le prisonnier photo de henri cartier-bresson

Prison modèle de Leesbury, mitard. Etats-Unis 1975.
Photo de Henri Cartier-Bresson

  Ephéméride Anarchiste

22 août

carlo pisacane

Carlo Pisacane

Le 22 août 1818, naissance de Carlo PISACANE, à Naples (Italie).
Révolutionnaire italien précurseur du socialisme libertaire et de la pensée antiautoritaire et anarchiste en Italie.
Fils cadet d'une famille noble, il fuit son milieu en 1847 et renonce à une carrière dans l'armée napolitaine, par amour pour une femme mariée qu'il "enlèvera". L'année suivante, sa révolte individuelle contre la société bourgeoise l'ammène à prendre part aux combats révolutionnaires pour la République romaine (1848-49). Contraint à l'exil, d'abord à Londres puis à Paris, il y rencontrera Coeuderoy et Herzen. Sa pensée s'enrichie à la lecture de Carlo Cattaneo et de Proudhon, ce qui l'amène à refuser les idées autoritaires et antisocialistes des nationalistes italiens tel Mazzini. Refus également d'un Etat italien qu'il soit petit ou grand, auquel il substitue une fédération des communes et un socialisme libertaire revendiqué dans les mots "liberté et association". Le 25 juin 1857, à Gênes, il prend la tête d'une insurrection armée (dont un certain Giuseppe Fanelli fait également partie), qui s'empare le 27 juin de l'île de Ponza. Ils libèrent les 328 prisonniers qui y sont retenus et poursuivent leur expédition dans le but de renverser le Royaume de Ferdinando II à Naples (ce que réalisera Garibaldi en 1860). Arrivés à Sapri, ils se heurtent à l'armée envoyée à leur rencontre, elle y décime leur petite troupe à Sanza (20 km de Sapri). Carlo Pisacane y trouve la mort le 2 juillet ainsi que 85 autres révolutionnaires, les survivants seront emprisonnés jusqu'à la chute du royaume.
Homme d'action et penseur, il est l'auteur en 4 volumes des: "Saggi storici-politici-militari sull'Italia "(Essais historico-politico-militaires sur l'Italie) Le 3ème tome y est consacré à la révolution et dans le 4ème on trouve son testament politique écrit à Gênes le 24 juin 1857, à la veille de son départ .
"Il socialismo, di cui io parlo, puo riassumersi con queste due parole: libertà ed associazione." (Le socialisme, celui dont je parle, peut être résumé par ces deux paroles : liberté et association). In testament.
"Quand la cause du peuple est abandonnée à la tactique des politiciens, elle devient toujours une farce. Un peuple qui, pour être libre, veut être gouverné, ou bien il se trompe, ou bien il est indigne de la liberté."

 

henri Cartier-Bresson

Henri Cartier-Bresson
(détail d'une photo prise par Martine Franck, sa compagne)

Le 22 août 1908, naissance de Henri CARTIER-BRESSON, à Chanteloup (Seine-et-Marne) France. L'un des plus grands photographes du siècle et aussi un anarchiste de coeur qui ne cesse d'invoquer le plus célèbre révolté: Bakounine.
Sa famille, propriétaire d'une manufacture de coton à Pantin, essaye sans succès de lui transmettre une éducation bourgeoise et chrétienne.
"Jamais! jamais! je n'ai eu la foi. C'était impossible (...)" Très jeune révolté, il refuse l'esprit de compétion du sport et se passionne pour la peinture, ce qui l'amène à fréquenter les surréalistes. Mais il abandonne la peinture et part à la découverte du monde avec un "Leïca". En 1932, ses premières photographies sont eées à New York. En 1934, il part un an au Mexique où il témoigne de la vie dans les quartiers pauvres de Mexico. En 1935, il est aux Etats-Unis où il s'initie au cinéma. En 1936-39, il est de retour en France et travaille comme assistant de Jean Renoir. En 1937, il réalise durant la révolution espagnole un documentaire sur les hôpitaux républicains "Victoire de la vie". En 1940, il est emprisonné par les Allemands mais il parvient à s'évader en 1943 (après deux tentatives infructueuses), il prend alors part à une organisation clandestine d'aide aux prisonniers. Il photographie ensuite la libération de Paris puis retourne aux USA. En 1947, il fonde avec Robert Capa, David Seymour et Georges Rodger l'agence coopérative "Magnum Photos" qui deviendra la prestigieuse agence que l'on sait. De 1948 à 50, il séjourne en Inde, en Birmanie, en Chine (durant les 6 premiers mois de la Chine populaire), puis en Indonésie (lors de l'indépendance). En 1954, il est le premier photographe occidental à se rendre en Russie. En 1960, il est à Cuba puis au Mexique, etc. En 1966, il quitte l'agence Magnum mais poursuit la photographie et les eitions. En 1974, il abandonne les reportages photos pour se consacrer au dessin. Le 1er mai 2000, il participe avec un recueil de photos "Vers un autre futur, un regard libertaire" aux manifestations de la CNT française. En mai 2003, est créée à Paris la Fondation HCB.
Le 3 août 2004, cet anarchiste empreint de philosophie bouddhiste et d'humanisme s'éteint chez lui à Céreste.
"L'anarchie c'est une éthique avant tout. Une éthique d'homme libre. Relisez Bakounine"
"Dans un monde qui s'écroule sous le poids de la rentabilité, envahi par les sirènes ravageuses de la Techno-science, la voracité du pouvoir, par la mondialisation -nouvel esclavage- au delà de tout celà, l'Amitié, l'Amour existent"


 


 

 

Le 22 août 1917, à Turin (Italie) lors d'une manifestation de protestation contre la guerre et ses conséquences (le manque de vivres), une foule composée en majorité de femmes s'attaque à des magazins. La police intervient en tirant sur les manifestant(e)s, ce qui provoque des morts et des blessés. Dès le lendemain, la grève est générale à Turin, la première barricade est élevée tandis que la police occupe la Bourse du travail. Le 24 août, l'état de siège est proclamé, mais les affrontements se poursuivront jusqu'au 26 août. Une église sera investie par la foule et la grande quantité de vivres qui se trouvait entreposée dans le couvent sera distribuée aux nécessiteux. Les anarchistes ont pris une part active à ces d'émeutes et notamment le compagnon Anselmo Acutis. Ces événements "fatti di Torino" se caractérisent par une féroce répression policière qui causera la mort de centaines de personnes.

 

 

fil yeux

 

affiche meeting anarchiste Mexico

Affiche "GRAN MITIN ANARQUISTA" (doc. IISG Amsterdam)

Le 22 août 1929, à Juárez (Mexique), affiche appelant à un Grand meeting anarchiste, et à assister dans l'hémicycle de la ville à une cérémonie à l'occasion du deuxième anniversaire des exécutions de Sacco et Vanzetti. Un appel est lancé aux travailleurs pour faire de cette journée une protestation contre toutes les injustices, exiger la libération de Simón Radowitzky emprisonné depuis 20 ans au bagne d'Usuhaia (Argentine), ainsi que des prisonniers en Russie et dans les autres pays.
"Nous luttons pour la complète liberté des Peuples" Le Groupe "Verbo Rojo". Journal "La Anarquia" Mexico.

 

fil chouette

 

Journal "L'Espagne antifasciste"

En-tête du premier numéro (publié à Barcelone)

journal "L'Espagne antifasciste"

En-tête du numéro 18 du 7 novembre 1936 (publié à Paris)

Le 22 août 1936, sortie à Barcelone (Catalogne), du premier numéro de "L'Espagne Antifasciste". Edition française de "Solidaridad Obrera". Organe anarchiste et anarcho- syndicaliste hebdomadaire de la CNT-FAI, il informe les compagnons français sur le développement de la révolution espagnole et sur la création de Comités d'aide à l'Espagne libre. Il a la particularité d'être relayé par des émissions en langue française sur la Radio CNT-FAI E.C.N. 1.
A partir du numéro sept, il sera réalisé à Paris. Il s'arrêtera le 8 janvier 1938, après 31 numéros parus.
A noter qu'un autre journal anarchiste portant ce titre a été publié à Bordeaux à partir du 1er septembre 1937.