turpitudes sociales de pissarro

"Les Turpitudes sociales" par Camille Pissarro (1890)

Ephéméride Anarchiste

13 novembre

carte postale de l'Arsenal de Lorient

Carte postale de l'Entrée de l'Arsenal de Lorient

Le 13 novembre 1882, naissance de François LE LEVE, dans le Morbihan.
Militant anarchiste et syndicaliste breton.
En 1900, il entre comme apprenti à l'Arsenal de Lorient, puis effectue son service militaire. Il est ensuite un actif militant du syndicat des travailleurs du port, l'animateur du groupe libertaire des "Temps Nouveaux" et l'administrateur de la Bourse du Travail. En 1913, il est secrétaire adjoint de l'Union départementale des syndicats; en contact avec Emile Masson, il collabore à la revue d'éducation paysanne bilingue (français-breton) "Brug" Bruyères.
Fiché au "Carnet B" des antimilitaristes, il se rallie pourtant à "l'Union sacrée" lors de la déclaration de guerre (1914) et, en accord avec Jean Grave et de Pierre Kropotkine, signe en mars 1916 le "Manifeste des Seize" favorables à l'intervention armée. Après guerre, il poursuit son militantisme syndical; il est de 1929 à 1939 secrétaire général de l'Union départementale CGT. En 1936, il participe aux comités du "Front populaire" et gére "L'Action syndicaliste", organe du syndicat de l'Arsenal. Durant la seconde guerre mondiale et l'occupation allemande, il est administrateur de la "Caisse régionale des Assurances sociales" mais en janvier 1943, il est contraint de quitter Lorient pour Vannes en raison des bombardements sur la ville, il y retrouve René Lochu. Il prend part ensuite au comité départemental de la Résistance. Arrêté par la police allemande en mars 1944, il est finalement déporté en juillet au camp de Neuengamme près de Hambourg (Allemagne). Libéré, il meurt d'épuisement le 20 juin 1945, durant le voyage de retour en France.

 

 

Le 13 novembre 1968, mort d'André PRUDHOMMEAUX

 

Le 13 novembre 1964, mort de Georges VIDAL

 

 

 fil yeux

 

 haymarket monument

Monument des "martyrs" de Chicago dans le cimetière Waldheim

Le 13 novembre 1887, à Chicago, plus de deux cents milles personnes, portant une rose rouge, suivent l'enterrement des martyrs de Haymarket. Ceux-ci sont enterrés au cimetière Waldheim, à plus de dix miles de la ville. Ces militants anarchistes continueront d'être honorés, et ce malgré les interdictions de la police. La veille, 12 novembre, c'étaient déjà plus de dix mille personnes qui s'étaient réunies pour leur rendre hommage, après la stupeur causée par leur exécution.
Un mois plus tard le 15 décembre 1887, les "Unions ouvrières" créeront la "Pioneer Aid and Support Association" pour venir en aide aux familles des martyrs. Elle participera à la construction d'un monument (oeuvre du sculpteur Albert Weinert), qui sera inauguré le 25 juin 1893, dans le cimetière Waldheim .

 

 

fil bombe 

 

dessin du Père Peinard : Coups de tranchet

Dessin du journal "Le Père Peinard" : "Coups de tranchet"

Le 13 novembre 1893, Léon LEAUTHIER, un jeune cordonnier anarchiste, poignarde et blesse grièvement Georgewitch, ministre de Serbie en visite à Paris, ce dernier ayant le tort de représenter la bourgeoisie dans toute son arrogance. Léauthier, lui, sera condamné le 23 février 1894 aux travaux forcés à perpétuité et mourra le 22 octobre de la même année, lors de la répression de la révolte du bagne des îles du Salut.

 

 

 fil zig

 

dessin du Père Peinard : du pain ou du plomb

Dessin du journal "Le Père Peinard" : Du pain ou du plomb

Le 13 novembre 1887, à Trafalgar square, Londres, la manifestation des chômeurs convoquée par la "Social Democratic Federation" après avoir été interdite par les autorités est violemment réprimée par 2000 policiers et 400 militaires. Après la charge de la police montée, on relèvera de nombreux blessés dont deux succomberont à leurs blessures. Cette journée rentrera dans l'histoire sous le nom de "Bloody sunday" (Dimanche sanglant). Les socialistes libertaires présents comme William Morris et Edward Carpenter ont témoigné de cette féroce répression.

 

fil chouette

 

journal "Solidaridad Obrera" de Gijón

En-tête du premier numéro

Le 13 novembre 1909, sortie à Gijón (Asturies, Espagne) du premier numéro de "Solidaridad Obrera" Périodique syndicaliste - Organe des Sociétés de Résistance de Gijón.
Il remplace le journal du même nom publié à Barcelone mais interdit après la Semaine Tragique. D'abord bimensuel, il passe hebdomadaire à partir de son numéro huit (du 29 janvier 1910). Il est dirigé par Emilio Rendueles, qui sera contraint de cesser la publication pour cause de déficit, le 24 décembre 1910, après 32 numéros parus. Cependant quelques suppléments au journal sortiront encore en 1911.
Collaboreront au journal : Eleuterio Quintanilla, Pedro Sierra, Josep Prat, Anselmo Lorenzo, Ricardo Mella, etc.

 

 

fil chouette

 

journal belge rebelle

En-tête du numéro 5 (dernier numéro) mai-juin 1928

En novembre 1927, sortie à Bruxelles du premier numéro de "Rebelle" Organe mensuel d'Action Sociale, Anti-dogmatique et Anti-autoritaire. Seulement 5 numéros de ce journal publié par Hem Day paraîtront jusqu'en mai-juin 1928. A noter qu'un numéro spécial paraîtra en janvier 1929 en langue castillane "Rebelde" en collaboration avec Jean De Boe.
Epigraphe d'Oscar Wilde : "Partout où un homme exerce une autorité, il y a un homme qui résiste à l'autorité."