carte postale caricaturale vive l'anarchie

Carte postale caricaturale

Ephéméride Anarchiste

12 juin 

 

Le 12 juin 1900, mort de Jules REGIS dit SIGER.
Militant socialiste révolutionnaire puis anarchiste.
Il est né le 10 mai 1858 en Turquie. Ouvrier dans une fabrique de fleurs artificielles, révolté et impulsif, il adhère au Parti Ouvrier de J. Allemane, mais après avoir assisté aux conférences de Sébastien Faure, il rejoint les anarchistes. Il se caractérise par ses actions de solidarité envers les victimes de la répression : les anarchistes Etiévant et Luccheni, mais aussi en faveur de Dreyfus. Syndicaliste, il est également gérant du "Libertaire" puis du "Cri de Révolte" de G. A Bordes. Dans la misère, il meurt à l'asile Sainte-Anne à Paris, des suites d'une crise de folie.

 

 

 

Le 12 juin 1909, naissance de Pierre ROUSSEAU à Saintes (Charente-Maritime).
Militant anarchiste, pacifiste et espérantiste.
Artisan maçon de profession, c'était un libertaire autodidacte et depuis sa jeunesse un pacifiste convaincu. Il militera au sein du syndicat CGT du Bâtiment de Saintes dont il en sera secrétaire. Il diffusait après la première guerre mondiale "La Patrie Humaine" et "Le Barrage". Membre puis secrétaire de 1936 à 1938 de "La Ligue Internationale des Combattants de la Paix" (LICP), en avril 1938, lors du Congrès d'Arras, il est élu au Comité directeur. Il se déclarait opposé "à toute guerre même civile". Il fut interné en mai 1940 par le gouvernement Daladier, au camp de Chibron, jusqu'en février 1941, puis transféré au camp de Saint Sulpice-la-Pointe dont il ne sera libéré qu’en 1942.
Après la Libération il sera membre du groupe de Saintes de la Fédération anarchiste (IXème région), le groupe Louis Lecoin. Il était également un membre actif de la Libre pensée, du groupe espérantiste "Paco kei Amo" (Paix et Amour) et de l’Union crématiste des Charentes. Il souscrivait régulièrement au "Libertaire" puis au "Monde Libertaire".
Malade du coeur, il meurt le 2 août 1977 à l’hôpital de Saintes des suites de son 4e infarctus.

 

antoine gauzy

Antoine Gauzy
(portant encore sur le visage les traces des coups reçus )

Le 12 juin 1963, mort d'Antoine Scipion GAUZY.
Anarchiste, impliqué dans l'affaire de la bande à Bonnot.
Il est né à Nîmes dans le Gard le 4 septembre 1879. Il arrive à Paris où il fréquente les
individualistes qui éditent "l'anarchie". Aidé financièrement par Alfred Fromentin que l'on surnomme "le milliardaire anarchiste", il s'installe à Ivry-sur-Seine (banlieue de Paris) comme soldeur et marchand de nouveautés.
Il est en contact avec un autre marchand anarchiste du nom de Pierre Cardi (né le 24 aout 1875 en Corse).
Gauzy a 32 ans au moment de l'affaire de la bande à Bonnot, il vit avec une jeune Nîmoise de 24 ans, Anna UNI dite Nelly, qui ne cache pas ses idées libertaires, et il est père de deux enfants en bas âge. Elie Monier a travaillé chez lui comme commis. C'est ce dernier qui lui enverra Jules Bonnot, alors traqué par toutes les polices, mais sans lui révéler sa véritable identité. Le 24 avril 1912, le Sous-directeur de la Sûreté, Jouin, est abattu par Bonnot lors d'une perquisition dans la boutique de Gauzy. Arrêté immédiatement, ce dernier est molesté par une foule hystérique et il arrive le visage tuméfié devant Guichard, le Chef de la Sûreté, qui le frappe de nouveau et le menace.

Accusé d'avoir dissimulé à la police la présence de Bonnot chez lui, Gauzy dira avoir hébergé un compagnon dont il ignorait le véritable nom. Passible de la peine de mort, il est jugé avec les survivants et complices de la bande. Plusieurs témoins viendront déposer en sa faveur dont Séverine, qui défendra le droit d'asile. Le journal "La Guerre Sociale" fera également campagne sur ce thème. Le 27 février 1912, devant les assises de la Seine, Gauzy est finalement condamné à 18 mois de prison pour "recel de malfaiteurs". Ayant effectué la plus grande partie de sa peine en préventive, il sera libéré le 8 juillet 1913.
Il sera blessé par balle quelque temps plus tard par un ex-inspecteur de police malhonnête lors d'un différent commercial, mais sans rapport avec l'anarchie ni la bande à Bonnot. Il ne voudra pas dénoncer son agresseur. "la délation est une chose qui lui répugne" dira son frère Louis également anarchiste.
Il poursuivra son activité de marchand de tissus d'occasion, jusqu'à sa mort survenue à l'âge de 84 ans.

 

 

 carte postale le bourse du travail de Toulon

Carte postale : Le 1er mai (1906) à Toulon - l'Entrée de la Bourse du Travail, à la première heure.

Le 12 juin 1964, mort d'Antoine BERTRAND.
Ouvrier à l'arsenal de Toulon, membre de l'Association Internationale Antimilitariste, et du groupe anarchiste "La jeunesse libre".
Il est né le 16 mars 1877, en Corse. Militant syndicaliste, et du comité de défense sociale. Fiché au Carnet B, en 1916, après la découverte de tracts antimilitariste dans le local du groupe anarchiste, il est congédié de l'arsenal et mobilisé. Réadmis après la guerre, il poursuit son action anarcho-syndicaliste, pourfendant les réformistes et l'emprise des communistes. En 1919, il participe au comité pour l'amnistie des mutins de la mer noire. Il est à nouveau congédié en mai 1920 pour fait de grève, et ne retrouve son travail qu'à la suite de l'amnistie de 1925. Par la suite, il sera lié au groupe anarchiste "Sébastien Faure", successeur des "Jeunesses libres".

 

 

Le 12 juin 1873, naissance de Pasquale BINAZZI

 

Le 12 juin 1885, naissance d'Adrienne MONTEGUDET

 

Le 12 juin 1968, mort d'Herbert READ

 

Le 12 juin 1996, mort de Valerio ISCA

fil chouette

 

journal "Spartaco" n1

En-tête du premier numéro (juin 1920)

En juin 1920, à Rome (Italie), sortie du journal "Spartaco"(Spartacus) Numéro de propagande communiste-anarchiste, publication mensuelle éditéé par le groupe communiste-anarchiste local "Spartaco". Cesare Camattini et Ettore Sottovia seront responsables de ce journal qui sortira jusqu'en avril 1922.
Epigraphe en latin: Cum Spartacus pugnavit!

 

 

 fil bombe

 

 

Le 12 juin 1931, à Avellaneda, Argentine, un groupe d'activistes anarchistes conduit par Juan Antonio MORAN abat de cinq coups de revolver le major Rosasco qui dînait dans un restaurant. Celui-ci, serviteur zélé de la dictature du Général Uriburu, était responsable de la répression et de l'éxécution de nombreux militants. L'anarchiste LACUNZA dit "Bébé" trouvera également la mort dans cette opération.

 

 

 fil zig

 

Le 12 juin 1968, Paris, le gouvernement décide la dissolution de plusieurs groupes d'extrême-gauche, et du "mouvement du 22 mars" à l'origine de la révolte estudiantine (sans que les politiciens de gauche trouvent quelque chose à redire), et l'interdiction de toutes manifestations durant la période des élections. L'évacuation de l'Odéon aura lieu le 14 juin puis celle de la Sorbonne le 16 juin.

 

 

fil chouette 

 



En-tête de ce numéro de juin 1984

En juin 1984, à Athènes, sortie du numéro quatre du bimestriel anarchiste grec "L'Arène " (dont le premier numéro a paru fin 1983).