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Doc. Mundaneum

Ephéméride Anarchiste

16 mars

brochure de Chapelier sur la colonie l'Expérience ° Emile Chapelier

Emile Chapelier et sa brochure sur la Colonie "L'Expérience"

Le 16 mars 1933, mort d'Emile CHAPELIER à Bruxelles.
Militant anarchiste, espérantiste et néomalthusien belge, puis socialiste, syndicaliste révolutionnaire et libre penseur.
Il est né le 9 septembre 1870 à Bandes (province du Luxembourg), dans un milieu ouvrier pauvre. Très tôt orphelin de sa mère, il commence à 13 ans à travailler comme aide-maçon, il sera ensuite cordonnnier puis mineur. A 20 ans, un mineur anarchiste lui fait découvrir les idées libertaires et éveille en lui le goût pour l’étude. En autodidacte, il apprend alors l’orthographe, la grammaire, se familiarise avec les sciences naturelles, la philosophie et la sociologie, etc., alors qu'il était quasiment illettré, comme son père. Vers 1890, il commence à fréquenter le milieu anarchiste, il devient membre du groupe liégeois "La Jeune Garde antimilitariste". Lors de la grève générale de 1893, il se s'avère bon orateur. Il aura ensuite à subir plusieurs condamnations, et notamment de la prison pour un discours antimilitariste, en 1894. En mai 1896, il publie avec Georges Thonar le journal "L'Insurgé" mais celui-ci s'arrêtera après trois numéros. En octobre 1896, Emile Chapelier publie, à Charleroi, deux numéros du journal "Le Cri des Opprimés".
Poursuivi ensuite pour émission de fausse monnaie, il s'exile un temps en France où il donne diverses conférences dans le Nord sous un pseudonyme. Arrêté et extradé le 9 février 1897, il est condamné le 11 mai, à Mons, à cinq ans de prison. Libéré en 1900, il poursuit son activité de propagandiste par la parole et l'écrit, collaborant à divers journaux anarchistes dont "L’Émancipation" et "L’effort éclectique" (publiés par Georges Thonar), "Le Réveil des Travailleurs", et plus tard à "l'Insurgé"de Liège. Il est arrêté à deux reprises, l’une en 1901 et l’autre en 1902, soupçonné d'avoir pris part à un complot contre le roi Albert. Il est libéré à chaque fois. En 1904, il devient membre de la "Fédération amicale des anarchistes de Belgique" puis de "l'Union des travailleurs bruxellois".
Le 3 avril 1905, avec sa compagne Valentine David, il fonde à Stockel-Bois la colonie "l'Expérience". Elle reunira de cinq à quinze personnes ; Victor Serge, Jean De Boë, Eugène Gaspard Marin et Raymond Callemin y ont notamment séjournés. Ces membres participeront à la fondation le 25 juillet 1905 du "Groupement communiste libertaire" (GCL).
Un an plus tard, le 22 juillet 1906 à Stockel-bois, lors du congrès du GCL (qui compte déjà une quinzaine de sections), on décide de la publication de "L'Emancipateur". Emile Chapelier se charge de la rédaction du journal, Georges Thonar de l'impression. Mais une polémique éclatera ensuite pour savoir si le journal devait être l'organe de la colonie ou celui du GCL, qui poussera Chapelier à la démission. Le journal cesse alors de paraître en décembre 1906.
En octobre 1906, la colonie l'Expérience, expulsée de Stockel-Bois, s'installe à Boitsfort. Elle achète une imprimerie qui lui permettra d'éditer ses propres brochures sur l’espéranto, le syndicalisme, le néo-malthusianisme et l’amour libre et, à partir de juin 1907, publiera le journal "Le Communiste". Pour propager ses idées, la communauté donne, également entre 1906 et 1907, des représentations théâtrales dans ses locaux mais aussi dans plusieurs villes de Belgique. Les compagnons s’improvisent comédiens pour jouer la pièce de Chapelier "La Nouvelle Clairière" (21 représentations). Le dimanche, la colonie s'ouvre aux visiteurs et des conférences y sont données. Mais suite à des discordes et divers problèmes économiques "L'Expérience" finira par se dissoudre en février 1908.
Fin août 1907, Emile Chapelier prend part au Congrès anarchiste international d'Amsterdam, il y présente deux rapports "L'Association productrice et l'anarchisme" et "Les Libertaires et la langue internationale", étant un militant espérantiste convaincu.
Critiqué ensuite par le milieu anarchiste individualiste, il s'éloigne des libertaires et adhère en 1908 au "Parti Ouvrier Belge" où il sera toutefois un des animateurs de la minorité antiparlementaire et prosyndicaliste révoltionnaire, tout en poursuivant son militantisme espérantiste et néomalthusien. En 1910, il publie son "Catéchisme syndicaliste en six leçons". Il prend la direction du journal "L'Exploité", organe socialiste d'action directe. Il fonde, à Bruxelles, le Cercle de la Libre pensée prolétarienne, dont il assurera la présidence. Après la première guerre mondiale, il sera un temps membre du Parti communiste belge, mais sera surtout actif dans le mouvement de la libre pensée au sein de la Ligue matérialiste de Belgique, pour laquelle il rédige, en 1929, une brochure "La libre pensée prolétarienne contre la libre pensée bourgeoise".

 

 

 

Le 16 mars 1969, mort d'Antonio PEREIRA (de son vrai nom Tomaso RANIERI).
Anarchiste italien.
Il est né à Naples le 29 mars 1908. En 1928, il est contraint à l'exil et s'installe en France, puis en Espagne en 1932. Le 19 juillet 1936, à Barcelone, il prend part, avec Durruti et Ascaso, à l'assaut de la caserne d'Atarazanas. Il poursuivra ensuite le combat au sein de la colonne Ortiz. La guerre "terminée", il poursuit la lutte clandestine en Espagne. Arrêté en octobre 1945, il purge un an de prison, avant d'être relâché (sur intervention de l'ambassade d'Italie), et de rentrer dans son pays.

 

 

Le 16 mars 1877, naissance d'Antoine BERTRAND

 

Le 16 mars 1950, mort de Grigori P. MAXIMOV

 

Le 16 mars 1995, mort de Joséphine COUEILLE (Andrée PREVOTEL)

 

 

fil chouette

 

journal zsherminal

En-tête du numéro de décembre 1906

Le 16 mars 1900, à Londres (Angleterre) parution du premier numéro du mensuel "Zsherminal" (Germinal), Organe de la jeunesse anarchiste, en langue yiddish, le journal sera publié à Londres, puis à Leeds, par Rudolf Rocker (qui se chargera lui-même avec sa compagne Milly Witkop de l'impression, pour réduire les frais), jusqu'en mars 1903. Le journal reparaît en janvier 1905 et sera publié jusqu'en mai 1909.

 

 

 fil yeux

 

Le 16 mars 1918. Aux Etats-Unis, le journal "Regeneración" publie le manifeste "Aux anarchistes du monde et aux travailleurs en général". Les auteurs, Librado RIVERA et Ricardo Flores MAGON, y affirment que la révolution sociale approche et que tous les anarchistes ont le devoir d'y participer avec toutes leurs forces et possibilités. Ce texte leur vaudra d'être arrêtés et condamnés. Il sera fatal au journal qui signa là sa dernière parution.

 

 

 fil yeux

 

Le 16 mars 1921. Izvestia n°14 du comité révolutionnaire provisoire des Matelots, Soldats rouges et Ouvriers de la ville de Kronstadt :

 "Fière et consciente de sa puissance, armée du ferme désir de restaurer la liberté bafouée, Kronstadt a secoué le joug communiste, refusant de payer son tribut de vies, de bonheur et de bien-être à une poignée d'aliénés mentaux."

 


fil chouette

 

revue studi sociali

En-tête du premier numéro (doc. Cira de Lausanne)

Le 16 mars 1930, sortie à Buenos Aires (Argentine) et Montevideo (Uruguay), du premier numéro de "Studi Sociali" (Etudes sociales). Revue bimensuelle de libre examen, rédigéé par Luigi Fabbri à Montevideo et publié à Buenos Aires par Carlo Fontana en collaboration avec les éditions du journal "La Protesta".
A partir de 1932 la maladie de Luigi Fabbri le contraindra à interrompre à plusieurs reprises la publication de la revue.
Numérisé sur http://bibliotecaborghi.org/wp/index.php/2016/10/25/studi-sociali-1930-1946/


 

 

 

fil yeux

 

Le 16 mars 1935, ouverture à Paris, au 69 rue Fessard, à l'initiative d'Henry Poulaille et du "Cercle d'écrivains prolétariens" du "Musée du soir". Plus qu'une bibliothèque de prêt, c'est un lieu de rencontre, sorte d'université populaire, où les adhérents pour la plupart ouvriers et employés peuvent venir participer à des conférences, expositions ou rencontres organisées avec des écrivains libertaires, mais pas exclusivement. En 1936, le local étant devenu trop petit, il déménagera rue Médéah dans le 14e. Malheureusement le "Musée du soir" ne survivra pas longtemps à la déclaration de guerre et fermera ses portes en 1940.