mother earth avec louise michel

Couverture de "Mother Earth" de mars 1911
avec Louise Michel (doc. Cira Lausanne)

Ephéméride Anarchiste

1er mars

 

Milly Witkop Rocker

Milly Witkop Rocker
(aux USA en 1955)

Le 1er mars 1877, naissance de Milly WITKOP, en Ukraine.
Exilée à Londres, elle milite activement dans le mouvement anarchiste juif ouvrier.
En 1896, elle y rencontre Rudolf Rocker qui deviendra son compagnon. Arrêtée pour ses activités contre la guerre en 1916, elle est condamnée à deux ans de prison. En 1918, elle part en Allemagne avec Rudolf et fonde, avec d'autres militantes, le "Regroupement syndicaliste des femmes" qui se singularisa, dans les années 20, aussi bien par ses actions d'éclat comme "la grève des naissances" que par une prise en main de la gestion de la vie quotidienne des femmes. En 1933, l'incendie du Reichstag pousse les Rocker à l'exil aux Etats-Unis, où ils continuent à lutter (organisant un soutien à l'Espagne libertaire, entre autre). En 1937, ils s'installent dans la communauté anarchiste de Mohegan (New-York). Milly mourra le 23 novembre 1955.
"Amour libre, le mot n'est pas bien choisi, car il porte en lui-même une contradiction. L'amour est toujours libre, car on ne peut pas le contraindre. Quand la liberté cesse dans l'amour, commence la prostitution."

 

 Librado Rivera

Librado Rivera

Le 1er mars 1932, mort de Librado RIVERA, des suites d'un accident de voiture.
Militant et propagandiste anarchiste, né au Mexique en 1864.
Directeur d'école puis professeur. Compagnon de lutte des frères Enrique et Ricardo Flores Magon. Dès 1902, ses idées libertaires le conduisent plusieurs fois en prison. En mai 1905, il s'exile au Etats-Unis, rejoint Ricardo Flores Magon et participe activement au journal "Regeneración". Ensemble, ils seront plusieurs fois menacés d'expulsion, et connaîtront les prison américaines dès 1911. Le 15 août 1918, il est condamné, aux Etats-Unis, à 15 ans de travaux forcés pour avoir publié avec Ricardo le "Manifeste aux anarchistes du monde et aux travailleurs en général".
Après la mort de Ricardo dans sa prison, il est finalement libéré (2 octobre 1923) et extradé vers le Mexique. En 1927, il retourne en prison, mais n'en continue pas moins d'écrire pour son journal "Sagitario" avant que la police ne le lui interdise. Remis en liberté, il crée "Avante". En 1929, l'imprimerie de son journal est détruite. Librado est arrêté, frappé et jeté d'un train, mais il en réchappe. Un an avant sa mort, il crée un nouveau journal "El paso".

journal paso annonçant la mort de Librado

En-tête du journal ¡Paso! de mars 1932 annonçant la mort de Librado Rivera
Revue "Itinéraire" (doc. Heiner Becker)


 

 fil yeux

 

joelle aubron

Joëlle Aubron

Le 1er mars 2006, mort de Joëlle AUBRON à Paris.
Activiste anarchiste du groupe Action Directe.
Elle est née le 26 juin 1959 à Neuilly-sur-Seine, dans une famille bourgeoise et croyante. Dès la fin de son adolescence, elle commence à fréquenter le milieu autonome et libertaire qu'elle rencontre dans les squats et qui se mobilise dans la lutte anticapitaliste et anti-impérialiste. Elle y rencontre les futurs membres du groupe "Action Directe" avec qui elle se lie et commence à participer à des actions violentes qui frappent d'abord les symboles de l'exploitation capitaliste (siège du Patronat, de la Police, Ministères du Travail, de la Défense, etc.). Le 9 avril 1982, elle est arrêtée et emprisonnée une première fois pour détention d'arme. Libérée, elle reprend la lutte armée et échappe de justesse à une nouvelle arrestation en décembre 1984. Le 25 janvier 1985, elle fait partie du commando qui abat le général Audran, directeur des Affaires internationales au Ministère de la Défense (responsable des ventes d'armes françaises) et le 17 novembre 1986, du PDG de Renault, Georges Besse.
Le 21 février 1987, dans une ferme de Vitry-aux-Loges dans le Loiret, Joëlle Aubron est arrêtée en compagnie de Nathalie Ménigon, Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan tous membre du groupe AD. Placés en quartiers d'isolement, ils vont alors mener plusieurs grèves de la faim contre leurs conditions inhumaines d'internement qui va mener en particulier Cipriani à la folie. Condamnés à la prison à perpétuité, ils symbolisent l'acharnement du pouvoir politique et carcéral qui leur réserve une mort lente.
Ils sont soutenus par un Collectif de militant de gauche et d'ex-membres du groupe AD (comme Helyette Bess) qui se bat contre leur condition de détention, et pour obtenir leur libération. Le 14 juin 2004, Joëlle Aubron (après dix-sept ans de détention), est finalement libérée, elle est atteinte d'un cancer et vient d'être opérée d'une tumeur au cerveau.
Ce premier mars 2006, elle meurt vaincue par la maladie, mais non repentie comme l'espérait le pouvoir.
"Si, en plus de nos condamnations à perpétuité, j'avais regretté mon engagement, je serais morte de désespoir."

 

 

 

Le 1er mars 1842, naissance de Fermín SALVOCHEA y ÁLVAREZ

 

Le 1er mars 1900, naissance de Nikolas TCHORBADIEFF

 

Le 1er mars 1918, naissance de Marie-Louise BERNERI

 

Le 1er mars 1942, mort de Vicente ROJAS LIZCANO dit Biófilo PANCLASTA

 

 

 

 


Le 1er mars 1896, en Italie, sur l'île de Tremiti où sont cantonnés les assignés à résidence, des affrontements ont lieu avec la police, celle-ci tue l'anarchiste Argante SALUCCI, et blesse une dizaine de compagnons.

 

 

fil chouette

 

journal "La Varlope"

En-tête du numéro 3 du 29 au 12 avril 1885

Le 1er mars 1885, à Paris, sortie du premier numéro du journal "La Varlope" (nom d'un rabot de menuisier), Organe professionnel des ouvriers menuisiers, fondé par la Chambre Syndicale de Paris. E. Trotte est le gérant de cette publication bimensuelle libertaire, où l'on trouve des publicités pour les journaux "Le Droit Social" de Marseille, "L'Esprit de Révolte", "L'Insurgé" de Pemjean, "La Question Sociale", "Le Réveil Typographique", etc. La majorité des articles ne sont signés que par des pseudonymes. Au moins 8 numéros sont sortis, le dernier connu en date du 6 au 20 juin 1885.

 

 

 

 fil chouette

 

journal l'agitateur

En-tête du numéro 12 du 15 au 22 mai 1892

Le 1er mars 1892, sortie à Marseille (France) du premier numéro de l'hebdomadaire "L'Agitateur" sous-titré "Organe Anarchiste" (à partir du n° 4). Les responsables du journal se succèderont mais le plus important est sans aucun doute Sébatien Faure qui financera le journal grâce aux bénéfices tirés de ses conférences antireligieuses. A noter que certains articles de ce périodique sont en langue italienne.
Mais après les attentats de Ravachol, le journal est victime de la répression policière et contraint de cesser sa parution. Il réapparaît pourtant le 14 janvier 1893, six numéros suivront mais avec des lieux de publication différents (Avignon, Toulon, Dijon, et même La Chaux-de-Fonds, en Suisse). Le harcèlement judiciaire incessant aura finalement raison du journal; deux autres numéros paraîtront pourtant en 1897 à l'initiative du Groupe "La Jeunesse Internationale".

 

 

 fil chouette

 

journal le naturien

En-tête du premier numéro du 1er mars 1898

Le 1er mars 1898, sortie à Paris du premier numéro du journal "Le Naturien", revendiquant l'indépendance absolue par le retour à la nature (et non à l'état primitif). Les principaux collaborateurs en sont Emile Gravelle et Henri Zisly. Seulement quatre numéros parurent.

 

 

fil chouette

 

mother earth premier numéro

Couverture du premier numéro (Doc. Cira Lausanne)

Le 1er mars 1906, sortie à New York du premier numéro de la revue mensuelle "Mother Earth" (Terre Mère) qui paraît sur 64 pages. Cette publication anarchiste dédiée aux sciences sociales et à la littérature est publiée par Emma Goldman avec la collaboration de Max Baginski, d'Hippolyte Havel, etc. Elle comptera de nombreux colloborateurs et publiera certaines lettres de Francisco Ferrer.
Victime de la repression anti-anarchiste, le dernier numéro paraîtra en août 1917.

 

 

fil chouette

 

lucifer

En-tête du journal

Le 1er mars 1929, sortie à Bordeaux du premier numéro du journal "Lucifer" Organe de la Pensée Libre et de Culture Individuelle. Ce mensuel animé par Aristide Lapeyre (qui signe lui-même ses articles du nom de Lucifer) suspendra sa publication en août 1931 pour la reprendre entre janvier 1934 et 1935. Le journal "La Révolte" Organe anarchiste du Sud-Ouest, lui succédera en février 1935.
"En dehors de tous les partis, contre toutes les religions, avec tous les anti-religieux, voilà notre programme."

 

 

demi soleil