Ephéméride Anarchiste

16 mars

Zenzl Muhsam

Zenzl Mühsam

Le 16 mars 1962, mort de Zenzl MUHSAM (Creszentia ELFINGER de son nom de naissance), à Berlin-Est (R.D.A). Militante anarchiste allemande.
Elle naît le 27 juillet 1884, dans une famille de paysans bavarois. En septembre 1915, elle devient la compagne d'Erich Mühsam avec qui elle va partager les vicissitudes de la vie de révolutionnaire notamment à la fin de la première guerre mondiale, puis en 1919, lors de la République des Conseils de Bavière. Après l'emprisonnement d'Erich (jusqu'à fin 1924), son arrestation par les nazis en février 1933 et son horrible assassinat au camp d'Oranienburg (le 10 juillet 1934), elle se réfugie à Prague, en Tchécoslovaquie. Invitée en Union Soviétique, elle se rend à Moscou où on lui a promis d'éditer les oeuvres d'Erich. En fait, seuls quelques poèmes seront édités. Ne cachant pas sa déception, elle est finalement arrêtée lors des purges staliniennes de 1936. Condamnée à huit ans de travaux forcés, elle est envoyée dans un goulag en Sibérie où, malgré une campagne de mobilisation internationale, elle restera internée jusqu'en 1947. C'est seulement en 1955 qu'elle obtient l'autorisation de rentrer en R.D.A (Allemagne communiste). Gravement malade, elle commence à perdre la raison, le régime lui accorde alors les honneurs officiels, mais utilisera son nom tout en la soumettant à une étroite surveillance.

 

 

Le 16 mars 1969, mort d'Antonio PEREIRA (de son vrai nom Tomaso RANIERI).
Anarchiste italien.
Il est né à Naples le 29 mars 1908. En 1928, il est contraint à l'exil et s'installe en France, puis en Espagne en 1932. Le 19 juillet 1936, à Barcelone, il prend part, avec Durruti et Ascaso, à l'assaut de la caserne d'Atarazanas. Il poursuivra ensuite le combat au sein de la colonne Ortiz. La guerre "terminée", il poursuit la lutte clandestine en Espagne. Arrêté en octobre 1945, il purge un an de prison, avant d'être relâché (sur intervention de l'ambassade d'Italie), et de rentrer dans son pays.

 

 

Le 16 mars 1877, naissance d'Antoine BERTRAND

 

Le 16 mars 1950, mort de Grigori P. MAXIMOV

 

Le 16 mars 1995, mort de Joséphine COUEILLE (Andrée PREVOTEL)

 

 

fil chouette

 

journal zsherminal

En-tête du numéro de décembre 1906

Le 16 mars 1900, à Londres (Angleterre) parution du premier numéro du mensuel "Zsherminal" (Germinal), Organe de la jeunesse anarchiste, en langue yiddish, le journal sera publié à Londres, puis à Leeds, par Rudolf Rocker (qui se chargera lui-même avec sa compagne Milly Witkop de l'impression, pour réduire les frais), jusqu'en mars 1903. Le journal reparaît en janvier 1905 et sera publié jusqu'en mai 1909.

 

 

Le 16 mars 1918. Aux Etats-Unis, le journal "Regeneración" publie le manifeste "Aux anarchistes du monde et aux travailleurs en général". Les auteurs, Librado RIVERA et Ricardo Flores MAGON, y affirment que la révolution sociale approche et que tous les anarchistes ont le devoir d'y participer avec toutes leurs forces et possibilités. Ce texte leur vaudra d'être arrêtés et condamnés. Il sera fatal au journal qui signa là sa dernière parution.

 

 

Le 16 mars 1921. Izvestia n°14 du comité révolutionnaire provisoire des Matelots, Soldats rouges et Ouvriers de la ville de Kronstadt :

 "Fière et consciente de sa puissance, armée du ferme désir de restaurer la liberté bafouée, Kronstadt a secoué le joug communiste, refusant de payer son tribut de vies, de bonheur et de bien-être à une poignée d'aliénés mentaux."

 

revue studi sociali

En-tête du premier numéro (doc. Cira de Lausanne)

Le 16 mars 1930, sortie à Buenos Aires (Argentine) et Montevideo (Uruguay), du premier numéro de "Studi Sociali" (Etudes sociales). Revue bimensuelle de libre examen, rédigéé par Luigi Fabbri à Montevideo et publié à Buenos Aires par Carlo Fontana en collaboration avec les éditions du journal "La Protesta".
A partir de 1932 la maladie de Luigi Fabbri le contraindra à interrompre à plusieurs reprises la publication de la revue.

 

 

Le 16 mars 1935, ouverture à Paris, au 69 rue Fessard, à l'initiative d'Henry Poulaille et du "Cercle d'écrivains prolétariens" du "Musée du soir". Plus qu'une bibliothèque de prêt, c'est un lieu de rencontre, sorte d'université populaire, où les adhérents pour la plupart ouvriers et employés peuvent venir participer à des conférences, expositions ou rencontres organisées avec des écrivains libertaires, mais pas exclusivement. En 1936, le local étant devenu trop petit, il déménagera rue Médéah dans le 14e. Malheureusement le "Musée du soir" ne survivra pas longtemps à la déclaration de guerre et fermera ses portes en 1940.