caligraphie policière Reims

caligraphie policière "anarchistes"

Caligraphies policières

Ephéméride Anarchiste

13 janvier

 

 

Le 13 janvier 1848, naissance d'Hippolyte FERRE.
Communard, internationaliste membre de la Fédération Jurassienne et militant anarchiste.
Frère de Théophile Ferré (délégué à la Sûreté générale de la Commune), il lui servira de secrétaire et sera également capitaine au 76e bataillon fédéré. Après la chute de la Commune, il est un moment emprisonné avant de se réfugier à Zurich, en Suisse, tandis qu'en France un Conseil de guerre le condamne par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée. Il se fixe ensuite à La Chaux-de-Fonds où il travaille comme tapissier. Il rejoint alors la "Fédération Jurassienne" dont il sera un des secrétaires lors du Congrès qui se tiendra les 6 et 7 avril 1874 à la Chaux-de-Fonds. Le 18 mars 1877, il assiste à Berne à la manifestation qui marque le souvenir de la Commune et est blessé à la tête lors d'affrontements avec la police. La même année il fera partie avec
Charles Alerini, François Dumarteray, Jeallot et Pindy d'une section française de l'A.I.T (antiautoritaire).
De retour en France après l'amnistie, il se fixe à Levallois-Perret (banlieue de Paris) et milite dans le groupe anarchiste "La Solidarité" de Levallois. De 1882 à 1888, Hippolyte, assisté de Courapied et de l'artiste-peintre François Hoffman, tente sans succès de fédérer les groupes anarchistes de la région parisienne. Une éphémère "Fédération socialiste-révolutionnaire du canton de Neuilly", autour du groupe de Clichy et de celui de Levallois "Les Déshérités", verra pourtant le jour entre 1887 et 1888. Il sera ensuite le trésorier de la "Société fraternelle des anciens combattants de la Commune" fondée en 1889 .
Il meurt à Paris, en 1913.



Le 13 janvier 1925, naissance d'Anna Maria PIETRONI, à Rome.
Militante anarchiste italienne.
Elle est née dans une famille de militants anarchistes, son père cheminot d'Ancona sera un des compagnons de Malatesta, il sera persécuté et perdra son emploi durant le fascisme. Quant à son frère Manlio, il sera condamné le 8 janvier 1940 en tant qu'anarchiste à neuf années d'emprisonnement par un Tribunal spécial.
Elle fait des études littéraires au lycée, et prend part à la Résistance antifasciste comme messagère des maquis. Après un mariage qui ne dure que quelques jours, elle se remarie avec le partisan communiste Veraldo (Aldo) ROSSI (né en avril 1921), dont elle aura deux fils. Après la Libération, elle abandonne le Parti communiste avec son compagnon pour revenir aux idéaux libertaires et entame une longue collaboration à l'hebdomadaire "Umanità nova". De 1963 à 1965, elle contribue avec Aldo et les membres du groupe de la Garbatella de Rome, à la publication du Bulletin "La Bussola". Après les polémiques suscitées dans le mouvement anarchiste international sur la question cubaine et la démission d'Armando Borghi lors du congrès de 1965, elle entrera avec Aldo dans la nouvelle rédaction "d'Umanità Nova".
Après le massacre d'Etat du 12 décembre 1969 à Milan, elle participera activement à la contre-enquête qui contribuera à faire la lumière sur la véritable nature de cet attentat et participera aussi à de la campagne de soutien en faveur de l'anarchiste Giovanni Marini, condamné à neuf ans de prison pour s'être défendu d'une attaque armée d'un groupe fasciste en blessant à mort l'un de ses assaillants.
Elle décédera, avec Aldo, dans un accident de la circulation survenu dans la nuit du 27 au 28 avril 1974.

 

 


révolte populaire avec le personnage d'Anarchik

Calendrier de 1973 de la "Rivista A"
le personnage de Roberto Ambrosoli "Anarchik" dans une révolte populaire

Le 13 janvier 1894, en Lunigiana (Italie), les anarchistes se constituent en bandes armées pour apporter leur soutien aux siciliens victimes de l'Etat de siège, décrété début janvier pour réprimer les révoltes dues à l'augmentation de la farine. Le tribunal militaire condamnera Luigi MOLINARI, le 31 janvier, pour avoir été l'instigateur de l'insurrection, à 23 ans de prison. Suite à un mouvement de protestation, il sera finalement amnistié le 20 septembre 1895.

 

 

 fil yeux

 

 théâtre de Christiania

Vue du théâtre de Christiania par l'architecte Christian H. Grosch (gouache).

Le 13 janvier 1883, au théâtre de Christiania (Oslo, Norvège) est donnée la première représentation de "Un Ennemi du Peuple" (En Folkefiende), pièce d'Henrik Ibsen.

 

 

fil chouette

 

les Hommes du jour n°1

Premier numéro
(avec le dessin d'Aristide Delannoy montrant la tête de Clémenceau au bout d'une pique)

Début 1908, à Paris, sortie du premier numéro du journal "Les Hommes du Jour" Hebdomadaire créé par Henri Fabre et Victor Méric avec comme gérant Ernest Reynaud. Chaque numéro (non daté jusqu'en octobre 1908) est consacré à une personnalité marquante de la vie politique, sociale, littéraire ou artistique de la nation. La page de couverture est illustrée d'un portrait de la personne choisie. Le numéro 12 illustré par Aristide Delannoy représentant le général d'Amade en boucher vaudra à Delannoy et Victor Méric une condamnation le 26 septembre 1908, à un an de prison et à trois mille francs d'amende. Certain numéros seront consacrés à des personnalités anarchistes ou proches des anarchistes : Charles Albert, Zo d'Axa, Paul Brousse, Lucien Descaves, Sébastien Faure, Francisco Ferrer, Urbain Gohier, Jean Grave, Pierre Kropotkine, Maximilen Luce, Charles Malato, Octave Mirbeau, Emile Pouget, Paul Robin, Georges Yvetot, Alexandre Zévaés, etc. Deux cent quarante cinq numéros sortiront jusqu'en septembre 1912.

 

 

 

fil chouette


voz do trabalhador

En-tête du numéro 8 du 13 janvier 1909

Le 13 janvier 1909, sortie à Rio de Janeira (Brésil) du numéro huit de cet organe hebdomadaire anarcho-syndicaliste de la "Confédération Ouvrière Brésilienne" (C.O.B) "A Voz do Trabalhador" dont le premier numéro est vraisemblablement sorti en novembre 1908.

 

 

 

 fil zig

 

Le 13 janvier 1910, en Russie, le jeune anarchiste juif russe Moishe Tokar, est condamné à mort pour avoir tenté d'assassiner en 1909, Hershelman, commandant militaire détesté de la forteresse de Vilna.
Moishe Tokar avait fait partie durant son exil à Londres du groupe anarchiste "Judith Goodman's".