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"Libertad"
Médaille de solidarité avec les Combattants de la Liberté en Espagne (1936)

Ephéméride Anarchiste

20 août


elie monier

Elie Monier

Le 20 août 1889, naissance d'Elie Etienne MONIER (écrit aussi MONNIER), dit SIMENTOFF à Estagel, Pyrénées-Orientales.
Anarchiste illégaliste, membre de la bande à Bonnot.
Issu d'un milieu paysan, il commence à travailler à 12 ans dans un château comme jardinier-fleuriste. Exploité, il devient rapidement un révolté et rejoint les anarchistes après les avoir rencontrés lors d'une tournée de conférences dans le Midi. Proche de Lorulot, il l'accompagnera dans ses tournées. En 1909, il arrive à Paris, mais le 4 décembre 1910 il est déclaré insoumis par les autorités militaires. Il change alors d'identité utilisant les papiers d'un ami anarchiste du nom de Samuelis Simentoff (né le 15 janvier 1887 à Síros en Turquie) et part en Belgique où il se fait camelot. Il y fera la connaissance de Garnier, de Callemin et de Carouy et ils reviendront vivre ensemble dans la communauté de Romainville où Victor Kibaltchiche et Rirette Maîtrejean éditent le journal "l'anarchie".
Il se lie avec Jules Bonnot et les autres compagnons illégalistes (que la presse désignera sous le nom de "Bande à Bonnot"), avec qui il participera à certaines actions violentes.

Il est recherché pour un vol commis à Carcassonne le 27 août 1911. En février 1912, il se trouve à Alais (Alès) où la police soupçonnera la bande d'avoir projeté l'attaque de la Société des mines d'argent. Le 25 mars 1912, il est à Montgeron pour le vol d'une automobile (où il y a mort d'homme), puis à Chantilly, où il prend part à l'attaque de la Société Générale, banque où deux employés sont tués.
Il travaille quelque temps à Ivry pour le soldeur anarchiste Antoine Gauzy, et se liera avec une jeune fille Marie Besse. C'est lui qui fera venir Bonnot chez Gauzy. Le 24 avril 1912, il est finalement arrêté dans un petit hôtel de Belleville.
A partir du 3 février 1913, il comparaît devant les assises de la Seine avec les survivants et les complices de la bande.
Le 27 février, il est condamné à mort avec Raymond Callemin, Eugènne Dieudonné et André Soudy.
Il sera guillotiné le 21 avril 1913.
"Je lègue à la Société mon ardent désir qu'un jour, peu lointain, règne dans les institutions sociales un maximum de bien-être et d'indépendance, afin que l'individu, dans ses loisirs, puisse mieux se consacrer à ce qui fait la beauté de la vie, à l'instruction et à tout ce qui est science."
Testament de Monier.
Quant à l'amie de Monier, Marie BESSE, âgée de 17 ans, elle tentera jusqu'au bout de le faire disculper. Atteinte de tuberculose et désespérée après l'exécution de son ami, elle meurt deux mois plus tard à l'hôpital Laënnec à Paris.

 

 

 

 

Le 20 août 1902, naissance d'Aldo AGUZZI (alias Lucio d'ERMES) à Voghera (Pavie, Italie)
Militant et propagandiste anarchiste italien.
Partisan de Malatesta, il commence à militer dans le groupe anarchiste de Voghera. Inscrit à l'Institut technique, il fréquente la "Chambre du Travail" où il a une forte influence, "Le plus instruit et un des plus audacieux" selon la police. Le 13 avril 1920, il est arrêté après avoir prononcé un violent discours lors d'une manifestation de solidarité à un antifasciste. Libéré, il invite les militants dans "Il Libertario" à se battre pour arracher des prisons les déserteurs de la Première guerre mondiale. Pour fuir les agressions fascistes, il part clandestinement en Argentine en août 1923, il y sera rejoint par sa compagne Maria Agnese Caiani. A Buenos Aires, il se joint à d'autres compagnons pour créer le groupe "L'Avvenire" qui va éditer à partir du 1er décembre 1923 le journal du même nom, dans lequel il dénonce les horreurs de la dictature, et appelle à soutenir les compagnons emprisonnés tant en Italie que dans la tyrannie soviétique. Il rend un hommage particulier au compagnon russe Aron Baron victime des bolcheviques. Militant anarchiste communiste, il reste ouvert au dialogue avec le courant anarchiste individualiste et les illégalistes expropriateurs, et en particulier Severino Di Giovanni. Il collaborera d'ailleurs à la revue "Culmine" éditée par ce dernier, mais refusera de s'allier avec les représentants de la démocratie bourgeoise. Toujours solidaire avec les victimes de la répression politique, il publiera en 1925 divers journaux "Agire", "Liberta", pour prendre la défense de Sacco et Vanzetti, de Castagna et Bonomini.
Le 13 février 1927, il sort le premier numéro de "Il Pensiero" dans lequel il rend hommage à Praxedis Guerrero et Nestor Makhno et promet de venger Sacco et Vanzetti (dix numéros sortiront jusqu'en septembre 1927). Il écrit également dans le journal "L'Adunata dei refrattari" de New York. Il est arrêté le 24 décembre 1927, après l'attentat commis contre la National City Bank. Innocenté, il est libéré et publie dès janvier 1928 un nouveau journal "L'Allarme" où il mène campagne pour faire libérer Simón Radowitski du bagne d'Ushuaia. Le 23 mai 1928, une bombe posée par Di Giovanni explose au Consulat italien faisant de nombreuses victimes. Aguzzi est arrêté une heure après l'explosion, mais ne sera condamné qu'à 30 jours de prison pour détention illégale de deux pistolets. En mars 1929, il prend la défense de Severino Di Giovanni calomnié par Diego Abad de Santillán dans "La Protesta". En avril 1930 , il crée le journal "Anarchia", mais après le coup d'Etat d'Uriburu, il s'exile à Montevideo. Fin 1932, après la chute de la dictature, il retourne à Buenos Aires où il publie encore "Sorgiamo !". Au printemps 1937, il arrive à Barcelone, où après l'assassinat de Camillo Berneri par les staliniens, il va intégrer la rédaction de "Guerra di Classe", qu'il quittera en novembre 1937 pour se joindre à "Solidaridad Obrera". En mai 1938, il quitte l'Espagne, se fixe un temps à Marseille où il continue de dénoncer les agissements des staliniens en Espagne, puis retourne à Buenos Aires où il poursuit son militantisme.
Le 31 mai 1939, il met fin à ses jours en avalant une dose de cyanure.

 

Jose Peirats Valls

José Peirats Valls

Le 20 août 1989, mort de José PEIRATS VALLS, à Burriana (Espagne).
Militant, journaliste et historien, figure importante de l'anarchisme et de l'anarcho-syndicalisme espagnol.
Il naît le 15 mars 1908, à Vall d'Uxó (province de Castellón), mais son enfance se passe à Barcelone (où la famille a émigré). Il y fréquente l'Ecole Rationaliste de l'Athénée Libertaire de Sants, mais est contraint de travailler dès l'âge de 8 ans. Ouvrier du bâtiment, il adhère très tôt à la CNT. Autodidacte, il va collaborer à divers journaux et revues : "Etica", "La Revista Blanca", "Acratia", "Tierra y Libertad", mais aussi affronter les très dures réalités sociales des années vingt (époque du pistolérisme) puis de la dictature de Primo de Rivera. Durant la République, il devient secrétaire de la FAI à Barcelone et sera un des fondateurs des "Jeunesses Libertaires" (J.J.L.L). De 1934 à 1936, il est membre du comité de rédaction, puis directeur de "Solidaridad Obrera". En Juillet 1936, il prend part aux combats de rue et en particulier à la prise de la caserne d'infanterie de Bruch, puis participe à l'autogestion de la cité. Rédacteur de "Tierra y Libertad", puis responsable du quotidien "Acratia", il se montre un farouche opposant à la participation de la CNT au gouvernement ce qui, après les événements de mai 37, lui vaut d'être dessaisi de son poste de directeur "d'Acratia". Il rejoint alors le front d'Aragon et de Catalogne au sein de la 26e division (ex.Colonne Durruti). Après la défaite, il se réfugie en France, où il est interné dans les camps de concentration du Vernet puis de Cognac. En décembre 1939, il s'embarque pour l'Amérique du sud, où il passe sept années dans différents pays. En 1947, il rentre en France, où il est élu secrétaire général de la CNT-MLE (Mouvement Libertaire en Exil) et déploie une intense activité militante, effectuant à plusieurs reprises des voyages clandestins en Espagne. Réélu secrétaire en 1950, il assure la publication du journal de la CNT en exil, mais est par deux fois emprisonné par les autorités françaises. En 1965, lors du congrès de Montpellier, la rupture est manifeste entre les activistes comme lui, et la direction (Montseny-Esgleas). Il rejoindra alors "Frente Libertario", organe de la dissidence anarcho-syndicaliste espagnole (1970-77). Outre ses très nombreux articles dans la presse libertaire, il fait également oeuvre d'analyste et d'historien en laissant plusieurs ouvrages de références :"La CNT en la Revolución española", "Estampas del exilio en América", "Figuras del movimiento libertario espagnola", "Pequeño diccionario del anarquismo", "Los anarquistas en la crisis politica española" (Les anarchistes espagnols), etc.

 

 

 

Le 20 août 1999, mort de Jesús GUILLEN BERTOLIN dit Guillembert, à Montady (près de Béziers (France).
Militant anarchiste espagnol, mais aussi artiste peintre et dessinateur.
Il naît le 31 octobre 1913, à Montán (Castellón) Espagne. Après des études à l'Ecole Industrielle et six ans aux "Beaux-Arts" de Barcelone, il illustre de ses dessins la revue "Guerra a la guerra" et "Solidaridad Obrera". En 1931, il adhère à la CNT, puis aux "Jeunesses Libertaires"(JJLL). En juillet 1936, il prend part aux combats au sein du comité révolutionnaire de "Las Corts", puis part sur le front en Aragon où il intègre la Colonne Durruti. Blessé à Monteoscuro, il est soigné dans un hôpital de Barcelone avant de rejoindre la 28e division sur le front de Madrid, de Teruel (décembre 1937) et enfin en Extremadure (mars 1939) d'où il rejoindra la France, pour y être interné dans les camps d'Agde et de St-Cyprien. Il se rend ensuite à Marseille où il tente sans succès d'embarquer pour le Mexique. Il participe alors à la réorganisation du mouvement libertaire en exil et à la résistance contre l'occupation allemande. Il se lie à Sara Berenguer à Béziers et poursuit après la libération sa collaboration à la presse libertaire "Ruta", "Solidaridad", etc. Il illustre de ses dessins de nombreux livres ou brochures, mais aide également les compagnons qui poursuivent la lutte clandestine contre le régime franquiste en leur procurant des faux documents. Arrêté en 1963 pour ses activités militantes, il est pourtant expulsé avec Sara de la CNT, au congrès de Montpellier en 1965. Cela ne les empêchera pas de poursuivre leur militantisme au sein de la Colonie espagnole de Béziers. Ils seront, entre autres, les organisateurs de l'exposition pour le cinquantenaire du début de la révolution espagnole.

 

Le 20 août 1996, mort de Maria OCCHIPINTI

 

 

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 couverture du livre "The Chicago riot"

Couverture du livre "The Chicago riot" (l'Emeute de Chicago)

Le 20 août 1886, à Chicago (Illinois), le procès des événements de Haymarket commencé le 21 juin, se clôt (malgré l'innocence flagrante des prévenus) par la condamnation à mort de sept anarchistes: George Engel, Samuel Fielden, Adolph Fischer, Louis Lingg, Albert Parsons, Michael Schwab et August Spies.
Oscar Neebe est quant à lui condamné à quinze années de prison.
Une mesure de grâce interviendra le 10 novembre1887 pour Michael Schwab et Samuel Fielden, leur peine sera commuée en travaux forcés à perpétuité.
La pendaison des autres compagnons aura lieu le 11 novembre 1887.


 

 

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Exécution de Michele Angiolillo

Le 20 août 1897, exécution de l'anarchiste italien Michele ANGIOLILLO, au garrot vil, dans la cour de la prison de Vergara (Guipúzcoa), Pays basque, pour son attentat du 8 août 1897 contre le président du Conseil espagnol Antonio Cánovas.
Son exécution, photographiée par la presse, est l'un des premiers témoignages visuels de cette barbarie étatique.

 

 

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journal "L'Esclave" n2

En-tête du numéro 2 de septembre 1898

En août 1898, à Nice, sortie du premier numéro du journal "L'Esclave" Organe Mensuel des Revendications Prolétariennes. Publication dirigée par Michel Auda, il reprend le titre d'un péridodique anarchiste (en langue italienne) à Nice en 1887 "Lo Schiavo"(au moins 19 numéros parus). Mais seulement deux numéros paraitront de "L'Esclave".

 

 

 

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Emeute à Paris

Couverture du "Le Petit Journal"
relatant l'émeute et le passage à tabac du commissaire de police

Le dimanche 20 août 1899, à Paris, "Le Journal du Peuple" de Sébastien Faure avait convié tous les libertaires à se rassembler sur la place du Château-d'Eau "en faveur de la vérité (affaire Dreyfus), du bien-être et de l'émancipation sociale", et pour répondre aux parades policières lors du Fort Chabrol.
Le préfet Lépine mobilisant de nombreuses forces de police tentera d'empêcher la manifestation. Refoulés, les manifestants s'en prendront au cléricalisme (fort impliqué dans la campagne anti-Dreyfus). Ils forceront l'entrée de l'église St-Joseph de la rue St. Maur, qu'ils pilleront. Les affrontements, un moment interrompus, reprendront dans la soirée. Bilan de la journée : 200 arrestations dont celle de Sébastien Faure. Selon le préfet Lépine, 137 agents furent blessés, dont un commissaire de police gravement molesté après avoir voulu s'emparer d'un drapeau rouge.

 

 

 fil yeux

 

Le 20 août 1937, à Valence (Espagne), se tient le premier Congrès National de "Mujeres Libres"