Mouton votant l'électeur souverain

"L'électeur souverain (sic)"

Ephéméride Anarchiste

27 mai

 

Pierre Ramus

Le 27 mai 1942, mort de Pierre RAMUS, (de son vrai nom de Rudolf GROSSMANN).
Propagandiste et écrivain anarchiste autrichien.
Il est né le 15 avril 1882. En 1900 il est aux Etats-Unis et collabore au journal "Freiheit" (Liberté) que publie à New-York l'anarchiste allemand Johann Most. De retour en Europe en 1904, il introduit le syndicalisme révolutionnaire en Autriche, puis s'établit à Vienne, où il crée un groupe anarchiste. En août 1907, il participe au Congrès anarchiste international d'Amsterdam, puis au congrès antimilitariste. Pacifiste mais partisan de la grève générale et de l'action directe, il publiera de nombreux journaux ou brochures en langue allemande. Il est également auteur du livre "La reconstruction de la société par l'anarchisme communiste", et aussi d'une revue, et des 5 volumes de "L'annuaire de la génération libre" (1910-1914).
Dans les années trente, il sera en Allemagne l'animateur de la F.K.A.D (Fédération des communistes anarchistes d'Allemagne) avec le journal "Der freie Arbeiter", organisation parallèle à la F.A.U.D, fondée par Rudolf Rocker. En 1938, il fuit le fascisme, rejoint la France où il est arrêté, et interné à la déclaration de guerre. Libéré, il gagne le Maroc, mais ce n'est que le 20 mai 1942 qu'il peut prendre un bateau pour Veracruz au Mexique. Mais Affaibli par les années de privations il meurt sur le bateau ce 27 mai 1942.

 

rené valet

René Valet

Le 27 mai 1890, naissance de René André VALET, à Verdun (Meuse).
Anarchiste, illégaliste membre de bande à Bonnot.
Fils d'un entrepreneur de travaux publics (qui aura des revers de fortune), il habite Paris, et après l'école primaire, est placé en apprentissage. Ouvrier serrurier il réussira à monter un petit atelier de serrurerie. Il fréquente les milieux anarchistes et le 10 décembre 1910, il est condamné à 15 jours de prison pour "outrage à agents" lors d'une manifestation de commémoration de la Commune. Insoumis au service militaire, il part en Belgique où il rencontre Octave Garnier. Il retourne ensuite en France. Il adhère au groupe la "Jeunesse Révolutionnaire" et fréquente la communauté à Romainville, autour du journal "l'anarchie" qu'éditent Victor Kibaltchiche et Rirette Maitrejean. Il y seconde Raymond Callemin à la typographie. Il commence alors à commettre quelques actions illégalistes avec la bande, mais il est bientôt contraint avec les autres compagnons de quitter Romainville surveillée par la police. Il loge alors avec Metge à Garches, mais après l'arrestation de celui-ci le 4 janvier 1912, il se cache avec Garnier.
Le 25 mars 1912, il prendra part aux braquages à Montgeron puis à Chantilly.
Après le siège et la mise à mort de Bonnot le 28 avril 1912, ils sont désormais traqués de toutes parts. Réfugiés avec Garnier à Nogent-sur-Marne dans un pavillon qu'ils louent sous un faux nom, ils sont finalement dénoncés et repérés par la police dans la soirée du 14 mai. Ne se faisant aucune illusion sur le sort qui leur est promis, ils vont alors vendre chèrement leur peau en soutenant un siège héroïque de plusieurs heures contre des forces considérables de polices et de l'armée et cela devant des milliers de badauds accourus pour l'hallali. Ils finissent par succomber le 15 mai 1912, vers les deux heures du matin, après avoir employé, pour les réduire au silence, les mitrailleuses lourdes et la dynamite. Pourtant encore vivant lors de l'assaut de l'armée, Valet aurait été d'après les révélations de la presse, achevé dans le fourgon de police. Et c'est la raison pour laquelle on aurait refusé à son père de voir le corps.

A noter que Valet avait une compagne répondant au nom d'Anna DONDON, née en 1884 dans la Nièvre. En 1905, elle fréquente les Causeries populaires de Libertad, mais en 1906 elle est condamnée à cinq ans de prison pour émission de fausse monnaie. Emprisonnée à Rennes, elle sera remise en liberté conditionnelle en 1909. Arrêtée après la mort de Valet, elle ne sera pas poursuivie par la justice. Elle restera anarchiste de conviction jusqu'à sa mort à l'âge de 96 ans.


 


 

 

 combat dans le cimetiere du prère lachaise

Marins , Infanterie de marine et 74e de ligne fusillant dans le Père-Lachaise les derniers fédérés,
le 27 mai à 8 heures du soir.

Le 27 mai 1871, fin de la Commune de Paris (Semaine Sanglante). Des combats désespérés ont lieu à l'intérieur même du cimetière du Père-Lachaise. Les communards seront fusillés contre le mur qui prendra le nom de "Mur des fédérés" afin d'honorer leurs mémoires.

 

 

fil chouette

 

journal "Lutte pour la vie" N°1

En-tête du numéro 1 du 27 mai 1893

Le 27 mai 1893, à Paris, sortie du premier numéro du journal "La Lutte pour la Vie" Organe Révolutionnaire Indépendant, paraissant le samedi. Quatre numéros (connus) verront le jour jusqu'au 25 juin 1893.
Epigraphe : "Le Travail pour tous, A chacun selon ses besoins."


 

 

fil chouette

 

Journal "Revolutionare Tat"

En-tête du numéro 2 de juillet 1926

En mai 1926, à Dresde (Allemagne), sortie du premier numéro du "Revolutionäre Tat" (L'Action révolutionnaire) portant l'épigraphe : "Anarchie ist nicht Chaos, sondern Ordnung ohne Herrschaft!" (L'Anarchie c'est l'ordre moins le pouvoir!). Publication liée à la "Fédération Anarchiste Communiste Allemande" (FKAD) et publiée par Walter Knöfel. Seul trois numéros verront le jour.

 

 

 

fil yeux

 

affiche meeting du 27 mai 1945

Affiche du meeting de soutien aux prisonniers anarchistes (doc. IISG Amsterdam)

Le 27 mai 1945, à Bristol (Angleterre), démarrage à l'initative du "Bristol, Freedom Press Defence Committee" d'une Campagne de presse en solidarité avec les prisonniers anarchistes, Vernon Richards, Philip Sansom et John Hewetson, condamnés en avril à 9 mois de prison pour propagande antimilitariste. L'écrivaine pacifiste et libertaire Ethel Mannin préside l'ouverture de la campagne et du meeting, où les orateurs Marie Louise Berneri et E. Silverman prendront la parole.

 

 

 fil yeux

 

drapeau noir a charlety

Un drapeau noir à Charlety

Le 27 mai 1968, au ministère des Affaires Sociales, rue de Grenelle à Paris, les négociations tripartites entreprises le 25 mai aboutissent aux "Accords de Grenelle" (signés entre le patronat et les syndicats sous l'égide du gouvernement ); ils entérinent une augmentation générale des salaires, et permettent l'aboutissement de certaines revendications comme la durée hebdomadaire du temps de travail (40 heures), de l'âge de la retraite et la représentativité syndicale au sein de l'entreprise. Mais malgré l'intervention de Georges Séguy alors secrétaire de la CGT, qui vient lui-même présenter aux ouvriers des usines Renault-Billancourt (alors bastion de la CGT) les résultats de ces Accords, ceux-ci sont rejetés par la base qui conspue les représentants syndicaux et qui vote la poursuite de la grève (les ouvriers ne reprendront le travail que le 17 juin).
Dans la soirée, le meeting rassemblant la gauche non communiste au stade Charlety est finalement autorisé. Les orateurs, devant un rassemblement estimé à 50 000 personnes (où flotte des drapeaux noirs) y
pourfendent la CGT et le Parti Communiste qui ont signé les accords de capitulation.
"A bas de Gaulle! Séguy démission! A bas les accords de capitulation! Etats généraux ouvriers et étudiants!"
.

Les communistes tenteront de reprendre la main en organisant une nouvelle mobilisation le 29 mai.