ouvrier à Lyon de 1827 à 1832", "La
révolution de 1848 dans l'Isère" (1949), "Allons en
Icarie" (1952) "C'est nous les Canuts" (1954),
"Les révoltes des
Canuts 1831-1834" (1982), etc.
Pour le centenaire de la Commune de
Paris, il a rassemblé et publié deux textes de
Bakounine "De la guerre à la
Commune" et "Le socialisme libertaire".
Fernand Rude est mort le 12 mars 1990.
Le 13 juin 1982, mort
d'André CLAUDOT (né le 14 février 1892 à
Dijon).
Dessinateur et militant anarchiste.
Elève de l'école des Beaux-Arts de Dijon, il
fréquente les anarchistes et donne ses dessins dans les
journaux anticléricaux et anarchistes. Une illustration parue
dans "Le libertaire" en 1911 lui vaut d'être poursuivit par la
justice. Fiché au Carnet B (des
antimilitaristes), il est mobilisé en 1914, mais il continuera
à collaborer durant et après le conflit à la
presse libertaire. En 1926, sa passion de l'Orient le pousse en
Chine, où il devient professeur à l'institut national
des Arts de Pékin, puis à Hang-Tchéou, en 1928.
En 1930 il revient à Paris puis ensuite à Dijon comme
professeur, où il avait débuté comme
élève, mais il s'éloigne de l'anarchisme et
adhère à la SFIO et à la
franc-maçonnerie. Révoqué en 1941, il s'engage
dans la résistance puis milite au parti communiste à la
Libération. La fin de sa vie est essentiellement
consacrée à la peinture.
Le cinéaste libertaire Bernard
Baissat lui a consacré un film en 1979 "Ecoutez
Claudot".
En-tête du numéro 2 du 13 au 27 juin 1885 (doc. Mundaneum, Mons, Belgique)
Le 13 juin 1885, à
Marseille, le journal anarchiste "Le Droit social" après
s'être proposé de démontrer l'inanité du
suffrage universel, donne dans son n° 2, un conseil aux
compagnons pour "voter en
anarchiste" (en réalité, provoquer
l'incendie des urnes), et "faire flamber
tous les torche-culs" se trouvant à
l'intérieur. Il suffirait pour cela de glisser un bout de
phosphore plié dans un bulletin.
On ne sait si ce conseil fut mis en pratique, mais les anarchistes
préfèrent encore bouder les isoloirs ces "pissotières
républicaines", et pratiquer comme
Octave Mirbeau "La Grève des électeurs".
Le 13 juin 1910, à
Paris, des affrontements ont lieu Faubourg Saint-Antoine entre des
ouvriers ébénistes et la police. L'anarchiste Henri
CLER succombera le 21 juin, aux coups reçus.
Ses obsèques au cimetière
de Pantin, où se rendront des dizaines de milliers de
personnes, sera le théâtre de nouvelles violences
policières.
En-tête du premier numéro de de "La Protesta
Humana".
Le 13 juin 1897, à
Buenos Aires (Argentine), création par
l'ébéniste catalan Gregorio Inglán Lafarga, du
journal anarchiste "La Protesta Humana", paraissant d'abord chaque
quinzaine, il deviendra quotidien à partir du 1er avril 1904,
et prendra le nom de "La Protesta".
"La Protesta sera un journal purement
doctrinal et révolutionnaire qui abordera toutes les questions
d'actualité et s'attaquera durement et sans concessions
à toutes les crapuleries bourgeoises et
autoritaires."
En-tête du numéro 5679 du 26 juin 1927 (31ème année de parution)